Les Identitaires

Les Identitaires
image illustrative de l’article Les Identitaires
Logotype officiel.
Présentation
Directeurs nationauxFabrice Robert
Jean-David Cattin
Fondation
SiègeBP 13
06301 Nice Cedex 04
France
PositionnementDroite radicale[1] à extrême droite
Mouvement de jeunesseGénération identitaire
IdéologieIdentitarisme
Nouvelle Droite
Populisme de droite[2]
Ethno-différentialisme[3]
Régionalisme
Populisme
Anti-islam
Couleurs          Noir et bleu
Site webles-identitaires.com

Les Identitaires (anciennement Bloc identitaire – Mouvement social européen) est un mouvement politique français, le plus souvent classé à l'extrême droite de l'échiquier politique.

Fondé le , le mouvement est une composante de la mouvance identitaire en France. Il s'oppose à la poursuite de l'immigration extra-européenne, à l'islam et au « grand remplacement ». Contrairement à l'extrême droite traditionnelle, il rejette toute forme d'antisémitisme et d'antisionisme. Dominique Venner est un des principaux inspirateurs du mouvement.

Génération identitaire, son mouvement de jeunesse, mène de façon régulière des actions symboliques, comme l'occupation du chantier de la grande mosquée de Poitiers en 2012. Il prend son autonomie en 2016.

Son logotype représente un sanglier stylisé, en référence à la couverture de Pourquoi nous combattons, ouvrage publié en 2001 par Guillaume Faye.

Historique

Création

En août 2002, à la suite de la tentative d'assassinat perpétrée par Maxime Brunerie, membre du Mouvement national républicain (MNR) et sympathisant d'Unité radicale, contre le président de la République française, Jacques Chirac, lors du défilé du , le groupe Unité radicale est dissous[4]. Il était lui-même issu de la fusion de deux mouvances : Nouvelle Résistance/Jeune Résistance/Union des Cercles Résistance d'une part, et Groupe union défense (GUD) de l'autre. Unité radicale a en outre attiré des dissidents d'autres groupuscules d'extrême droite radicale tels que L'Œuvre française et le PNFE (Parti nationaliste français et européen) « critiquant l'inaction, le folklorisme et le passéisme de leurs ex-organisations »[5]. Les conclusions de l’instruction menée par le juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, rendues en juillet 2004, établissent que l'acte, isolé, n'avait pas de but politique[6].

Deux dirigeants d'Unité radicale, Fabrice Robert et Guillaume Luyt, participent peu après du lancement du site les-identitaires.com et de l'association Les Identitaires.

La fondation du Bloc identitaire intervient le à Salon-de-Provence, toujours avec Guillaume Luyt et Fabrice Robert, mais aussi 13 autres personnes dont Philippe Vardon, Olivier et Richard Roudier, André-Yves Beck[7]. Fabrice Robert devint président du BI et Guillaume Luyt vice-président[8]. Depuis, le mouvement est en voie de normalisation et la grande majorité de ses militants n'a jamais appartenu à Unité radicale[9].

Résultats électoraux

Le Bloc identitaire se présente pour la première fois à des élections le 12 juin 2005 à Nice, par l'intermédiaire de son mouvement associé Nissa Rebela. Il présente alors un candidat à l'élection cantonale dans le 7e canton[10], récoltant 85 voix, soit 1,9 % des suffrages exprimés[11].

En 2008, Philippe Vardon, tête de liste aux élections municipales à Nice, obtient 3,0 % des voix[12],[13], tandis que Benoît Lœuillet, candidat aux élections cantonales dans le canton de Nice-6, recueille 5,1 %[10],[14]. En septembre 2009, dans ce même canton, lors d'une élection partielle, Benoît Lœuillet obtient 7,7 %, à cinq voix seulement du candidat FN (7,8 %)[15],[16].

Le mouvement se transforme en parti politique à l'occasion de sa convention organisée à Orange, qui rassemble près de 600 militants, en octobre 2009[17]. Il revendique alors 2 000 adhérents[18].

Lors des élections régionales de 2010, le mouvement soutient plusieurs listes[19]. Parmi celles-ci :

En 2017, Fabrice Robert indique que Les Identitaires a « cessé toute confrontation électorale avec le FN »[25].

Changement de dénomination

Le 23 juillet 2016, le mouvement décide de se rebaptiser « Les Identitaires », nom déjà utilisé à ses débuts en 2002[26].

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