Le Point

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Le Point
image illustrative de l’article Le Point

PaysDrapeau de la France France
Languefrançais
PériodicitéHebdomadaire, parution le jeudi
GenreMagazine d'actualité
Prix au numéro4,50 €
Diffusion315 579 ex. (2017, en diminution -7,3 %[1])
FondateurOlivier Chevrillon, Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, Philippe Ramond, Michel Bracciali
Date de fondation1972 (il y a 46 ans)
Ville d’éditionParis

PropriétaireArtémis
Directeur de publicationÉtienne Gernelle
Directeur de la rédactionSébastien Le Fol
ISSN0242-6005
Site webwww.lepoint.fr

Le Point est un magazine d'actualité hebdomadaire français, créé en 1972 par une équipe de journalistes autour de Olivier Chevrillon et Claude Imbert, venant essentiellement de L'Express. Son format s'inspire de celui du magazine américain Time.

Traditionnellement classé au centre-droit, le journal ouvre ses pages à toutes les opinions politiques (interviews, analyses, etc.) et sa ligne éditoriale est aujourd'hui communément admise comme social-libérale[2]. C'est l'un des cinq magazines d'actualité hebdomadaires de dimension nationale[3].

Il appartient à François-Henri Pinault via le groupe Sebdo-Le Point, propriété de sa holding Artémis.

Histoire

Les membres fondateurs du Point, en 1982

Le Point est fondé en 1972[4] par une équipe de journalistes qui avaient quitté, une année plus tôt, la rédaction en chef de L'Express alors dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber.

L'équipe fondatrice du Point est composée de Olivier Chevrillon (Pdg & éditorialiste), des journalistes : Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, du responsable de la publicité et du marketing Philippe Ramond, et de l'administrateur Michel Bracciali. S'appuyant financièrement sur le groupe Hachette, dont le Pdg est alors Simon Nora, cette équipe recrute en printemps 1972 des journalistes - jugés parmi les plus performants - à travers les grands titres de la presse parisienne.

Le Point mise d'alors sur sa capacité à renouveler le genre de l'hebdomadaire d'information, le « newsmagazine », du type Newsweek ou Time. En trois années, le journal réussit à atteindre l'équilibre financier puis à être largement bénéficiaire. Il est toujours, dans ce modèle.

Son directeur de la publication est Étienne Gernelle.

Actionnariats successifs

Après la victoire de la gauche aux élections de 1981, Le Point quitte le groupe Hachette, dont la nationalisation est évoquée ; l'équipe dirigeante craint d'y perdre son autonomie. Le journal intègre le groupe de cinéma Gaumont, présidé par le richissime et libéral Nicolas Seydoux[5].

En 1992, souhaitant se désengager de son investissement dans Le Point, Nicolas Seydoux cède ses parts à la Générale Occidentale[6]. Un GIE « L'Express-Le Point » prend alors naissance pour gérer en particulier la publicité, source importante de revenus. Cet étrange attelage de deux hebdomadaires concurrents ne durera qu'un temps. En octobre 1995, la CGE, devenue Alcatel-Alsthom, fait apport de ses activités de presse à CEP communication, une filiale d'Havas, groupe dont Alcatel (Pdg : Serge Tchuruk) devient l'actionnaire principal.

En 1997, le journal est racheté par l'homme d'affaire François Pinault, PDG de la holding Artémis et présenté comme un proche de Jacques Chirac. François Pinault prend à travers son groupe le contrôle du Point. Claude Imbert, en garant de la continuité du journal et de sa ligne, demeure l'un des éditorialistes principaux.

Dates clés

  • En 1975, grâce à l'accroissement de son audience et de ses recettes publicitaires, Le Point atteint, dès sa troisième année, son seuil de rentabilité. Il compte 150 collaborateurs.
  • Le , la société Gaumont rachète 51 % du capital du Point à Hachette, l'actionnaire initial et devient ainsi l'actionnaire principal du journal.
  • En décembre 1985, après le départ d'Olivier Chevrillon, Jacques Duquesne, directeur adjoint de la rédaction, est nommé président-directeur général.
  • Le , Le Point présente sa nouvelle formule : dos carré, nouvelle maquette, nouveau logo, format agrandi, prix en baisse. La diffusion du journal augmente régulièrement.
  • Le , lancement de la première édition ciblée du Point : « Le Point Grandes écoles et universités », suivie, en octobre 1995, par une édition Affaires en collaboration avec Business Week.
  • En janvier 2001, Le Point adopte une version rénovée de sa formule : nouveau logo, format élargi, pagination renforcée, nouvelles rubriques.
  • Le 18 janvier 2014, Franz-Olivier Giesbert, poursuivit pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera comdamner six jours plus tard[7] ) annonce qu'il va quitter volontairement la présidence du Point, ne s'estimant plus « l'homme de la situation » (voir l'interview de Télérama du 13 janvier 2014[8]). Il est remplacé par Étienne Gernelle, ancien directeur de la rédaction.
  • En février 2017, la directrice adjointe de la rédaction fait l’objet d’un licenciement pour faute grave, sans indemnités ni préavis. Selon son avocat, la procédure légale n’a pas été respectée parce que le motif du limogeage est « inavouable »[9].
  • En octobre 2017, le site d'information Mediapart publie plusieurs articles sur le traitement par le Point d'informations reçues sur le financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 et sur des malversations criminelles liées à la construction de l'hôpital de Benghazi ; deux articles commandés par la rédaction, mis en page et payés n'auraient finalement pas été publiés[10],[11]. Le directeur du Point se défend de toute censure et accuse Mediapart de "complotisme"[12].
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