Le Père Goriot

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Père Goriot (homonymie).
Le Père Goriot
Image illustrative de l'article Le Père Goriot

Auteur Honoré de Balzac
Pays Drapeau de la France  France
Genre Roman réaliste
Éditeur Edmond Werdet
Collection Scènes de la vie privée
Lieu de parution Paris
Date de parution 1835
Série La Comédie humaine
Chronologie

Le Père Goriot est un roman d’ Honoré de Balzac, commencé à Saché en 1834, dont la publication commence dans la Revue de Paris et qui paraît en 1842 en librairie. Il fait partie des Scènes de la vie privée de La Comédie humaine [1]. Le Père Goriot établit les bases de ce qui deviendra un véritable édifice : La Comédie humaine, construction littéraire unique en son genre, avec des liens entre les volumes, des passerelles, des références.

Résumé

« Goriot mettait ses filles au rang des anges, et nécessairement au-dessus de lui, le pauvre homme ! Il aimait jusqu’au mal qu’elles lui faisaient [2]. »

Le roman s'ouvre, en 1819, avec la description sordide et répugnante de la maison Vauquer, une pension parisienne située dans la rue Neuve-Sainte-Geneviève, appartenant à la veuve Vauquer. Plusieurs résidents s'y côtoient, dont Eugène de Rastignac, jeune étudiant en droit, un mystérieux personnage un peu rustre et grossier nommé Vautrin et un ancien vermicellier (fabriquant de pâtes et de pain) ayant fait fortune pendant la Révolution, maintenant retraité, complètement désargenté et veuf, surnommé le père Goriot par la veuve Vauquer, frustrée dans ses intentions de mariage avec lui à l'époque où il était arrivé à la pension, riche, bien mis et en possession de beaucoup de mobilier. La plupart des pensionnaires se sont mis à l'appeler ainsi aussi, le tournant en ridicule et le considérant comme sénile et diminué. Logent également dans la pension d'autres personnes, entre autres madame Couture et sa protégée, mademoiselle Taillefer, jeune fille pauvre mais belle, élégante et distinguée, dont la mère est morte mais que son père refuse de reconnaître (elle est aussi ignorée par son frère aîné). Ses tentatives pour accéder à sa famille sont ignorées par les deux hommes.

Rastignac, qui est issu d'une famille provinciale modeste, est ébloui par la vie parisienne. Il délaisse rapidement ses études et tente de percer dans la haute société. Il est aidé en cela par sa cousine, la vicomtesse de Beauséant, qui l'invite à un bal où il rencontre Anastasie de Restaud. Il tente sa chance avec elle, mais est rapidement mis à l'écart quand il découvre le fossé culturel et surtout financier qui le sépare de la dame, de son mari et de son amant. Décontenancé, exclu des amitiés de ces trois derniers, misérable et vexé, il retourne voir sa cousine, qui l’initie aux mystères du grand monde. Elle lui révèle également le secret d'Anastasie : elle est la fille du père Goriot. Celui-ci s’est quasiment ruiné pour contenter, doter et bien marier ses deux filles, Anastasie de Restaud et Delphine de Nucingen, qui le tiennent à l’écart de leur vie. Elles mènent grand train auprès de leurs maris aristocrates, mais elles ont honte de la façon dont s’est enrichi leur père (pendant la Révolution, en important des grains de blé d'Ukraine pendant la disette). Elles ne rechignent toutefois pas à accepter ses aides lorsque les y forcent leurs problèmes financiers…

Vautrin, en attendant, révèle cyniquement à Rastignac les rouages de la société et les moyens de parvenir à la puissance. Il veut faire sa fortune et il le pousse à épouser mademoiselle Taillefer, dont il s’arrange pour faire tuer le frère en duel afin de lui rendre la disposition d’un riche héritage. Rastignac refuse de suivre Vautrin dans cette affaire criminelle. Il s’engage dans une relation amoureuse avec Delphine, une des filles de Goriot. Une enquête révèle que Vautrin est un ancien forçat, Jacques Collin, portant la marque au fer rouge des bagnards sur la peau et que découvrent les agents venus l’arrêter.

Le père Goriot, qui croyait pouvoir quitter la pension avec Rastignac pour vivre auprès de sa fille Delphine, meurt en apprenant brutalement la situation familiale et financière désastreuse de ses filles, qui lui réclament son aide sans ménagement. Peu de temps avant, on lui avait diagnostiqué une grave crise d'apoplexie. Bianchon, un des pensionnaires et ami de Rastignac, a lui-même diagnostiqué le père Goriot.

Rastignac assiste à l’enterrement du vieillard, que ses filles n’accompagnent même pas au cimetière. Bien qu’il soit assez ému par la détresse du vieillard, Rastignac se laisse emporter par sa passion du pouvoir et de l’argent et, subjugué par la vue des quartiers riches de Paris, il se lance à la conquête de la capitale : « À nous deux, maintenant ! »

Other Languages
العربية: الأب غوريو
български: Дядо Горио
čeština: Otec Goriot
Deutsch: Vater Goriot
English: Père Goriot
Esperanto: Patro Goriot
español: Papá Goriot
עברית: אבא גוריו
hrvatski: Otac Goriot
magyar: Goriot apó
Հայերեն: Հայր Գորիո
italiano: Papà Goriot
한국어: 고리오 영감
latviešu: Gorio tēvs
македонски: Чичко Горио
Nederlands: Le Père Goriot
norsk: Far Goriot
ਪੰਜਾਬੀ: ਬੁਢਾ ਗੋਰੀਓ
português: Le Père Goriot
русский: Отец Горио
slovenčina: Otec Goriot
slovenščina: Oče Goriot
shqip: Xha Gorio
српски / srpski: Чича Горио
svenska: Pappa Goriot
Türkçe: Goriot Baba
українська: Батько Горіо
Tiếng Việt: Lão Goriot
中文: 高老頭