Langue flexionnelle

La forme ou le fond de cet article sur les langues est à vérifier. (décembre 2012)

, ou discuter des points à vérifier. Si vous venez d'apposer le bandeau, merci d'indiquer ici les points à vérifier.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2012).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «  Notes et références » (, comment ajouter mes sources ?).

Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

Une langue flexionnelle est, en typologie morphologique, une langue dans laquelle les mots ( lemmes) changent de forme selon leur rapport grammatical aux autres mots, dans une phrase. Dans une langue flexionnelle, contrairement à une langue isolante, de nombreux mots sont variables : ils changent de forme (sonore et ou visuelle) selon le contexte d'usage. On dit d'eux qu'ils subissent le jeu de la flexion et les formes sont dites fléchies. L'ensemble des formes fléchies différentes d'un même mot constitue ce qu'on nomme son paradigme.

Chaque forme d'un même paradigme peut porter un ou plusieurs sens, c'est-à-dire transmettre un ou plusieurs types de traits grammaticaux : genre, nombre, fonction syntaxique, classe lexicale, temps, modeetc. Ces différents traits s'opposent parfois deux à deux (singulier contre pluriel, masculin contre neutre, première personne du singulier contre première personne du pluriel, etc.). Les formes d'un même paradigme, cependant, ne changent pas de sens global : seuls les traits grammaticaux s'opposent [pas clair]. La flexion du nom est souvent nommée déclinaison tandis que celle du verbe est la conjugaison.

On distingue plusieurs catégories dans les langues flexionnelles :

Flexion externe

Ce type de flexion consiste à ajouter un affixe (désinence, affixe de classe) à signifiant variable à une base ( radical, thème), le plus souvent invariable. Cet ensemble rassemble les langues agglutinantes et fusionnelles.

Radical et désinences

Les affixes flexionnels, dits le plus souvent désinences, s'ajoutent à un radical (ou un thème quand le radical est déjà modifié). Par exemple, dans le mot dansons /dɑ̃sõ/, on reconnaît un radical dans- /dɑ̃s/ et une désinence -ons /ɔ̃/. Ce qui permet de distinguer le radical de la désinence, c'est que ce même radical peut être retrouvé dans d'autres mots : dans-er /dɑ̃se/, danse /dɑ̃s/, dansions /dɑ̃sjɔ̃/, etc. De même pour la désinence : mangeons /mɑ̃ʒɔ̃/, lançons /lɑ̃sɔ̃/, citons /sitɔ̃/, etc.

Le radical n'est pas toujours utilisé nu dans la langue sans être ajouté d'au moins un des morphèmes grammaticaux ajouté. Il n'est donc pas forcément autonome. C'est le cas par exemple dans les langues bantoues d' Afrique, où le radical nu ne se rencontre jamais.

S'il est souvent invariable, certaines évolutions phonétiques peuvent donner des formes dans lesquelles le radical est modifié au contact de la désinence :

  • en latin, dans la forme adjectivale bon-i « bons », la désinence -i exprime à la fois le genre (masculin), le nombre (pluriel) et le cas ( nominatif) ;
  • en castillan, dans la forme verbale habl-ó « il parla », le suffixe exprime à la fois le mode ( indicatif), la personne (3e), le nombre (singulier), le temps (passé), et l' aspect (perfectif) ;
  • dans le nom arabe رَجُلٌ (raʒul-un) « un homme », la désinence -un indique que le nom est indéfini et au nominatif.
  • En espéranto : flor-o-j-n « fleurs », la désinence -o indique un nom, le « j » indique le pluriel et le « n » indique que le mot est à l'accusatif.

Affixes de classe

Parfois, la désinence n'indique pas seulement un rapport grammatical mais aussi l'appartenance du radical à un ensemble d'éléments liés à un même champ lexical, dit « classe » (ainsi la classe des humains, la classe des langues, des émotions, des couleurs, etc.). Dans les langues bantoues, ces morphèmes sont dits préfixes de classes.

Enfin, si l'information transmise par la désinence peut se résumer à un seul trait (souvent pour des raisons explicables par la phonétique historique) : l'ajout d'un e caduc en fin de mot dans plat-e n'indique que le féminin de plat. À l'oral, la forme peut être singulière ou plurielle : plate et plates se prononcent de même.

Other Languages