Lafarge (entreprise)

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Lafarge
logo de Lafarge (entreprise)
Logo de Lafarge SA
illustration de Lafarge (entreprise)

Création1833
Disparition2015
Forme juridiqueSociété anonyme
ActionLG
LR
SloganConstruire des villes meilleures
Siège socialParis
Drapeau de France France
DirectionEric Olsen, PDG
ActivitéConstruction
ProduitsCiment, Granulat, Béton
FilialesLafarge Tarmac (en) et Lafarge (Canada) (d)
Effectif63 000 (au 31/12/2014)
SIREN542 105 572
Site webSite officiel

Capitalisation16,7 milliards (31/12/2014)
Chiffre d’affaires12,843 Mds € (2014)[1]
Résultat net143 Millions € (2014)[1]

Lafarge est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial[N 1] dans son secteur[2].

La société produit et vend dans le monde entier principalement du ciment, des granulats et du béton prêt à l'emploi. Lafarge a développé des ciments spéciaux et des bétons innovants de renommée internationale.

En 2014, le chiffre d'affaires de Lafarge s'est élevé à 12,843 milliards d'euros, dont 66,5 % dans le ciment et 33,1 % dans le béton et les granulats. Présent dans 61 pays, le groupe emploie environ 63 000 personnes sur 1 612 sites de production.

Le , Lafarge fusionne avec le no 2 mondial du secteur, le groupe suisse Holcim. Le nouveau groupe est officiellement lancé le 15 juillet 2015 sous le nom de LafargeHolcim[3].

Historique de la société

Les débuts

C'est en Ardèche, en 1833, que naît l'activité du cimentier Lafarge, après la reprise par son fondateur, Joseph-Auguste Pavin de Lafarge, du Pavin de Lafarge, une activité familiale lancée en 1749[4], dont l'usine de fours à chaux exploite une carrière de pierre à chaux dans la montagne Saint-Victor, dominant le Rhône entre Le Teil et Viviers.

Dès 1864, le site livre 110 000 tonnes de chaux pour le Canal de Suez. C'est le premier chantier d'envergure internationale pour l'entreprise[4].

XXe siècle

1919-1980

Carrière de la Madeleine à Villeneuve-lès-Maguelone.

En 1919, l'activité est transformée en société anonyme sous le nom de « Société anonyme des chaux et ciments de Lafarge et du Teil » et, dès 1939, Lafarge devient le premier cimentier français et progressivement l'un des leaders mondiaux. Lafarge étend son réseau sur trois territoires (dix usines en France, une implantation en Afrique du Nord et une filiale en Angleterre, la « Lafarge Aluminous Cement » en 1926)[5]. La société y pratique un « paternalisme théocratique »[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines dans la zone occupée pratiquent une collaboration neutre ou tactique alors que certains dirigeants d'usines dans la zone libre (où Lafarge a replié son siège social à Viviers) collaborent avec zèle pour la construction du Mur de l'Atlantique[7]. À la libération, le Comité départemental de libération de l'Ardèche préconise sa mise sous séquestre, qui est effective de à et va de pair avec une autogestion ouvrière. Robert Lacoste, ministre à la Production industrielle dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle, appuie le recours en Conseil d'État contre le séquestre. L'arrêt du lève la séquestration, et des projets de loi de nationalisation n'aboutissent pas[8].

1980-1990

Depuis les années 1990, la cimenterie de Cormeilles-en-Parisis a été transformée successivement en station d'ensachage, puis en dépôt[9].

En 1980, la fusion avec l'entreprise belge Coppée donne naissance au Groupe Lafarge Coppée et en 1997, elle acquiert le britannique Redland ce qui permet à Lafarge d'entrer dans le marché des tuiles.

Dans les années 1980, Lafarge cherche à diversifier son coeur de métier (le ciment) en investissant dans les mortiers industriels, en rachetant plusieurs entreprises qui deviendront Lafarge Mortiers SA, puis Materis, puis Parex Group.

XXIe siècle

Sacs de ciment Lafarge.
Bétonnière aux couleurs de Lafarge.

Le , l'acquisition du groupe britannique Blue Circle Industries Plc (BCI) permet à Lafarge de devenir le premier producteur mondial de ciment. Pour financer cet achat, Lafarge revend sous forme de LBO l'essentiel de sa branche de matériaux de spécialités, rebaptisée Materis, ainsi que la totalité de ses actifs chaux (Lafarge Chaux), basés aux États-Unis et en Europe.

Le , Lafarge décide de doubler la capacité de sa cimenterie de Dujiangyan, en Chine, pour la porter à 2,4 millions de tonnes, et signe un accord de partenariat avec Shui On Construction Materials Limited (SOCAM), cimentier chinois coté à la bourse de Hong Kong.

L’activité mortiers est cédée, sous le nom de Materis, à des fonds d’investissement, à travers plusieurs Leverage Buy Out successifs. Lafarge s’en désengage définitivement en 2006.

En 2007, Lafarge SA annonce le rachat de Orascom Cement, la division ciment du groupe égyptien Orascom, pour 8,8 milliards d'euros mais est condamné, la même année, avec la société Vicat pour entente illégale[10] et abus de position dominante collective sur le marché de gros de l'approvisionnement de la Corse en ciment[11].

Le , Lafarge Couverture devient Monier après la cession de l’activité Toiture à PAI partners et le , dans le cadre du plan de nationalisation de l'industrie du ciment[12], du président vénézuélien, Hugo Chávez, Lafarge conclut un accord de cession de ses filiales vénézueliennes[13].

Le , dans le cadre du plan global de désinvestissements du Groupe, Lafarge annonce la cession de ses actifs Ciment et Granulats & Béton au Chili (Lafarge Chile SA et Immobiliaria San Patricio ainsi que la cimenterie de La Calera) au groupe péruvien Brescia, pour une valeur de 555 millions de dollars US[14].

En 2010, Lafarge renforce ses positions au Brésil (accord avec Votorantim[15]) et en Europe centrale (avec STRABAG[16]).

En 2011, le groupe inaugure trois usines en Hongrie, Syrie et Nigeria et crée une coentreprise avec Anglo American au Royaume-Uni[17]. Il cède la majorité de ses activités plâtre en Europe, en Amérique du Sud[18], en Asie[19] et en Australie[20]. Il possédait plus de soixante-dix sites de production dans trente pays.

Fin 2011, pour accélérer son développement, Lafarge présente un projet de nouvelle organisation tournée vers ses marchés et ses clients[21].

En août 2016, suite à la restructuration de la cimenterie de Saint Victor d'Ymonville, 111 licenciements économiques sont annoncés[22].

En 2017, le Conseil de Paris rompt l'accord avec Lafarge qui lui fournissait gratuitement depuis 2002 3 000 tonnes de sable qu'il déposait chaque été au bord de la Seine afin de créer des plages artificielles pour Paris Plages. Cette décision intervient après que Lafarge s'est proposé pour collaborer à la construction du mur entre les États-Unis et le Mexique voulu par Donald Trump[23].

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