Lac de Servières

Lac de Servières
image illustrative de l’article Lac de Servières
Administration
PaysDrapeau de la France France (Massif central)
SubdivisionPuy-de-Dôme
RégionAuvergne-Rhône-Alpes
Géographie
Coordonnées45° 38′ 46″ nord, 2° 51′ 31″ est
TypeVolcanique
Superficie15 ha
Altitude1 202 m
Profondeur26 m
Hydrographie
Émissaire(s)La Sioule

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

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Lac de Servières

Géolocalisation sur la carte : France

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Lac de Servières

Le lac de Servières est un lac français d’origine volcanique situé dans la chaîne des Monts Dore dans le Massif central, plus précisément dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le département du Puy-de-Dôme.

Description

Situé sur la commune d'Orcival[1], à une altitude de 1 202 m, il s’est formé dans le cratère d’un ancien volcan, c’est ce que l’on appelle un maar. En remontant via les fractures du sol terrestre, le magma rencontre une nappe phréatique. La vaporisation immédiate de l'eau provoque une pression intense qui produit une forte explosion et donne une éruption phréato-magmatique. Le cratère est ensuite rempli d'eau.

Le lac de Servières est moins profond (26 m) et beaucoup plus petit que le principal maar de la région, le lac Pavin, puisqu'il ne fait que 15 hectares, contre 44 au lac Pavin.

Comme la plupart des lacs de cratère, sa forme est quasi circulaire. Il est entouré de parois abruptes au sud, vers la montagne de Combe Perret, alors qu'à l'est, ses eaux affleurent le bord du cratère d'où s'échappe parfois un trop plein à son extrémité orientale. La Sioule, affluent de l'Allier ne prend pas sa source du lac, mais un peu plus bas, à environ 1,2 kilomètre au nord-est.

Il est en grande partie entouré de forêts de mélèzes et de sapins, où l'on trouve en été des myrtilles, et des framboises sauvages. On peut y pêcher la truite arc-en-ciel, la truite fario et l'omble de fontaine, la pêche à la mouche n'y est plus aussi productive.

Sur les estives qui le bordent, de mystérieux trous sont alignés. Ce sont des vestiges d'habitations, les tras (ancienne appellation des burons). Il s'agit d'anciennes cabanes de bergers (des burons temporaires d’estive) couvertes de toitures végétales, utilisées du e au e siècle[2].

Le site est particulièrement bien préservé au vu des nombreuses espèces végétales présentes et de la qualité de l'eau.

Deux sentiers de grande randonnée s'y croisent : le GR 30 et le GR 441.

Une promenade permet d'en faire le tour en 45 minutes.

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