La vie est ailleurs

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La vie est ailleurs
Auteur Milan Kundera
Pays Drapeau de la Tchécoslovaquie  Tchécoslovaquie
Genre Roman
Version originale
Langue Tchèque
Titre Život je jinde
Date de parution 1969
Version française
Éditeur Gallimard
Collection Du monde entier
Lieu de parution Paris
Date de parution 1973
Nombre de pages 389

La vie est ailleurs (Život je jinde) est un roman de Milan Kundera publié en tchèque en 1969.

La traduction en français paraît en 1973 aux Éditions Gallimard. Il reçoit la même année le prix Médicis étranger.

La vie est ailleurs a pour cadre la Tchécoslovaquie avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale et raconte la vie de Jaromil, un personnage qui a dédié sa vie à la poésie.

Résumé

La mère de Jaromil contraint le père de Jaromil à former une famille. Jaromil, enfant, vit avec sa mère : son père est rarement à la maison ; il mourra pendant la guerre dans un camp de concentration, pour s’être amouraché d’une jeune juive. La mère de Jaromil présente son fils à un jeune peintre, et lui en montre les dessins : des bonshommes à tête de chien. Le peintre, séduit, lui donne des conseils et lui prête des livres ; ainsi, il l'initie au mouvement poétique et artistique du surréalisme.

La mère s’éprend du peintre, avec qui elle finit par avoir quelques relations amoureuses. Mais elle sacrifie cet amour, son amour maternel est exclusif.

Jaromil grandit, et vient à rencontrer les filles. Il tombe d'abord amoureux d'une jeune étudiante qu'il rencontre lors d'une réunion politique, mais son amour reste purement platonique car il n'ose pas coucher avec elle. Il refuse même de se masturber afin de se garder pur pour elle. Une seule fois il a une vraie occasion de coucher avec elle, mais se trompant sur les intentions de la fille, il échoue dans son projet. Elle, choquée et sans pudibonderie, se refuse. Leur relation meurt peu à peu, et ils finissent par se quitter.

Sa deuxième vraie petite amie est rousse et presque laide. Elle travaille dans une épicerie et Jaromil ne la remarque même pas au début. C'est avec elle qu'il perd son pucelage.

Après son bac, il s’inscrit dans une école de hautes études politiques, mais continue à écrire des vers de plus en plus engagés. Il arrive à avoir un certain succès : il devient un poète du réalisme socialiste. Une jeune cinéaste prépare un film en son honneur. La mère de Jaromil devient la complice de la cinéaste, en effet elle ne supporte aucune autre femme aux côtés de Jaromil. L' amour maternel est absolu.