La République en marche

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La République en marche
Image illustrative de l'article La République en marche
Logotype officiel.
Présentation
Délégué général Christophe Castaner
Fondation
(En marche)

(La République en marche)
Siège 63, rue Sainte-Anne
75002 Paris
Fondateur Emmanuel Macron
Positionnement Centre [1], [2]
Mouvement de jeunesse Les Jeunes avec Macron
Idéologie Social-libéralisme [3]
Progressisme [4], [5]
Europhilie [6]
Troisième voie [7]
Transformisme [8]
Syncrétisme politique [9]
Adhérents 397 524 revendiqués [10] () [note 1]
Couleurs Noir et blanc
Site web en-marche.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Richard Ferrand ( REM)
Sénat François Patriat ( REM)
Parlement européen Guy Verhofstadt ( ADLE)
Représentation
Députés
308 / 577
[11], [note 2]
Sénateurs
21 / 348
Députés européens
1 / 74
Présidence de conseils départementaux
0 / 101
Présidence de conseils régionaux
0 / 17
Maires de communes de plus de 70 000 habitants
1 / 69
Conseillers municipaux
0 / 526 341

La République en marche (souvent abrégée en REM ou LREM, voire LRM [note 3], officiellement en LaREM [12]), parfois appelé par son ancien nom En marche (abrégé en EM), est un parti politique social-libéral [13], [14], [15], [16] français lancé le par Emmanuel Macron. Il est classé au centre sur l' échiquier politique [17], [18], [19].

Les valeurs revendiquées par le parti sont le rejet de toute forme de conservatisme [20], une adhésion proclamée au progressisme [4], [5], [20], l'attachement à l' Union européenne [21], l'adaptation économique de la France à la mondialisation [21], [22], [23] et « l'engagement de moraliser et moderniser la vie politique française » [24].

S'appuyant fortement sur les réseaux sociaux [25], le mouvement a la particularité d'accepter les adhésions de membres d'autres partis [26] et de n'imposer aucune cotisation à ses adhérents [27]. Le parti fait figurer l'approfondissement du projet européen parmi ses valeurs fondamentales [21], ce qui lui vaut d'être régulièrement présenté comme le parti le plus proeuropéen de l'échiquier politique français [28], [29], [30].

Élu président de la République le , Emmanuel Macron démissionne de la présidence du mouvement qu'il a fondé et qui est rebaptisé La République en marche, en vue des législatives de juin 2017. En novembre 2017, Christophe Castaner est élu délégué général du parti.

Historique

En marche

Emmanuel Macron en .

Création du mouvement

Étapes préparatoires et étapes annexes : 2015/2016

L'association « La Gauche libre » est déclarée le à Paris [31].

Création réelle d'En marche : 2016

Le nom de domaine « en-marche.fr » est enregistré le [32]. L'Association pour le renouvellement de la vie politique (ARVP) est déclarée le dans le Val-de-Marne [33]. Concomitamment est déclarée l'Association de financement du parti Association pour le renouvellement de la vie politique (AFRVP), qui fait office de micro-parti [34]. ARVP est inscrite au registre du commerce et des sociétés le , sous la raison sociale « EMA EN MARCHE » [35] (parfois présentée par le nom commercial « EN MARCHE (EMA) » [36]).

En marche, le nom public de la première association (EMA EN MARCHE), est annoncé le à Amiens, ville de naissance du ministre [37]. Le nom du mouvement reprend les initiales de son fondateur [27], [38]. Le nom est choisi au terme d'une réflexion au printemps 2016 entre le patron de l'agence Jésus et Gabriel, Adrien Taquet, et les premiers compagnons de route d' Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, Cédric O et Ismaël Emelien ; le premier indique : « On s'est appuyés sur la rhétorique du mouvement, du dynamisme, des verrous à faire sauter. Sur le plan de la syntaxe, il fallait aussi rompre les codes avec les dénominations habituelles de parti, aller vers des mots simples et forts comme Podemos [« nous pouvons », en espagnol] à l'étranger » [39].

Avec cette initiative, Emmanuel Macron assume pour la première fois son ambition de se présenter à une élection présidentielle [40]. De nombreux observateurs politiques et médias avancent qu'il envisage de le faire dès 2016, notamment en raison de collectes de fonds qu'il organise [41]. Le lancement fait l'objet d'une forte couverture médiatique [42] ; il s'accompagne d'un pic de requêtes concernant Emmanuel Macron sur Google et Wikipédia [43] et de tensions avec François Hollande sur la question de la loyauté du ministre à son égard [44]. Lors de son entretien du , François Hollande déclare qu'Emmanuel Macron est tenu à la « solidarité » gouvernementale et à la nécessité de « servir jusqu'au bout » sans « démarche personnelle et encore moins présidentielle » [45]. Dans les semaines qui suivent la fondation d'En marche, ce dernier bénéficie d'une hausse notable dans les sondages d'opinion, dont certains le situent comme le mieux placé à gauche en vue de l' élection présidentielle française de 2017 [46], [47].

La création d'En marche est saluée par différentes personnalités politiques, comme Najat Vallaud-Belkacem [48], François Hollande [49] ou encore Jean-Pierre Raffarin, qui juge que le mouvement « apporte du sang neuf » [50]. Pierre Gattaz, président du MEDEF, juge l'initiative « rafraîchissante », estimant qu'elle « permet de sortir de la politique politicienne » [51].

D'autres sont plus critiques, à l'image de Jean-Luc Mélenchon, qui a plaisanté sur le fait que « les gens qui ont mis en panne tout le système et l'économie du pays [fassent] un truc qui s'appelle « En marche » » [52] ou encore Christian Estrosi qui considère que le ministre n'a « aucune crédibilité » [50].

Faisant le rapport d'une réunion de chercheurs consacrée à l'émergence du parti, Mediapart indique qu'« en s’appuyant sur les nombreux témoignages de responsables du PS, ainsi que sur les propos — souvent rapportés — de François Hollande, [le politologue] Éric Treille (Arènes – Rennes) démontre [...] comment les socialistes au pouvoir ont non seulement laissé Emmanuel Macron lancer En Marche!, mais l’y ont en plus aidé, considérant dans un premier temps son mouvement comme un satellite du PS, capable d’élargir son spectre et de « ratisser plus large », tout en contrecarrant la candidature de Manuel Valls ». Éric Treille précise qu'« en face, les proches de Valls utilisent aussi la candidature d’Emmanuel Macron pour empêcher François Hollande » [53].

« Grande marche »

Le mouvement lance en une « grande marche » qui vise à recueillir 100 000 témoignages par du porte-à-porte afin d'élaborer un « plan d'action ». Emmanuel Macron présente l'opération comme « le premier temps essentiel de la construction [du] mouvement » [54]. 4 000 volontaires sont mobilisés pour cette opération [38] sous la houlette de Ludovic Chaker, responsable des opérations [55]. Les milliers de questionnaires administrés par le porte-à-porte sont en grande majorité dépouillés par des algorithmes [38], puis traités, selon le mouvement, par un groupe de 200 experts [56]. Sur les 100 000 « discussions » menées par les militants d'En marche, un quart des questionnaires ont été remplis [57]. Il a été fait appel pour cette opération au cabinet de conseil Liegey Muller Pons, spécialisé dans les campagnes électorales et membre de l’équipe de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012 [58]. L'analyse sémantique des questions ouvertes a été effectuée par Proxem afin de faire ressortir les principales craintes, attentes et espoirs des Français et pouvoir construire le programme politique au plus proche des attentes des citoyens [59].

Campagne présidentielle de 2017

Campagne
Présentation du programme de Macron dans la commune d' Andelnans avec François Patriat, .

Dans le cadre de sa candidature à l' élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron organise plusieurs meetings à travers la France à compter de mi-2016. Le premier a lieu le à Paris [60] à la Maison de la Mutualité et rassemble environ 2 000 personnes, ainsi qu'une quarantaine de parlementaires, dont Nicole Bricq ; d'anciennes personnalités politiques telles que Renaud Dutreil ou issues de la société civile à l'instar d' Erik Orsenna [61] et Alexandre Jardin ; ou encore la veuve de Michel Rocard [62]. Il affirme vouloir porter son mouvement « jusqu’à 2017 et jusqu’à la victoire » [63]. Le choix de la date — deux jours avant la dernière intervention télévisée du quinquennat de François Hollande — apparaît comme une provocation [62]. Manuel Valls, qu'il critique sans le nommer lors de son discours [62], exprime publiquement son agacement [64].

Plusieurs meeting s'ensuivent, notamment le à Strasbourg [65], [note 4] qui rassemble environ 1 200 personnes, le au Mans [66], [note 5] qui rassemble environ 1 000 personnes, le à Montpellier [note 6] qui rassemble environ 1 600 personnes, le aux Pennes-Mirabeau [note 7], [67] qui rassemble environ 1 200 personnes et le à Paris [note 8], [68] qui rassemble environ 10 000 personnes (pour un coût estimé entre 400 000 et 450 000 euros [69]).

Dès le début de 2017, il organise de nouveaux meetings. À Nevers le , réunissant près de 1 000 personnes puis le lendemain à Clermont-Ferrand, rassemblant 2 500 personnes. Le , il organise un meeting au zénith de Lille attirant entre 4 000 et 5 000 personnes. Le , au palais omnisports de Gerland à Lyon, son meeting attire environ 8 000 personnes et plusieurs milliers d'autres devant des écrans géants à l'extérieur [70]. Le se tient à Bercy une réunion publique présentée comme « le grand meeting d'En marche » et rassemblant environ 20 000 personnes [71], [72].

Une cellule de riposte en ligne, ayant pour vocation de relayer les messages de campagne et de lutter contre la désinformation, est dirigée par Pierre Le Texier et Mounir Mahjoubi, ancien Président du Conseil national du numérique [73].

En , malgré les précautions mises en place (protection des serveurs, cloisonnement des accès et bases de données isolées [74]) l'entourage d'Emmanuel Macron estime que le mouvement En marche est victime de « plusieurs centaines d'attaques » informatiques chaque jour [75] et que 50 % du trafic serait « malveillant » [76].

L'application de messagerie cryptée russe Telegram est utilisée pour mobiliser le réseau de sympathisants, notamment à l'occasion des meetings.

Quelques jours avant le premier tour, une campagne de démarchage téléphonique massive est effectuée. Six millions de personnes reçoivent un appel automatique les invitant à voter pour Emmanuel Macron [77], [78].

Résultats

Emmanuel Macron termine en tête du premier tour de l'élection présidentielle, obtenant 24,01 % des voix. Opposé à la candidate du Front national, Marine Le Pen pour le second tour, il bénéficie du soutien de nombreuses personnalités de gauche comme de droite, au nom du «  front républicain ». Après la victoire d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle, la démission de celui-ci de la présidence du parti est annoncée pour le [79].

La République en marche

Changement de nom

Le , au lendemain du second tour de l'élection présidentielle et de la victoire d'Emmanuel Macron, le secrétaire général du mouvement, Richard Ferrand, présente le nouveau nom de la formation politique : La République en marche [80]. Macron quitte par la même occasion ses fonctions de président du parti ; Catherine Barbaroux assure alors l'intérim jusqu'au congrès fondateur du parti prévu avant le [81], [82].

Campagne législative de 2017

En marche entendait présenter des candidats sous sa propre étiquette dans toutes les circonscriptions aux élections législatives de 2017 [83], lançant à cette fin un appel à candidatures sur Internet. Une commission d'investiture, présidée par l'ex-ministre chiraquien et ancien président du Conseil économique, social et environnemental Jean-Paul Delevoye [84], est chargée de sélectionner les candidats au regard de cinq critères : « renouvellement », « parité », « probité », « pluralité politique » et « accord avec le projet » [85]. Alors que 14 000 personnes ont déposé un dossier de candidature, les 14 premières investitures ont été rendues public début avril [86].

Pour les élections législatives de 2017, des candidats sont présentés dans l'ensemble des circonscriptions françaises ; ceux-ci peuvent appartenir en même temps à un autre parti politique mais doivent s'engager à se présenter uniquement, pour le scrutin, sous la bannière La République en marche [87] et siéger à l' Assemblée nationale dans ce même groupe parlementaire, excepté pour les élus MoDem [81].

Le , Richard Ferrand présente une liste paritaire de 428 candidats investis avec l'étiquette REM. Parmi les candidats présentés, 52 % appartiendraient à la société civile et n'auraient jamais exercé de mandat électif. La liste compte initialement également 24 parlementaires sortants, tous membres de l'ancienne majorité présidentielle [88]. Peu après la publication de la liste, deux d'entre eux dont le nom apparaissait, François Pupponi et Stéphane Saint-André, déclarent ne jamais avoir sollicité d'investiture [89]. Après son entrée au sein du gouvernement d’ Édouard Philippe, Bruno Le Maire est également investi par le parti [90].

Les députés sortants sont [91] [réf. insuffisante] :

Initialement présentés comme investis, les députés François-Michel Lambert et Thierry Robert se voient par la suite retirés de la liste actualisée, leur casier n'étant pas vierge ; cependant, personne d'autre n'est investi dans leur circonscription.

Concernant le député François-Michel Lambert, sa condamnation était lié à une action politique comme « lanceur d'alerte » (dans l'affaire de l'écotaxe), une démarche n'étant pas jugée comme rédhibitoire. Le jeudi , au tribunal de Grande Instance de Lille, il a été statué en sa faveur pour l'exclusion de la mention de condamnation au bulletin no 2 de son casier judiciaire [92].

François-Michel Lambert a donc retrouvé formellement l’investiture officielle de La République en marche [93]. Il a ensuite été élu (58,27 %) face au candidat du Front national (41,73 %) [94].

Des personnalités politiques et élus locaux ont également été investis, parmi lesquels :

Enfin, des personnalités issues de la société civile bénéficient de l'investiture :

Un article du Monde effectue une analyse détaillée des candidats aux législatives en déterminant ceux qui ont déjà eu un mandat électif et leur origine partisane (90 sont des adhérents du PS et 80 du MoDem, 10 seulement de LR et une trentaine de l'UDI) [95].

Les investitures sont décidées « sans aucune concertation locale » par une commission centrale selon des critères définis par Emmanuel Macron, ce qui fait de La République en marche l'organisation « la plus verticale de tous les grands partis politiques français » [96]. Le président de l’ONG CleanTuesday David Dornbusch, déplore que les légères restrictions posées à l'« excessive centralisation autour de l’exécutif et de l’absence de contre-pouvoirs, législatifs et juridiques » —  QPC, limitation à un seul 49-3 par session — ne soient balayées par le nouveau président de la République par une forte tutelle sur le futur Parlement [96]. Certains candidats investis sont mis en cause sur leur probité : Richard Ferrand pour un montage financier profitant à son épouse quand il était responsable mutualiste [97], un location d'un bien indigne pour Véronique Avril en Seine-Saint-Denis [98], Marielle de Sarnez sur un possible usage inapproprié de collaborateurs du Parlement européen [99]...

Campagne sénatoriale de 2017

Les élections sénatoriales de septembre 2017 sont un échec pour LREM, qui compte après le scrutin 21 sièges, soit sept de moins qu'avant [100], alors qu'elle espérait initialement doubler son nombre d'élus [101]. Le parti relativise ce résultat en notant que le scrutin sénatorial est « la conséquence arithmétique des élections de 2014 et 2015 » [102].

Congrès de novembre 2017

Le congrès de La République en marche de 2017 s'est déroulé le à Lyon. Il est le premier événement rassemblant l'ensemble des membres du Conseil du parti. Le , Christophe Castaner annonce sur RTL sa candidature au poste de délégué général. Il a le soutien d' Emmanuel Macron [103].

Le , cent marcheurs annoncent quitter le parti le 17 du mois, considérant qu'il « offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d'organisation digne de l' Ancien Régime », mais aussi n'appréciant pas le «  culte de la personnalité » envers Emmanuel et Brigitte Macron. Cette démission a lieu la veille du congrès, où seulement deux cent personnes (sur un total de 380 000 militants) votent à l'élection du nouveau président. Christophe Castaner est le seul candidat [104]. Il est élu délégué général du mouvement à l'unanimité des présents, moins deux voix, pour un mandat de trois ans [105]. Il succède à la direction collégiale assurée par Astrid Panosyan, Arnaud Leroy et Bariza Khiari.

Le Conseil comporte environ 800 membres [106], parmi lesquels :

  • 200 adhérents tirés au sort de manière paritaire, dont 40 animateurs locaux ;
  • 45 élus locaux adhérents tirés au sort ;
  • les membres de droit du mouvement : les référents départementaux, de Paris et des Français de l'étranger, les membres du gouvernement ayant adhéré au mouvement, les parlementaires ( député, sénateur et député européen) adhérents du mouvement, les adhérents élus des grandes collectivités territoriales et 15 personnalités désignées au regard de leur contribution à la vie du mouvement [107].

Identité visuelle (logo)

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