L'Humanité

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L’Humanité
Image illustrative de l'article L'Humanité

Pays Drapeau de la France  France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Format Tabloïd
Genre Généraliste, journal d'opinion
Prix au numéro 2
Diffusion 36 931 [1] ex. ( 2015)
Fondateur Jean Jaurès
Date de fondation (il y a 114 ans)
Ville d’édition Saint-Denis

Propriétaire Société nouvelle du journal L'Humanité
Directeur de publication Patrick Le Hyaric
Directeur de la rédaction Patrick Apel-Muller
ISSN 0242-6870
Site web www.humanite.fr

L’Humanité est un journal françaissocialiste jusqu'à fin 1920, puis communiste — fondé en 1904 par le dirigeant socialiste Jean Jaurès. Organe central du Parti communiste français de 1920 à 1994, il en reste très proche après l’ouverture de ses pages à d'autres composantes de la gauche. Comme de nombreux titres de la presse écrite, il bénéficie de subventions de la part de l'État français.

Historique du journal

La naissance du quotidien socialiste L'Humanité (1904)

Le premier numéro de L'Humanité paraît le lundi . Pour Jean Jaurès, son fondateur, ce nouveau quotidien socialiste (qui avait comme sous-titre « Journal socialiste quotidien » [2]) doit être dans un premier temps un outil pour l'unification du mouvement socialiste français et, par la suite, un des leviers de la lutte révolutionnaire contre le capitalisme.

Dans son premier éditorial, Jaurès souhaite fixer deux règles de fonctionnement à son nouveau journal : la recherche d'information étendue et exacte pour donner « à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde », et l'indépendance financière [3].

L'Humanité de Jaurès (1904-1914)

Extrait d'une caricature de L'Humanité publiée le 27 mai 1913, montrant le sénateur radical Clemenceau et le président de la République Poincaré réconciliés dans un soutien commun à la loi des trois ans.

Lors de sa naissance en 1904 [4], L'Humanité ne représente qu'une partie du mouvement socialiste français. Au sein de sa rédaction figurent notamment René Viviani, Aristide Briand, Léon Blum, Jean Longuet, Lucien Herr, Jean Allemane, Octave Mirbeau, Henry de Jouvenel, Abel Hermant et Albert Thomas.

Une de L'Humanité du consacrée aux « mouchards » supposés utilisés par la police de Clemenceau lors de la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges de 1908.

L'unification des socialistes français au sein de la SFIO en 1905 ouvre le journal à l'ensemble du mouvement socialiste français (notamment aux guesdistes). En 1911, la SFIO fait de L'Humanité son organe officiel lors du congrès de Saint-Quentin.

Dans le contexte international de plus en plus tendu du début du XXe siècle, le journal de Jaurès défend résolument des positions pacifistes et antimilitaristes en accord avec l' internationalisme du mouvement ouvrier. Le journal est également très présent dans le combat pour la laïcité et se veut le défenseur de la classe ouvrière.

Ces dix premières années sont difficiles économiquement pour le journal. Après un lancement réussi à 140 000 exemplaires, le journal tombe à 15 000 exemplaires en 1905. Il remonte ensuite lentement avec 80 000 exemplaires en 1912.

Durant l'été 1914, la vie du journal est totalement bouleversée par deux événements :

L'Humanité et la Première Guerre mondiale (1914-1920)

Le déclenchement de la guerre, la mort de Jean Jaurès et le ralliement de la majorité des dirigeants socialistes français à l' Union sacrée transforment brutalement le journal durant l'été 1914, qui tire à cette époque à environ 100 000 exemplaires, contre 50 000 pour La Guerre sociale de Gustave Hervé [5].

Pierre Renaudel succède à Jaurès et choisit une ligne éditoriale favorable à la guerre au nom de la défense de la République. Selon l'historien Alexandre Courban, le journal se trouve alors pris sous une triple contrainte :

  • contrainte étatique avec la censure.
  • contrainte partisane, (les socialistes majoritaires favorables à la guerre imposent leur ligne).
  • contrainte économique du fait du rationnement.

Finalement en octobre 1918, Pierre Renaudel est remplacé à la tête de L'Humanité par Marcel Cachin. Ce changement traduit la prise de distance croissante des socialistes avec l' Union sacrée.

L'Humanité : organe du Parti communiste français durant l'entre-deux-guerres (1920-1939)

L'année 1920 est un nouveau tournant pour L'Humanité. En effet lors du Congrès de Tours de la SFIO, les deux tiers des délégués votent l'adhésion à l' Internationale communiste, transformant la SFIO en « Section française de l'Internationale communiste » (plus tard Parti communiste). Le journal suit la majorité et devient donc l'organe officiel du jeune PC.

Durant cette période, la ligne éditoriale du journal suit la ligne politique du PC. La stalinisation du parti entraîne le départ de plusieurs plumes de L'Humanité, comme Alfred Rosmer, Boris Souvarine, Pierre Monatte, Amédée Dunois, Pierre Kaan... Dans les années 1920, le journal mène une intense campagne contre la Guerre du Rif. En 1926, Paul Vaillant-Couturier devient rédacteur en chef. Sous sa direction dans les années 1930, le journal dépasse les 300 000 exemplaires notamment au début du Front populaire. L'Humanité insiste alors sur l' antifascisme, sur la défense de la République espagnole et prône le modèle de l' URSS de Staline.

En tant qu'organe central du PCF, L'Humanité est à la fois un outil de mobilisation des militants et un journal d'information. Une autre particularité de L'Humanité est la place que jouent les lecteurs dans la vie du journal. Ils sont souvent utilisés comme contributeurs (les rabcors, correspondants ouvriers) ou comme diffuseurs (au sein des CDH, comité de défense de L'Humanité). Pour répondre à ses besoins financiers, le journal crée en 1930 la Fête de l'Humanité. En 1937, son tirage atteint un pic de 350 000 exemplaires [6].

Créés à la fin des années 1920, les comités de défense de L'Humanité (CDH) devaient assurer la diffusion de L'Humanité puis de L'Humanité dimanche par la vente directe de ces publications, le plus souvent dans la rue, ce qui évite les frais de messagerie. Constitués de militants ou de sympathisants communistes bénévoles, ces comités de défense deviennent des comités de diffusion de L'Humanité et existent encore au début du XXIe siècle. Les CDH furent une occasion de vente militante dans la rue, sur les marchés mais aussi devant les églises, les casernes. Jusque vers 1960, la présence d'un militant vendant L'Humanité à l'entrée du métro est une figure familière des petits matins en banlieue et dans les quartiers poulaires de Paris.

Le le gouvernement Daladier interdit de parution L'Humanité après son approbation du pacte germano-soviétique.

L'Humanité dans la clandestinité (1939-1944)

Dès octobre 1939, le journal paraît clandestinement [7]. Plus de 300 numéros sortent jusqu'en 1944, tantôt feuilles ronéotées, tantôt pages imprimées.

L'été 1940, le journal ayant été interdit par le gouvernement Daladier, des dirigeants communistes ont entamé des négociations ayant pour objectif la reparution officielle du journal [8] avec les services allemands, essentiellement le lieutenant Weber de la PropagandaStaffel. Une militante communiste, Denise Ginollin, est chargée des premières négociations.

Jacques Duclos ne manque pas d'informer l'Internationale communiste de ces démarches et précise que celles-ci ont été réalisées « sans engager les dirigeants du Parti » [9]. Maurice Thorez, depuis Moscou, condamne cette négociation.

Le 26 juin 1940, une seconde négociation pour faire paraître le journal a lieu entre des cadres du PCF, notamment Maurice Tréand, Jean Catelas et Otto Abetz qui les reçoit à l'ambassade d'Allemagne. Ces premiers s'engagent dans une lettre le même jour sur un certain nombre de promesses. Parmi celles-ci, « L'Humanité, publiée par nous, se fixerait pour tâche de dénoncer les agissements des agents de l'impérialisme britannique qui veulent entraîner les colonies françaises dans la guerre et d'appeler les peuples coloniaux à lutter pour leur indépendance contre leurs oppresseurs impérialistes » [10]. En dépit de ses engagements, les dirigeants communistes ne reçoivent pas d'autorisation officielle de parution et le journal continue de paraître clandestinement en ménageant les forces d'Occupation.

Ainsi, on peut lire dans L'Humanité du 4 juillet 1940 :

« Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir avec les soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistro du coin. Bravo camarades, continuez même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants ! La fraternité des peuples ne sera pas toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante » (L’Humanité, 4 juillet 1940) [11].

Les autorités de Vichy confirment l'interdiction de parution et l'occupation allemande oblige le journal à la clandestinité jusqu'à la Libération de 1944 (malgré la demande rejetée de reparution faite en juin 1940 auprès des autorités d'occupations allemandes [12], initiative désavouée par de nombreux militants puis par l'Internationale communiste, qui l'avait d'abord laissé faire) [13].

L'Humanité parait clandestinement pendant cinq ans (383 numéros diffusés à 200 000 exemplaires [14]) et s'abstient de s'en prendre aux Allemands jusqu'à août 1940 (date de la fin des négociations). De nombreux journalistes de sa rédaction et personnels de la fabrication périrent dans la lutte contre l' occupant nazi, comme Gabriel Péri (responsable de sa rubrique internationale, fusillé le au Mont-Valérien), Lucien Sampaix... Le journal reparait librement le durant la Libération de Paris.

On peut lire dans L'Humanité clandestine du 20 mai 1941, l'appel du PCF concernant la création du Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France : « Le PCF s'adresse à tous ceux qui pensent français et veulent agir français... Dans ce Front national pour l'indépendance il y a de la place pour tous les Français sauf les capitulards et les traîtres au service de l'envahisseur, pour que la France soit la France et ne devienne pas une colonie nazie, l'unité nationale doit se faire... contre les envahisseurs et les traîtres, contre le gouvernement de Vichy qui obéit aux ordres des occupants allemands ».

Au fur et à mesure de l'Occupation, l'Humanité devient de plus en plus dure avec les Allemands et avec le Régime de Vichy.

L'Humanité de 1944 à 1994

Après 1944, L'Humanité renoue avec la situation de l' entre-deux-guerres. Organe central du PCF, sa ligne éditoriale suit la ligne du parti et mêle information et campagne de mobilisation.

Installé à la Libération [15] dans les anciens locaux du Petit Parisien, 18 rue d'Enghien, le journal partage à partir de 1947 son siège avec Ce soir, au 37 rue du Louvre, dans l'immeuble de l'ancien Paris Soir. À partir de 1956 il s'installe avec Libération et Regards au 6 boulevard Poissonnière [16] dans les locaux de l'ancien journal Le Matin. Il y demeure jusqu'en 1989, date de son départ pour Saint-Denis.

La une de l'édition spéciale de L'Humanité qui annonce la mort de Staline le 5 mars 1953 a pour titre : « Deuil pour tous les peuples qui expriment dans le plus grand recueillement leur amour pour le grand Staline » [17]. Le journal consacre plusieurs pages à l’évènement produisant des articles de Jacques Duclos, Maurice Thorez, des textes de Staline, Malenkov, l’éditorial de la Pravda, et une page entière sous le titre « Staline, notre maître en socialisme ».

En 1954, L'Humanité fête ses cinquante ans. Cet anniversaire - qui a lieu en même temps que le 85e anniversaire de Marcel Cachin - donne lieu à un numéro spécial de Regards [18], et à la commande d'un film sur le journal, La terre fleurira, dont la réalisation est confiée à Henri Aisner. Ce film comporte la « Valse de l'Huma » composée par Jean Wiener et Pierre Gamarra.

Dans le contexte de guerre froide, le journal est pro-soviétique. Lorsque l'Armée rouge entre en Hongrie le , le journal titre : « Budapest retrouve le sourire » [19]. Le , alors que la situation internationale est extrêmement tendue (révélation du XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique sur le stalinisme, intervention soviétique en Hongrie, crise du canal de Suez et guerre d'Algérie) le siège de L'Humanité (et du comité central du PCF) est attaqué par des manifestants anticommunistes [20], [21], [22], [23], [24], [25] qui tentent de l'incendier.

Devant l'inertie complaisante de la police déployée en nombre, le bâtiment est défendu par le personnel du journal et des militants du PCF [26]. Ces attaques font trois morts. Dans son compte-rendu, L'Humanité fait un parallèle entre l'attaque contre son local et ce qu'elle appelle les crimes des « contre-révolutionnaires » de l' insurrection hongroise [21]. De son côté, le Syndicat du Livre déclenche une grève : aucun journal ne paraît le 8 novembre [27].

Parallèlement, le journal est le seul quotidien français à soutenir partout dans le monde les luttes de libération nationale ( décolonisation) ce qui lui vaut de nombreuses interdictions de parution notamment durant les guerres d' Indochine et d' Algérie. Les articles de Madeleine Riffaud sur la guerre d'Algérie, qui lui valurent une tentative d'attentat de l' OAS, puis sur la guerre du Viêt Nam depuis les maquis Vietcong illustrent bien ses positions.

En 1973 et 1974, lors de la parution de L'Archipel du Goulag, L'Humanité se faisant le relais du PCF, organise une vaste campagne de calomnies afin de stigmatiser Soljénitsyne le présentant comme un réactionnaire ayant des sympathies pro-nazies [28]. Le quotidien communiste s'efforce alors de minorer le rôle des dissidents soulignant la liberté d'expression dont ceux-ci disposent en U.R.S.S.. Roland Leroy et ses collègues tentent de minimiser l’impact subversif que représente la parution du livre et mettent en avant les dangers que représente cette critique pour l'union de la gauche. Le Nouvel Observateur qui soutient le dissident est lui dénoncé comme étant « à la pointe de l’entreprise antisoviétique et anticommuniste » [28].

En 1945, le journal tire à 400 000 exemplaires et est la figure de proue de la presse communiste. Sa diffusion décline ensuite (150 000 exemplaires en 1972, 107 000 exemplaires en 1986) parallèlement au déclin de l'influence du PCF et à la crise de la presse quotidienne.

L'Humanité de 1994 à aujourd'hui

Après le XXVIIIe congrès du Parti communiste français (1994), la mention « organe central du PCF » est remplacée par « journal du PCF ». À l'occasion d'une nouvelle formule en 1999, la mention du lien avec le parti est supprimée. Le PCF reste selon les statuts « l'éditeur » du journal mais sa direction ne préside plus officiellement à l'élaboration de sa ligne éditoriale [29]. Les militants du PCF restent cependant très impliqués dans la diffusion du journal (essentiellement à travers la vente militante de L'Humanité Dimanche) [30].

Après avoir baissé à 46 000 exemplaires en 2002, L'Humanité est parvenu à stabiliser ses ventes légèrement supérieures à 50 000 exemplaires [31]. Sa survie fragile est assurée par le produit de ses ventes et des appels à souscriptions réguliers. Le journal a même dû ouvrir son capital en 2000 à des groupes privés, sans que cela ne leur ouvre de pouvoir décisionnel sur le journal [32].

Pour apurer ses dettes (estimées à huit millions d'euros), le quotidien tente de vendre son siège de Saint-Denis, conçu par l'architecte Oscar Niemeyer et dans lequel il s'était installé en 1989, pour quinze millions d'euros [33]. La rédaction déménage en mai 2008 dans un immeuble situé dans la même ville, près du Stade de France.

La vente du siège prévue à la date du 16 juillet 2008 n'a pu se réaliser plaçant brusquement le journal dans une situation financière alarmante. Un appel à une souscription exceptionnelle a alors été lancé par L'Humanité et la direction nationale du PCF, avec l'objectif de recueillir en moins de trois mois plus de deux millions d'euros. En moins d'un mois, 1,25 million d'euros sont récoltés, ce qui est suffisant pour payer les salaires et les frais de fonctionnement immédiats mais pas assez pour assurer la survie du quotidien. Selon le journal Le Point, c'est Nicolas Sarkozy qui interviendra personnellement pour que le siège de Saint-Denis soit racheté par l'État permettant ainsi la survie du journal [34].

En février 2011, le quotidien annonce des assises sous forme de « débats décentralisés avec les lecteurs, les diffuseurs et les parrains de L'Humanité sur les enjeux du pluralisme de la presse, les contenus de nos journaux, de notre site Internet, le développement du groupe et la création d'universités populaires ». Une journée synthèse doit avoir lieu en avril 2011 [35]. À la mi-mars, L'Humanité refonde son offre du week-end en supprimant l'édition du samedi mais en consolidant l'édition du vendredi (24 pages) qui contient désormais L'Humanité des débats (12 pages), en vente jusqu'au dimanche [36]. Enfin, le supplément des Lettres Françaises paraît désormais le premier jeudi de chaque mois [37]. Le lundi 7 mars, à l'occasion de l'annuel L'Humanité des jeunes, le quotidien passe à 1,40 euro contre 1,30 euro précédemment.

À la même période, le quotidien multiplie les numéros spéciaux en bâtissant un journal avec un rédacteur en chef du jour ( Christophe Alévêque, Bernard Thibault, Yann Leriche, François Morel, etc.) [38].

Les ventes de L'Humanité sont en constant repli ces dernières années après la hausse du milieu des années 2000 (47 916 exemplaires/jour en 2009, 45 827 exemplaires/jour en 2011, 43 517 exemplaires/jour en 2012 selon l' OJD).

En 2011, des salariés de L'Humanité travaillant comme « abonneurs VRP » (chargés de promouvoir l’abonnement au journal auprès de ses clients), attaquent le journal aux prud’hommes à la suite de leur licenciement. L'Humanité est condamné d'abord par le tribunal d’instance de Saint-Denis le 4 octobre 2011. Le liquidateur se pourvoit en cassation contre cette décision, son pourvoi est rejeté car la décision était susceptible d'appel [39]. La société fait appel contre l'arrêt du TI de Saint-Denis et est condamnée par la cour d'appel de Paris le 23 mai 2013 [40]. La société se pourvoit en cassation contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris et voit l'arrêt cassé [41].

En juin 2014, La Société nouvelle du journal L'Humanité (SNJH) représentée par Patrick Le Hyaric, est jugée pour « abus de confiance », « recel » et « complicité » de détournements de fonds au détriment du comité d'entreprise EDF, la caisse centrale des activités sociales (CCAS) [42]. Le CCAS avait notamment procédé à des achats en masse de L'Humanité à la fin des années 90 [43]. La société du journal est condamnée à 75 000 euros d'amende [44].

Le 26 mai 2016, L'Humanité est le seul journal de la presse quotidienne nationale française à paraître, aux côtés de quelques journaux régionaux, celui-ci ayant été le seul à accepter de publier le communiqué syndical du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, et donc à ne pas voir sa parution bloquée par la Fédération CGT des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication [45], [46], [47]. Les autres directeurs des quotidiens nationaux et le syndicat de la presse quotidienne nationale ont critiqué cette action, qu'ils ont jugée attentatoire à la liberté de la presse [48], [49], [50], [51].

Dans son édito du , le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, annonce qu'en raison « de l'augmentation régulière des coûts de production et de distribution », le journal est contraint d'augmenter de 10 centimes le tarif au numéro, à compter du lundi [52]. Le prix de vente du journal en kiosque est ainsi porté à 2 . En dépit de la diminution du nombre de ses lecteurs, le journal salarie toujours plus de personnel dont 85 % ont le statut de cadre (+26 % entre 2010 et 2016) [53]. Ainsi, Pierre Laurent ne bénéficie pas moins de 550 000 de salaire en huit ans [53]. Depuis la fin des années 2000, le journal ne compte plus aucun ouvrier [53].

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