KLM Royal Dutch Airlines

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KLM Royal Dutch Airlines
(en) Koninklijke Luchtvaart Maatschappij
Logo de cette compagnie

Journeys of Inspiration.
AITAOACIIndicatif d'appel
KLKLMKLM
Repères historiques
Date de création
Généralités
Basée àAéroport d'Amsterdam-Schiphol
Autres basesAéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (Air France)
Programme de fidélitéFlying Blue
AllianceSkyteam
Taille de la flotte158 (+3 cargo)
Nombre de destinations136
Siège socialDrapeau des Pays-Bas Amstelveen (Pays-Bas)[1]
Société mèreAir France-KLM
Société sœurAir France
FilialesKLM Cityhopper, KLM Cargo, Transavia Airlines, Martinair Holland
Effectif32 500 (2011)
DirigeantsPieter Elbers, président et CEO
Site webwww.klm.com/corporate/en
Données financières
Chiffre d'affaires9,688 milliards d'euros (2013)
Résultat net301 millions (2013)


KLM Royal Dutch Airlines (en néerlandais, KLM pour Koninklijke Luchtvaart Maatschappij soit en français « Compagnie royale d'aviation ») est la compagnie aérienne porte-drapeau des Pays-Bas.

Principale entreprise néerlandaise de transport aérien, la KLM est créée le 7 octobre 1919, ce qui en fait la plus vieille compagnie aérienne dans le monde encore en activité[2]. En 2004, la KLM fusionne avec Air France afin de créer le groupe Air France-KLM, cinquième entreprise aérienne mondiale par le chiffre d'affaires et desservant 326 destinations à travers le monde via les importantes plateformes de correspondance que sont les aéroports de Paris Charles-de-Gaulle et Amsterdam-Schiphol – depuis sa fondation, elle y est basée. Membre de l'alliance Skyteam, elle partage depuis le son programme de fidélisation Flying Blue avec sa compagnie sœur.

KLM Royal Dutch Airlines possède en outre KLM Cargo, KLM Cityhopper, Transavia Airlines, Martinair Holland[3] et 26 % de Kenya Airways.

Histoire

Création et premières années

Publicité datant des années 1920 juste après le lancement du service vers Batavia[4].

En 1919, un jeune aviateur, Albert Plesman, sponsorise une exposition d'aviation, ELTA, à Amsterdam. Cette exposition est un grand succès puisque certaines entreprises lui expriment leur intérêt pour la création d'une compagnie néerlandaise, que Plesman dirigerait[5]. En septembre 1919, la reine Wilhelmine accorde le label de la Maison royale à la future compagnie (Koninklijk en néerlandais[6]). Le , huit hommes d'affaires néerlandais s'associent avec Frits Fentener van Vlissingen (qui apporte 1,2 million de florins) pour fonder à Amsterdam la KLM (Koninklijke Luchtvaart Maatschappij). Elle devient ainsi l'une des premières compagnies aériennes au monde.

Le premier vol assuré par la KLM décolle le de Croydon pour relier Amsterdam. Le De Haviland DH-16[6] transportant deux journalistes britanniques et des journaux réussit la traversée de la Manche. En date de l'année 1920, la KLM transporte 440 passagers et 22 tonnes de cargo. En avril 1921, après une pause hivernale, la KLM démarre ses services réguliers avec ses propres pilotes, et des avions Fokker F.II et F.III[6].

Un Fokker F-XVIII de KLM partant depuis les Indes néerlandaises, en 1932.

Le premier vol intercontinental de la KLM a lieu le [6] en direction de Batavia (Java) dans les Indes orientales néerlandaises au moyen d'un Fokker F.VII[6],[7]. Les vols réguliers reliant Amsterdam à Batavia démarrent en septembre 1929, ce qui est la ligne commerciale aérienne la plus longue à l'époque[6]. Vers 1926, KLM propose les destinations suivantes depuis Amsterdam : Rotterdam, Bruxelles, Paris, Londres, Brême, Copenhague et Malmö, avec principalement des Fokker F.II et F.III[8].

Douglas DC-2 de KLM sur la piste de Rambang (île de Lombok).

De sa création à 1930, la KLM transporte 15 143 passagers. La ligne d'Amsterdam à Batavia voit arriver le Douglas DC-2 en 1934. Le premier vol d'essai transatlantique de la KLM se déroulé entre Amsterdam et Curaçao en décembre 1934 avec le Fokker F.XVIII baptisé Snip[6]. Le premier Douglas DC-3 est utilisé dès 1936 ; il remplace le DC-2 sur les vols de Batavia à Sydney. La KLM est en outre la première compagnie à desservir le nouvel aéroport de Manchester, en juin 1938.

Seconde Guerre mondiale

Douglas DC-3 de KLM à Manchester en 1947.

Lors de l'invasion allemande de mai 1940, un certain nombre d'appareils de la KLM (majoritairement des DC-3 et quelques DC-2) opèrent vers l'Orient et l'Europe. Six appareils sont envoyés en Angleterre pendant la guerre ; ces appareils et leurs équipages font la route reliant Bristol à Lisbonne sous marque BOAC[réf. nécessaire].

L'appareil DC-3 PH-ALI Ibis (à l'époque G-AGBB) est alors attaqué à trois reprises par la Luftwaffe, le , le , et le , tuant à la troisième reprise tous les passagers de l'avion ( vol 777 BOAC (nl)). Certains des appareils de la KLM et leurs équipages finissent la guerre en Océanie en aidant des réfugiés à quitter les lieux alors que les Japonais lancent l'invasion des Indes orientales néerlandaises.

Renouveau (1945-1960)

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en août 1945, la société entreprend immédiatement de reconstruire son réseau. Le gouvernement néerlandais exprime son souhait de nationaliser la compagnie. Plesman, souhaitant la conserver privée, permet cependant à l'État de prendre une participation minoritaire[5].

Du fait de la situation d'insurrection des Indes néerlandaises après le départ des Japonais, les habitants réclamant l'indépendance, la priorité de Plesman est de rétablir la route entre Amsterdam et Batavia, service effectivement rétabli à la fin de l'année 1945[5]. Les vols intérieurs et européens reprennent en septembre 1945, avec une flotte de DC-3 et DC-4[6]. Le , la KLM est la première compagnie européenne à lancer des vols transatlantiques entre Amsterdam et New York avec des Douglas DC-4[6]. Vers 1948, KLM reconstruit son réseau africain, américain, et caribéen[5]. Les longs-courriers sont assurés par des Lockheed Constellation[9] et des Douglas DC-6[10] qui rejoignent la flotte de la KLM avant l'année 1950 ; le court-courrier par Convair 240 démarre ses services vers la fin de l'année 1948[citation nécessaire].

Entre 1919 et 1950, la KLM transporte 356 069 passagers. Son expansion s'accentue dans les années 1950 avec l'ouverture de nombreuses escales nord-américaines[5]. La flotte s'agrandit avec de nouvelles versions du Lockheed Constellation et du Lockheed Electra, dont la KLM est compagnie de lancement[5].

Le , le fondateur et président de la compagnie, Albert Plesman, meurt[11],[12]. Fons Aler lui succède[13]. Après la disparition de Plesman, la compagnie (ainsi que d'autres) entrent dans une période économique difficile. La reconversion vers les turbopropulseurs rajoute une charge financière supplémentaire sur la société. Le gouvernement augmente sa prise de participation jusqu'aux deux tiers, la nationalisant de facto[5].

Le , la compagnie inaugure la route transpolaire d'Amsterdam vers Tokyo via Anchorage[6]. L'équipage de cette route est alors équipé d'un kit de survie à l'hiver et d'une arme contre les ours polaires[14].

Nationalisations et privatisations successives

Dès septembre 1959, la KLM introduit le Lockheed Electra sur certaines routes européennes et moyen-orientales. En mars 1960, la KLM accueille dans sa flotte le Douglas DC-8[6]. En 1961, la compagnie publie des résultats financiers négatifs pour la première fois[5] de son histoire. La même année, le PDG Fons Aler est remplacé par Ernst van der Beugel, qui démissionne en 1963 pour raisons de santé[15]. Horatius Albarda lui succède[16] et lance une réorganisation de l'entreprise, avec une diminution des équipages et des services[5]. En 1965, Alberda décède dans un accident d'avion et est remplacé par Gerrit van der Wal[17],[18]. Van der Wal construit un accord avec le gouvernement des Pays-Bas de dénationalisation de la KLM. Vers 1966, la part de contrôle du gouvernement néerlandais se réduit à la minorité de 49,5 %[5]. En 1966, le Douglas DC-9 est introduit dans la flotte.

Un Lockheed Electra de KLM sur le tarmac de l'aéroport de Manchester en 1963.

De nouveaux terminaux à Schiphol sont inaugurés en avril 1967, et en 1968, la version allongée Douglas DC-8-63 entre en service[6]. La KLM est la compagnie de lancement du Boeing 747-200B en février 1971[19]. En mars suivant, la KLM inaugure son actuel siège social, à Amstelveen[6]. En 1972, la KLM achète les premiers des McDonnell Douglas DC-10 produits, réplique de McDonnell Douglas au Boeing 747[5].

En 1973, Sergio Orlandini est désigné en remplacement de Gerrit van der Wal à la tête de la KLM[5],[20]. À l'époque, la KLM, comme ses compagnies concurrentes, doit gérer des surcapacités. Orlandini imagine la conversion des Boeing 747 en « combis », c'est-à-dire qui transporteraient à la fois des passagers et du cargo[5]. Ces derniers commencent leur service dès novembre 1975[6].

Le premier choc pétrolier oblige la KLM à refinancer sa dette auprès du gouvernement néerlandais, avec un échange d'actions. À la fin des années 1970, la part du gouvernement remonte à 78 %, la renationalisant[5]. Cependant, la gestion de l'entreprise et le choix de ses dirigeants reste sous le contrôle des actionnaires privés[6].

Libéralisation du marché européen

McDonnell Douglas DC-10 opéré par Northwest Airlines en coopération avec KLM, dans une livrée mêlant les deux compagnies.
Airbus A330 de KLM.

Au début des années 1980, la KLM transporte annuellement plus de 9 700 000 passagers. En 1983, la compagnie conclut un accord avec Boeing pour convertir dix de ses B747-200 en B747-200SUD, ajoutant des sièges à l'étage. La transformation commence en 1984 à l'usine de Boeing à Everett, dans l'État de Washington, et se termine en 1986. La même année, la KLM prend livraison du premier des dix Airbus A310 commandés en version passagers. Orlandini prend sa retraite en 1987 et est remplacé par Jan de Soet[21]. En 1986, la participation du gouvernement néerlandais dans la KLM est réduite à 54,8 %[5]. Il est alors prévu que cette part serait encore réduite au cours de la décennie suivante[5]. Le Boeing 747-400 passager est introduit dans la flotte en juin 1989[6].

Avec la libéralisation du marché européen, la KLM commence à développer son hub de Schiphol en alimentant son réseau avec le trafic des compagnies aériennes affiliées[5]. Dans le cadre du développement d'un réseau mondial, la KLM acquiert une participation de l'ordre de 20 % dans la compagnie Northwest Airlines en juillet 1989[6]. En 1990, la KLM transporte 16 millions de passagers dans son histoire. De Soet prend à son tour sa retraite à la fin de l'année 1990 et, en 1991, Pieter Bouw lui succède[22]. En décembre 1991, KLM est la première compagnie européenne à mettre en place un programme de fidélisation[[réf. souhaitée], appelé Flying Dutchman[6].

Coentreprise avec Northwest Airlines

En janvier 1993, le département des Transports des États-Unis accorde à KLM et à Northwest Airlines l'immunité anti-trust, qui leur permet d'intensifier leurs partenariats[5]. En septembre 1993, les compagnies aériennes organisent leurs vols entre les États-Unis et en Europe dans le cadre d'une coentreprise[5]. En mars 1994, KLM et Northwest Airlines introduisent la World Business Class sur les vols intercontinentaux[5]. La participation de KLM dans Northwest Airlines est portée à 25 % en 1994[6].

La KLM commence à utiliser le Boeing 767-300ER en juillet 1995[5]. En janvier 1996, KLM acquiert une part de 26 % de Kenya Airways, la compagnie aérienne porte-drapeau du Kenya[5]. En 1997, Pieter Bouw démissionne de son poste de président de la KLM. Il est remplacé par Leo van Wijk[23]. En août 1998, KLM rachète toutes ses actions au gouvernement néerlandais pour faire de KLM une société privée[5]. Le 1er novembre 1999, KLM fonde AirCares, une plate-forme de communication et de collecte de fonds présentée comme soutenant des causes dignes et mettant l'accent sur les enfants défavorisés[5].

KLM renouvele sa flotte d'appareils intercontinentaux en remplaçant les Boeing 767 et Boeing 747-300, et finalement le McDonnell Douglas MD-11, par les Boeing 777-200ER et les Airbus A330-200. Quelques Boeing 747 sont retirés du service en premier. Les MD-11 restent en service jusqu'en octobre 2014[24],[25]. Le premier Boeing 777 est reçu le 25 octobre 2003, tandis que le premier Airbus A330-200 est reçu le 25 août 2005[5].

Groupe Air France-KLM

Boeing 777 de KLM.

Le , Air France et KLM s'accordent sur une fusion au sein de laquelle les deux compagnies appartiendraient à une holding connue sous le nom d'Air France-KLM. Chacune des compagnies gardent leur marques et les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et d'Amsterdam-Schiphol restent des hubs-clés[26]. En février 2004, la Commission européenne et le département d'État des États-Unis approuvent la fusion[27],[28].

La fusion est effectivement réalisée en avril et mai 2004[29],[30],[31],[32]. Depuis le , Air France et KLM sont présentes sur le marché Euronext de Paris, Amsterdam et New York[30]. En septembre 2004, la fusion est finalisée avec la création de la holding[30]. Cette fusion résulte à la création de la plus grande compagnie aérienne mondiale et doit selon les plans aboutir sur des économies d'échelle estimées entre 400 et 500 millions d'euros[32].

En mars 2007, la KLM utilise le système de réservation Amadeus, en même temps que son partenaire Kenya Airways. Après avoir servi 10 ans comme président de la compagnie, Leo van Wijk démissionne pour être remplacé par Peter Hartman[33].

Lorsque la compagnie Delta Airlines fusionne avec Northwest, le groupe Air France-KLM se rapproche du nouveau géant américain pour effectuer des partages de codes sur plusieurs vols nord-américains et européens, exploitant alors une tri-marque au sein de Skyteam, alliance que la KLM rejoint trois ans après sa fondation par Air France et trois autres compagnies dont Delta, en 2000.

Années 2010

Zone réservée à KLM, à Schiphol.

En septembre 2010, la KLM intègre la section passager de Martinair, avec les équipages et les routes. Au mois de novembre 2011, Martinair consiste uniquement de transport cargo et de maintenance[34]. En mars 2011, la KLM et Insel Air signent un accord pour une collaboration sur les destinations d'Insel Air, ce qui lui permet d'étendre ses services passagers. Ainsi, les passagers KLM pouvaient profiter du réseau Insel Air à travers les hubs de Curaçao et Saint Martin[35],[36], coopération qui est montée au grade de partage de codes en 2012[37].

Le , la société annonce que Peter Hartman démissionne de son poste de PDG le . Il est remplacé par Camiel Eurlings. Le , KLM annonce le remplacement d'Eurlings par Pieter Elbers[38].

Le , KLM réalise la première traversée transatlantique avec du biokérozène, vers Rio de Janeiro[39]. Le , la compagnie teste du carburant à base de graisse de friture traitée sur un vol entre Amsterdam et New York. Par la suite, ce carburant sera utilisé à raison d'une liaison hebdomadaire entre ces deux destinations avec un Boeing 777.

KLM reçoit la médaille du « Meilleur service d'équipage » pour l'Europe aux World Airline Awards de Skytrax en 2012 et 2013[40],[41].

Le groupe Air France-KLM passe par ailleurs commande auprès de Boeing pour 25 Boeing 787, et 12 locations auprès de la société AerCap. 23 avions seront affectés à la KLM. Le premier Boeing 787-9 est reçu le et est baptisé Zonnebloem (« Tournesol » en français)[42]. Dans un même temps, la compagnie est en attente de 7 Airbus A350 en construction chez l'entreprise européenne. Le 17 mars 2017, la KLM annonce un accord de partage de codes avec la compagnie suédoise Nextjet[43].

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