Jonction serrée

Les jonctions serrées ou étanches ou imperméables ou occlusives (dites zonula occludens) sont caractéristiques des tissus épithéliaux du taxon des chordés et sont aussi présentes au niveau du pôle basal des cellules de Sertoli de l'espèce humaine. Elles bloquent la circulation de fluides entre les cellules (voie paracellulaire) et assurent ainsi l'étanchéité entre deux compartiments tissulaires. Cependant, elle peut laisser passer certains peptides, plutôt hydrophile de petites taille (< 15 nm), notamment au niveau du tube digestif lors de la digestion. Les éléments principaux contribuant à la formation de cette jonction sont deux protéines nommées claudine (du latin : claudere, fermer) et occludine. Les zonula occludens se nomment tight junction en Anglais.

Sans ces barrières paracellulaires, il ne serait pas possible de maintenir les propriétés du milieu au sein de compartiments donnés, comme la grande acidité (pH de 1 à 2) de l’intérieur de l’estomac.

Structure

Les jonctions serrées sont localisées à l'apex des cellules épithéliales où elles forment une bande continue tout autour qui assure l'étanchéité. Au microscope, quand on sépare les deux membranes cellulaires, on observe une série de bourrelets longilignes, plus ou moins interconnectés mais jamais interrompus. Les deux membranes comportent exactement le même réseau de bourrelets. Ces bourrelets sont complémentaires de sillons visibles sur la face interne de la membrane plasmique. La signification de cette structure n'a pas été comprise de suite ; elle a été d'abord identifiée comme des protéines linéaires qui assurent l'étanchéité. Il n'en est rien. Si des protéines participent à la régulation et la stabilité de la structure, comme les CAM cadhérines ou encore les CAM de la superfamille des immunoglobulines, elles n'en constituent pas le cœur.

En fait, il s'agit d'une fusion partielle des membranes plasmiques : au niveau des jonctions, les hémimembranes extracytoplasmiques disparaissent et les deux hémimembranes cytoplasmiques s'associent pour reconstituer une membrane, complète, mais composée d'éléments provenant des deux cellules. Au niveau des épithéliums polarisés interviennent des protéines à quatre domaines transmembranaires et à domaine extracellulaire court: les claudines et les occludines. Ces protéines permettent le rapprochement des deux membranes plasmiques, elles sont connectées à ZO1, ZO2 et ZO3. Les jonctions serrées sont reliés aux filaments d'actine par l'intermédiaire de la cinguline, ou de la spectrine (suivant les ouvrages rencontrés).

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