Jiang Zemin

Dans ce nom chinois, le nom de famille, Jiang, précède le nom personnel.
Jiang Zemin
江泽民 / 江澤民, Jiāng Zémín
Jiang Zemin en 2000.
Jiang Zemin en 2000.
Fonctions
Secrétaire général du Parti communiste chinois

(13 ans, 4 mois et 22 jours)
Prédécesseur Zhao Ziyang
Successeur Hu Jintao
Président de la Commission militaire centrale du Parti communiste chinois

(14 ans, 10 mois et 10 jours)
Prédécesseur Deng Xiaoping
Successeur Hu Jintao
Président de la République populaire de Chine

(9 ans, 11 mois et 16 jours)
Premier ministre Li Peng
Zhu Rongji
Prédécesseur Yang Shangkun
Successeur Hu Jintao
Biographie
Date de naissance (91 ans)
Lieu de naissance Yangzhou, Chine
Nationalité Chinoise
Parti politique Parti communiste chinois
Conjoint Wang Yeping
Enfants Jiang Mianheng
Diplômé de Université Jiao-tong de Shanghai
Profession Électrotechnicien
Résidence Zhongnanhai

Jiang Zemin
Secrétaire général du Parti communiste chinois
Présidents de la République populaire de Chine

Jiang Zemin ( chinois simplifié : 江泽民 ; chinois traditionnel : 江澤民 ; pinyin : Jiāng Zémín ; Wade : Chiang¹ Tse²-min² ; pe̍h-ōe-jī : Kang Tik-bîn), né le , est un homme d'État chinois, qui a été Secrétaire général du Parti communiste chinois entre 1989 et 2002 et président de la République populaire de Chine entre 1993 et 2003.

Biographie

Originaire de la province côtière du Jiangsu, il fait des études d'ingénieur en génie mécanique à l' université Jiao-tong de Shanghai. Il adhère au Parti communiste chinois (PCC) en 1946 tout en poursuivant une carrière d'ingénieur et de dirigeant technique.

Percée

Sa percée au sein de l'appareil du Parti est tardive : il est vice-président de la Commission pour les investissements étrangers de 1980 à 1982 et successivement vice-ministre puis ministre de l'Industrie électronique.

En 1985, il devient maire de Shanghai puis, en 1987, secrétaire général du Comité du PCC de la ville. La même année, lors du XIIIe Congrès, il entre au bureau politique du Comité central ( 13e Politburo).

Jiang Zemin soutient la répression des manifestations de la place Tian'anmen en 1989.

Deng Xiaoping confie alors à Jiang Zemin les postes de Secrétaire général du Parti communiste chinois, où il succède à Zhao Ziyang, et de président de la Commission militaire centrale, les postes les plus importants en Chine communiste.

Chef de l'État

Jiang Zemin, qui menait jusque là une carrière discrète, devient brusquement l'homme fort du pays. En 1993, il accède au poste de chef de l'État et concentre tous les pouvoirs ( 14e puis 15e Politburo). Deng Xiaoping étant toujours vivant, Jiang Zemin continue la politique d'ouverture et de réformes de son prédécesseur. Sous ses mandats, il assiste à la rétrocession d' Hong Kong et de Macao. Son désir était de récupérer aussi Taïwan.

En 1998, Jiang Zemin interdit en tant que chef du Parti le renouvellement des mandats des responsables actuels, ce qui entraîne également sa retraite pour 2003, date à laquelle il remet ses attributions de Secrétaire général du Parti et de président de l'État à Hu Jintao, son vice-président de l'État, qui a été élu par l' Assemblée nationale populaire.

Comme son prédécesseur, Jiang Zemin a choisi de partir en douceur tout en surveillant son successeur. C'est ce qui explique qu'il ait conservé la présidence de la Commission militaire centrale jusqu'en 2004. En outre, avant de passer le relais, il a nommé plusieurs de ses proches, appartenant à la faction de Shanghai, à des postes importants dans les institutions politiques et militaires chinoises. Un argument supplémentaire, avec sa personnalité et son expérience, pour conserver encore une influence dans les décisions du Parti et de l'État.

« Admirateur de la culture française »

Lors de la visite officielle du président Jacques Chirac en Chine en mai 1997, Jiang Zemin se présenta à son invité comme « admirateur de la culture française », rapportant qu'il avait appris La Marseillaise au lycée, qu'il avait lu des œuvres d' Alphonse Daudet (La Dernière classe), de Victor Hugo, d' Alexandre Dumas (notamment Le Comte de Monte-Cristo), de Romain Rolland, et qu'elles avaient contribué à sa formation [1].

Plaintes devant la justice espagnole

Jiang Zemin a fait l'objet de plusieurs plaintes pour génocide, déposées par des associations de défense de la cause tibétaine [2] et le Falun Gong, pour la répression menée par l'État chinois [3]. La justice espagnole, qui se reconnaissait une compétence universelle pour le traitement des plaintes pour génocide même si elles n'impliquaient pas de nationaux [4], avait adressé deux commissions rogatoires au gouvernement chinois demandant que l'ancien président soit entendu. À la suite de pressions émanant d' Israël, de Chine et des États-Unis [5], le Sénat espagnol a limité la loi de compétence universelle, celle-ci ne devant plus s'appliquer qu'à des plaignants de nationalité espagnole ou à des suspects présents sur le territoire de l'Espagne [6]. En septembre 2010, le Comite de Apoyo al Tibet et Thubten Wangchen, député du Parlement tibétain en exil ayant la nationalité espagnole et président de la Casa del Tibet, ont saisi la cour no 2 de l' Audiencia Nacional d'Espagne enquêtant sur le génocide et autres crimes qui auraient été commis au Tibet par Jiang Zemin [7]. Le 19 novembre 2013, la Cour nationale espagnole a rendu un arrêt qui devrait entraîner l'émission de mandats d'interpellation de Jiang Zemin et de quatre autres anciens dirigeants chinois soupçonnés d'avoir bafoué les droits de l'Homme au Tibet : Li Peng, Premier ministre lors de la répression au Tibet dans les années 1980 et au début des années 1990 ; Qiao Shi, ancien chef de la sécurité chinois et responsable de la Police armée du peuple pendant la période de la loi martiale au Tibet à la fin des années 1980 ; Chen Kuiyuan, secrétaire du Parti de la région autonome du Tibet de 1992 à 2001 et Deng Delyun (également connu sous le nom Peng Pelyun), ministre de la Planification familiale dans les années 1990 [8], [9]. Le 10 février 2014, la Cour suprême espagnole demande l'émission d'un mandat d'arrêt international contre Jiang Zemin, Li Peng et d'autres dirigeants pour génocide au Tibet [10].

Entretien avec Jacques Chirac en 1999

En octobre 1999, lors de sa venue en France et de son séjour chez les Chirac au château de Bity en Corrèze, une visite qui suscita une controverse [11], Jiang Zemin, interrogé par Jacques Chirac à propos des conditions mises par la Chine au retour du 14e dalaï-lama au Tibet, lui indiqua qu'il avait posé « deux conditions simples : que le dalaï-lama reconnaisse que le Tibet fait partie de la Chine et, puisqu'il s'est rendu à Taïwan, qu'il reconnaisse aussi qu'il s'agit d'une province chinoise ». Mais, affirme Jiang Zemin, le 14e dalaï-lama « avait adopté des positions ambiguës » [12].

Déclin

Zhou Yongkang, un allié de Jiang Zemin, est accusé de corruption puis exclu du Parti communiste chinois en décembre 2014. En février 2015, Jia Ting-An, l'ancien secrétaire de Jiang Zemin, est accusé de corruption [13].

Other Languages
العربية: جيانغ زيمين
Aymar aru: Jiang Zemin
azərbaycanca: Tsyan Tsemin
Bikol Central: Jiang Zemin
беларуская: Цзян Цзэмінь
български: Дзян Дзъмин
Bislama: Jiang Zemin
བོད་ཡིག: ཅང་རྩེ་མིན།
català: Jiang Zemin
Mìng-dĕ̤ng-ngṳ̄: Gŏng Dĕk-mìng
čeština: Ťiang Ce-min
Deutsch: Jiang Zemin
English: Jiang Zemin
Esperanto: Jiang Zemin
español: Jiang Zemin
euskara: Jiang Zemin
Gaeilge: Jiang Zemin
贛語: 江澤民
客家語/Hak-kâ-ngî: Kông Chhe̍t-mìn
hrvatski: Jiang Zemin
Bahasa Indonesia: Jiang Zemin
íslenska: Jiang Zemin
italiano: Jiang Zemin
日本語: 江沢民
қазақша: Цзянь Цземин
한국어: 장쩌민
lietuvių: Dziang Dzeminas
Malagasy: Jiang Zemin
Bahasa Melayu: Jiang Zemin
Nederlands: Jiang Zemin
polski: Jiang Zemin
português: Jiang Zemin
Runa Simi: Jiang Zemin
română: Jiang Zemin
русский: Цзян Цзэминь
Simple English: Jiang Zemin
slovenčina: Ťiang Ce-min
српски / srpski: Ђанг Цемин
svenska: Jiang Zemin
татарча/tatarça: Җияң Зымин
ئۇيغۇرچە / Uyghurche: جياڭ زېمىن
українська: Цзян Цземінь
Tiếng Việt: Giang Trạch Dân
Winaray: Jiang Zemin
吴语: 江泽民
Vahcuengh: Gyangh Cwzminz
中文: 江泽民
Bân-lâm-gú: Kang Te̍k-bîn
粵語: 江澤民