Jiang Qing

Dans ce nom chinois, le nom de famille, Jiang, précède le nom personnel.
Jiāng Qīng
Description de l'image Jiang qing yanan 001.JPG.
Nom de naissance Lǐ Shūméng
Alias
Li Yunhe
Li Jin
Lan Ping (Pomme bleue)
Impératrice rouge
Naissance
Zhucheng, Shandong, Chine
Décès (à 77 ans)
Pékin, Chine
Nationalité Chinoise
Profession
Actrice,
femme politique
Autres activités
Membre de la Bande des quatre
Famille

Jiang Qing ( chinois : 江青 ; pinyin : Jiāng Qīng ; Wade : Chiang1 Ch'ing1 ; EFEO : Kiang Ts'ing) (1914-1991), ancienne actrice, est une femme politique chinoise. Surnommée l'Impératrice rouge, elle fut la quatrième et dernière épouse de Mao Zedong, fondateur de la République populaire de Chine et joua un rôle politique majeur durant la Révolution culturelle.

Elle fut arrêtée en 1976, quelques jours après la mort de Mao et condamnée à finir ses jours en prison (où elle se suicida). En tant que membre de la Bande des quatre elle est jugée comme une des personnalités responsables du déclenchement, des violences et des destructions de la Révolution culturelle.

Les débuts

Jiang Jing (ou Jiāng Qīng selon la transcription pinyin), de son vrai nom Luan Shumeng (alias Li Yunhe, alias Li Jin, alias Lan Ping), est née entre 1912 et 1914 à Zhucheng de la province du Shandong d'une famille d'origine humble. Son père, Li Dewen, est charron et aubergiste. Son enfance dans ce bourg de 30 000 habitants n'est guère épanouissante. Son père, alcoolique et brutal, bat sa mère (qui n'est pas épouse, mais seulement concubine), qui bat Jiang Qing à son tour.

« Lan Ping », actrice, ca. 1930.

À l'âge de cinq ans, sa mère s'enfuit et l'emmène chez son grand-père à Jinan. Là, Yun He («  Grue dans les nuages », son nouveau nom) fréquentera l'école primaire. Mais en 1928, sa mère, probablement remariée, quitte la ville et disparaît, laissant seule l'adolescente. Elle se joint alors à une troupe de Jinan où elle commence l'apprentissage du métier d'acteur. La jeune fille, déjà très belle, s'épanouit dans ce monde artistique. Elle réussit à intégrer l'académie des arts dramatiques de Jinan au printemps 1929, avant que des difficultés ne surgissent à nouveau dès 1930 quand l'établissement ferme brutalement ses portes. Yun He épouse alors Feïn, le fils d'un commerçant de Jinan, qui s'est épris d'elle. Ce mariage de raison pour cette femme ambitieuse ne tarde pas à aboutir, quelques mois plus tard, à un divorce.

La jeune fille part alors pour Qingdao, le grand port du Shandong, où l'ancien directeur de l'académie des beaux-arts de Jinan est devenu doyen de l'université. L'épouse de ce dernier, Yu Shan, avec qui elle a sympathisé, lui obtient un emploi à la bibliothèque universitaire et surtout lui présente son frère Yu Qiwei, qui occupe un poste important au sein du Parti communiste chinois, il est responsable de la propagande du parti clandestin pour Qingdao.

En 1933, elle part pour Shanghai commencer une carrière d' actrice sous le nom de Lan Ping (蓝苹) « Pomme Bleue » ; elle y épouse un critique de cinéma appelé Tang Na (pseudonyme de Ma Jiliang) dont elle divorce en 1937 [1].

Pendant quelques années, l'actrice décroche sous le nom de Lan Ping des rôles modestes dans des films de série B. Quoique médiocre, cette carrière l'amène à côtoyer les milieux de gauche, sans y être vraiment acceptée — ce dont elle tirera une certaine rancœur qu'elle assouvira pendant la Révolution culturelle. Femme réputée légère [2], elle a des relations avec des membres du Parti communiste chinois, dont Kang Sheng, qui fut son amant. Celui-ci la présentera ultérieurement à Mao, après avoir rallié ce dernier [3]. Elle devient également la maîtresse de (alias) Huang Jing, un cadre communiste clandestin. Arrêtée par la police pour ces fréquentations, elle est aussitôt relâchée, sans doute après avoir dénoncé des camarades dont elle connaît l'identité, comme certains le lui ont reproché par la suite. Ultèrieurement elle s'efforcera de détruire les traces de son passé en éliminant les témoins, certains mourront sous la torture, ses anciens geôliers susceptibles de révéler sa trahison disparaîtront [2].

Other Languages
العربية: جيانغ كينغ
беларуская: Цзян Цын
български: Дзян Цин
català: Jiang Qing
čeština: Ťiang Čching
dansk: Jiang Qing
Deutsch: Jiang Qing
English: Jiang Qing
español: Jiang Qing
eesti: Jiang Qing
euskara: Jiang Qing
suomi: Jiang Qing
Gaeilge: Jiang Qing
हिन्दी: जांग चिंग
Bahasa Indonesia: Jiang Qing
italiano: Jiang Qing
日本語: 江青
한국어: 장칭
Nederlands: Jiang Qing
norsk: Jiang Qing
polski: Jiang Qing
português: Jiang Qing
Runa Simi: Jiang Qing
română: Jiang Qing
русский: Цзян Цин
svenska: Jiang Qing
Türkçe: Jiang Qing
українська: Цзян Цін
Tiếng Việt: Giang Thanh
中文: 江青
Bân-lâm-gú: Kang Chheng
粵語: 江青