Jeannou Lacaze

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Officier général francais 5 etoiles.svg Jeannou Lacaze
image illustrative de l’article Jeannou Lacaze

Naissance
Hué, protectorat d'Annam, Indochine française
Décès (à 81 ans)
Paris
OrigineFrançais
AllégeanceDrapeau de la France France
ArmeArmée de terre
GradeGénéral d'armée
Années de service1944-1985
Commandement11e division parachutiste (1977-1979)
Chef d'État-Major des armées (1981-1985)
DistinctionsGrand officier de la Légion d'honneur Grand officier de la Légion d'honneur

Jeannou Lacaze, né le à Hué en Indochine française (Annam), mort le à Paris, est un général français.

Biographie

Premières années

Jeannou Lacaze naît en Indochine, fils d'un fonctionnaire colonial et d'une Annamite d'origine chinoise[1]. Il étudie au Lycée Michel-Montaigne de Bordeaux[2].

De 1944 à 1950

À l’âge de vingt ans, en 1944, il rejoint les FFI et participe à la Libération. Reçu à Saint-Cyr en 1945, il fait l’École d'application de l'infanterie à Auvours dont il sort en 1947.

Détaché à sa sortie d'école au 1er régiment étranger d'infanterie au Kef en Tunisie, il rejoint ensuite le 2e régiment étranger d'infanterie (REI) en Indochine, où il sert jusqu’en 1951. Chef de section au 3e bataillon, il est grièvement blessé alors qu'il est à la tête de sa section lors de l'assaut du village de Hô Chim le . Rapatrié sanitaire, il retourne, dès sa convalescence terminée, au 2e REI dans le 1er bataillon et part pour un nouveau séjour en Indochine.

De 1951 à 1979, la Françafrique

De retour en France en 1951, il est affecté au régiment de tirailleurs marocains. Après une affectation à la section technique de l'Armée de terre, il prend le commandement de la 5e compagnie du 129e régiment d'infanterie en 1958 en Algérie.

En 1959, il est muté à la 11e demi-brigade parachutiste de choc.

Après un passage par l'École de guerre, il prend le commandement du 2e régiment étranger de parachutistes après le colonel Paul Arnaud de Foïard le . Il conduit son régiment au Tchad lors de l'intervention française de 1969. Il opère également au Togo et en Côte d'Ivoire.

Quittant la Légion étrangère, il rejoint les services secrets avant de prendre le commandement de la 11e division parachutiste de 1977 à 1979. C'est durant son commandement que le 2e REP intervient à Kolwezi au Zaïre et que l'Armée française déclenche des actions extérieures au Liban et en Mauritanie.

De 1980 à 1985, chef d'état-major

Il gagne la confiance du président de la République Valéry Giscard d'Estaing qui le nomme gouverneur militaire de Paris en 1980, et chef d'État-Major des armées le , soit quelques mois avant l'élection de François Mitterrand. Le nouveau président le maintient à son poste jusqu'à son âge légal de départ à la retraite en 1985, alors qu'il totalise quarante-et-une années de service.

Titulaire de la Croix du combattant volontaire et de la Croix du combattant, le général Jeannou Lacaze est grand officier de la Légion d'honneur. Il est décoré de la croix de la Valeur militaire avec trois étoiles et de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec une palme et deux étoiles. Il totalise six citations.

De 1986 à 2005, conseiller spécial

En 1986, il devient conseiller spécial auprès du ministre français de la Défense pour les relations militaires avec les pays africains ayant signé des accords de défense. Il devient également conseiller de plusieurs présidents africains : (Mobutu Sese Seko, Denis Sassou-Nguesso et Félix Houphouët-Boigny). Il s'est rendu plusieurs fois en Irak avant l'invasion du Koweït en 1991 pour soutenir la vente d'armements et de savoir-faire français au régime de Saddam Hussein.

En 1989, il se lance dans la politique. Il est député européen de 1989 à 1994, sous l'étiquette du CNIP avant de créer son propre parti, l' Union des indépendants (UDI). Il exerce également la présidence d'honneur de l'association Paris solidarité métro (lutte contre l'exclusion). On le surnomme « le sphinx », du fait qu'il ne parle que rarement et garde de nombreux renseignements pour lui. En 1995, il fonde Le Conseil commercial et industriel franco-irakien, pour vendre des armes à Saddam Hussein[3].

Il meurt le lundi 1er août 2005 à l'âge de 81 ans, ses obsèques ont lieu le jeudi 4 août dans la cour d'honneur des Invalides, à Paris[4].

Engagement philosophique et franc-maçonnerie

Franc-maçon[5],[6], il fonde en 2003 avec François Thual et le général René Imbot la Grande Loge des cultures et de la spiritualité (GLCS)[7]. Les membres de sa loge sont « présents à la cérémonie donnée en son honneur aux Invalides[8] ».

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