Jean XXIII

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Jean XXIII
Saint catholique
Image illustrative de l'article Jean XXIII
Biographie
Nom de naissance Angelo Giuseppe Roncalli
Naissance
Sotto il Monte ( Italie)
Ordination sacerdotale
Décès (à 81 ans)
Cité du Vatican
Saint de l’Église catholique
Canonisation
par le pape François

Saint Jean XXIII est fêté le 11 octobre. (Jour de l'ouverture du Concile Vatican II).

Béatification
par le pape Jean-Paul Jean-Paul II
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat (76 ans)
Intronisation
Fin du pontificat
(4 ans, 7 mois et 6 jours)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal

par le pape Pie Pie XII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Santa Prisca
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le card. Giovanni Tacci Porcelli
Patriarche de Venise
Nonce apostolique en France
Délégué apostolique en Turquie
Délégué apostolique en Grèce
Archevêque titulaire de Mesembria
Official puis délégué apostolique de Bulgarie
Archevêque titulaire d'Aeropolis

Blason
« Oboedientia et pax »
(« Obéissance et paix »)
((en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Angelo Giuseppe Roncalli (né à Sotto il Monte, près de Bergame, Italie, le et mort à Rome, le ), fut élu pape le sous le nom de Jean XXIII (en latin Ioannes XXIII, en italien Giovanni XXIII). Il convoqua le IIe concile œcuménique du Vatican (1962-1965, appelé aussi concile Vatican II), dont il ne vit pas la fin car il mourut le , deux mois après avoir achevé l’ encyclique Pacem in Terris.

Béatifié par Jean-Paul Jean-Paul II à l’occasion du Jubilé de l’an 2000, puis canonisé par le pape François le 27 avril 2014, il est considéré comme saint par l’ Église catholique romaine et fêté le 11 octobre, jour de l’ouverture de Vatican II. En Italie, on lui donne le surnom affectueux d’Il Papa Buono (« Le Bon Pape » ou « Le Gentil Pape »).

Une carrière de nonce peu ordinaire

Vie familiale et prêtrise de Bergame à Rome

La mère et le père d'Angelo Roncalli
Roncalli, debout, à droite, derrière Giacomo Radini-Tedeschi

Angelo Giuseppe Roncalli naît le 25 novembre 1881 à Brusicco, une des frazioni de Sotto il Monte, village de la campagne de Bergame, en Lombardie. C'est le quatrième enfant (et premier fils) dans une famille de quatorze enfants de milieu campagnard modeste. Son père Giovanni Battista Roncalli (1854–1935) et sa mère Marianna Giulia Mazzolla (1854–1939) étaient métayers de milieu très modeste, bien qu'on puisse leur trouver une ascendance de petite noblesse appauvrie (par la même parenté que celle du compositeur Ludovico Roncalli, issu de la petite noblesse de Bergame). Son oncle et parrain, Zaverio, est engagé dans l'action catholique, assez proche des idées de Luigi Sturzo.

Angelo entre au petit séminaire à l’âge de douze ans grâce à l'aide financière de son oncle et de prêtres dont le curé Giovanni Morlani, propriétaire des terres qu'exploitait sa famille. Élève assez brillant, il suit le cursus ecclésiastique classique, devenant boursier au séminaire dell'Apollinare de Rome. Il effectue de nombreux pèlerinages au sanctuaire marial de la Madone du Bosco d'Imbersago. À partir de 1895, il tient un journal qu'il continue jusqu'à sa mort. Il fait son service militaire en 1901 au 73e régiment d'infanterie, dans des conditions difficiles, pour que son frère reste sur l'exploitation.

Présenté au pape Pie Pie X qu'il apprécie pourtant moins que son prédécesseur Léon Léon XIII, en 1904, il est ordonné prêtre dans la basilique Santa Maria in Montesanto le 10 août 1904 [1]. Peu après, il est nommé secrétaire de Mgr  Giacomo Radini-Tedeschi, nouvel évêque de Bergame, connu pour son soutien au monde ouvrier en particulier lors des grèves de 1909. Roncalli reste à son service jusqu’à la mort de ce dernier le 22 août 1914. Pendant cette période, il enseigne également l'histoire de l'Église au séminaire de Bergame, en étudiant particulièrement saint Charles Borromée et le concile de Trente (qu'il voit comme un concile réformateur plus qu'anti protestant), saint François de Sales et Grégoire Barbarigo, proclamé bienheureux sous son pontificat. Il donne des conférences à des laïcs sur l'histoire de l'Église.

En 1915, il est, comme sergent de l'armée royale italienne, incorporé dans le service des santés des armées, avant de devenir aumônier militaire dans les hôpitaux.

Après la guerre, il revient au séminaire de Bergame comme directeur spirituel. Son activité le fait pressentir par le cardinal Willem Marinus van Rossum pour travailler au Vatican, à Rome aux œuvres pontificales missionnaires. Comme il ne souhaite pas forcément aller à Rome, sa réponse est assez caractéristique de sa personnalité : « Je suis un homme capable de peu. J’écris très lentement. Paresseux de nature, je me laisse facilement distraire dans mon travail ». Il est néanmoins nommé par Benoit Benoit XV et, en 1921, se trouve à la curie romaine, dans la Propaganda Fide (future Congrégation pour l’évangélisation des peuples) où il travaille en particulier au motu proprio de Pie Pie XI (Romanorum Pontificum) sur la coopération des missions. Il profite aussi de cette charge pour visiter de nombreux diocèses et ordres missionnaires italiens. Il vit à Rome, modestement, avec deux de ses sœurs et se lie avec Montini (futur Paul Paul VI) dont il avait connu la mère (lors d'une grève de femmes de l'UFC) et le père député démocrate chrétien, restant proche des milieux qui souhaitent une alliance de la démocratie chrétienne avec les antifascistes. Ayant fait un sermon sur le "nationalisme comme amour de la patrie" par opposition à une "militarisation de la nation", il apparait comme rétif à la ligne de dialogue avec Mussolini que suit alors Pie XI soucieux de régler la question romaine.

Visiteur apostolique en Bulgarie

En 1925, Pie Pie XI l'écarte de l'Italie en le promouvant évêque pour l’envoyer, contre son gré (il voulait l' Argentine), en Bulgarie, terre orthodoxe, en tant que premier visiteur, puis délégué apostolique. Élevé à la dignité d'évêque titulaire d' Areópoli, consacré à Rome par le Cardinal Giovanni Tacci Porcelli, il choisit comme devise épiscopale Obedientia et Pax (obéissance et paix). Malgré les encouragements de Montini, il est atterré. Il arrive dans une situation tendue : en 1924, un grave incident interreligieux avait marqué les esprits. Roncalli, par une visite et un sermon, contribue à faire tomber la tension (« les bons sentiments vers nos frères séparés ne sont pas suffisants, si vous les aimez vraiment, donnez-leur le bon exemple et transformez votre amour en action »). Devant affronter l'épineuse question du rite latin et du rite oriental, il marque son habituelle bonhomie par de nombreuses visites dans la petite communauté urbaine catholique ou uniate. L'hôpital catholique soigne gratuitement les malades de toutes confessions, en particulier lors de l'attentat manqué à la cathédrale orthodoxe contre le roi Boris Boris III. Le roi l'en remercie par une entrevue privée, honneur inhabituel, puisque Roncalli n'avait pas de statut diplomatique. Il se rend aussi au centre du pays en 1928, frappé par un tremblement de terre.

Il doit surtout négocier la délicate préparation du mariage du roi Boris III (orthodoxe) avec Jeanne de Savoie, fille catholique du Roi Victor-Emmanuel Victor-Emmanuel III. Le pape Pie Pie XI avait accepté la dispense à la condition qu'un rite catholique soit célébré et que les filles du couple soient éduquées dans la religion catholique. Or, en plus de la cérémonie catholique d'Assise (25 octobre 1930), une seconde, orthodoxe, fut célébrée à Sofia, ce qui irrita Pie XI, d'autant plus que les filles du couple furent baptisées selon le rite orthodoxe en 1933. Toutefois, la fille du Roi d'Italie ne fut pas excommuniée. Divers indices indiquent que la souplesse de Roncalli ne convenait pas à Pie XI (le bruit courut, sans doute à tort, qu'il l'aurait laissé 45 minutes à genoux pour lui marquer son mécontentement que le fils de Boris, Siméon, ait été baptisé dans le rite orthodoxe).

À l'écart de l'Italie pendant la dictature fasciste, il indique : "Mon exclusion des affaires de l'Italie me parait une bénédiction. Ce que je lis dans les journaux me navre." Roncalli attend une réaffectation. Éloigné de ses sœurs et de ses parents, il s'avoue "insatisfait" de ne "pouvoir faire davantage" et de devoir "se renfermer dans une vie de parfait ermite allant contre sa tendance intime de travailler au ministère direct des âmes" [2].

Délégué apostolique en Turquie

Monument devant l'église catholique d'Istanbul

En 1935, il reçoit enfin une réaffectation. Mais sa promotion (avec un titre d' archevêque de Mesembria) pour le même poste à Istanbul, comme délégué apostolique en Turquie et en Grèce entre 1935 et 1944, n'est guère plus aisée : plus loin encore de sa famille (il ne peut enterrer ni son père, ni sa mère) il doit couvrir un espace important. La communauté catholique est isolée en Grèce orthodoxe et assez fractionnée dans la Turquie d'Ankara, alors dirigée par Atatürk en pleine période de laïcisation de la société (il doit se déplacer en civil, ce qui lui fait dire que l'on est prêtre aussi bien en pantalon qu'en soutane). Il fait de courts passages en Grèce et salue l'élection du nouveau Patriarche de Constantinople.

Sur le plan religieux, il fait entrer dans la liturgie des passages dits en turc, ce qui est dénoncé jusqu'à Rome et indique dans un sermon en 1944, son désir d'un concile œcuménique.

Sur un plan diplomatique, il insiste sur la neutralité du Vatican, dans l'État neutre de Turquie, se refuse de trancher en faveur de Vichy ou de la France libre, et surtout il joue un rôle important pour le sauvetage des réfugiés d'Europe centrale vers la Palestine pendant la guerre, des victimes du nazisme, juifs, surtout mais aussi membres du clergé venus de toute l'Europe et particulièrement de Hongrie et de Bulgarie.

Prévenu dès septembre 1940 des persécutions nazies par l'arrivée de réfugiés polonais, il fait distribuer des permis gratuits d'émigration par la délégation apostolique en particulier vers la Palestine sous mandat britannique, des certificats de baptêmes temporaires et des sauf-conduits, ainsi que des vivres et vêtements en s'appuyant sur la Croix Rouge locale. Il envoie une lettre au roi Boris Boris III de Bulgarie pour qu’il désapprouve la déportation de 25 000 Juifs de Sofia et obtient son aide pour faire sauver par la croix rouge des milliers de juifs slovaques qui étaient déportés en Bulgarie. Il aide le rabbin Yitzhak HaLevi Herzog à alerter le Vatican pour sauver les juifs de Moldavie, et en 1944, ceux de Roumanie (seuls 750 dont 250 orphelins arrivèrent en bateau à Jérusalem). Il rétorque à Franz von Papen qui lui demandait de dire au pape Pie XII que celui-ci doit rejoindre la croisade anti soviétique: ”et que devrais je dire au Saint Père au sujet des milliers de Juifs qui sont morts en Allemagne et en Pologne aux mains de vos concitoyens?" En janvier 1943, il soutient la demande de Berlas auprès du Vatican pour soutenir la requête d'ouvrir d'autres pays neutres à l'émigration juive, informe le gouvernement allemand que l'agence Juive de Palestine dispose de 5 000 certificats d'immigration légaux et fait demander, en vain, à Radio Vatican de diffuser un message comme quoi toute aide à des juifs est un acte de miséricorde que l'église approuve. Quoiqu'ayant peu de marges de manœuvre, Roncalli prend des risques en 1944, recevant à l'état Ira Hirsmann de l'American War Refugee Board et un immigrant Hongrois, et en leur proposant de renforcer une opération locale (des nones délivraient des certificats de baptême à des enfants que les nazis reconnaissaient et qui permettaient aux enfants juifs de quitter la Roumanie). Les sœurs de Notre Dame de Sion délivrèrent des certificats, visas – souvent faux – aux Juifs Hongrois.

Ces gestes pour ceux qu'il nomme les "cousins et compatriotes de Jésus" auraient sauvé de 24 000 à 80 000 Juifs, ce qui justifie pour la fondation internationale Raoul Wallenberg de demander son inscription comme juste entre les nations. Toutefois, en 1943, même s'il approuve le sauvetage des Juifs de Rome, il indique un "trouble spirituel" à ce que ce soit le Vatican qui les envoie en Palestine leur permettant de reconstituer une "espérance messianique" [3] (il y avait sans doute aussi des raisons diplomatiques vis-à-vis des Britanniques et cela correspondait à la perception du secrétaire d'état Maglione). Dans son témoignage écrit envoyé pour le procès de Nuremberg, Roncalli affirme par ailleurs que Von Papen (ambassadeur du Reich en Turquie) aurait permis ce sauvetage de 24 000 Juifs (qu'il aurait pu dénoncer et pour lesquels il fournit des papiers en règle).

Il accueille avec "beaucoup de calme" la fin du pouvoir de Mussolini en 1943 : "Ce geste du Duce, je le crois un geste de sagesse, qui lui fait honneur. Non, je ne lui jetterai pas la pierre... Ainsi pour lui Sic transit Gloria mundi. Mais le grand bien qu'il a fait à l'Italie reste. Son retrait est toutefois le résultat de quelques-unes de ses erreurs. Dominus parcat illi. [Que Dieu ait pitié de lui.]"

Nonce en France

Robert Schuman et le nonce en 1950

Quoi qu'éloigné du centre de la diplomatie papale, Roncalli est consulté par le pape Pie XII (dès 1941, en particulier pour avoir son avis sur la façon dont son silence vis-à-vis des Juifs pourrait être jugé après la guerre [4]). Il est également bien connu de Montini, l'homme de confiance du Pape le plus en lien avec la France. Or, en 1944, le général De Gaulle souhaite voir remplacer le nonce apostolique en France Mgr  Valerio Valeri qui avait soutenu le clergé favorable à Pétain. Pie Pie XII choisit Roncalli pour cette mission, peut-être en signe d’agacement, montrant qu'il n’envoie pas à Paris un diplomate de premier rang (« Quand on ne peut utiliser un cheval, un âne peut être utile... »). Roncalli, très surpris de cette promotion, y négocie avec succès le problème des évêques compromis avec le régime de Vichy, dont le gouvernement français demandait le remplacement dans le cadre de l' épuration. Pie XII ne doit accepter seulement que les démissions de trois prélats (sur les 25 demandées) : les évêques Auvity ( Mende), Du Bois de la Villerabel ( Aix) et Dutoit ( Arras), et quelques autres personnalités (l'auxiliaire de Paris Roger Beaussart, et trois vicaires d'outremer) trop proches de Vichy. Favorable à la promotion au cardinalat de Roques et Julleville, Roncalli est initialement défavorable à celle de Saliège, qui avait protesté contre l’enfermement des Juifs, et qui était demandée par le gouvernement français. Le nonce craignait que cela ne ternisse par contraste l'image des évêques qui étaient restés silencieux, et il estimait que l'infirmité de l'archevêque de Toulouse était un obstacle à l'accès à cette haute fonction [5]. Il entretient, semble-t-il, de bonnes relations avec le cardinal Suhard et l'épiscopat Français; mais le nonce déconcerte et agace à la fois le pape et la diplomatie française par ses visites non protocolaires et chaleureuses dans l'ensemble des diocèses en province, déroutant ses interlocuteurs par sa conversation volubile peu diplomatique. Ce comportement en apparence superficiel lui permet, en fait, d'éviter les conflits. Les sources de tensions sont en effet nombreuses: avec l'État, c'est la question de la laïcité de l'école qui menace l'unité des coalitions gouvernementales des démocrates-chrétiens du MRP et de la gauche laïque non-communiste [6]. Avec l'Église française, le trouble vient des condamnations par Pie XII des prêtres ouvriers et d'un certain courant moderniste ( nouvelle théologie ou ressourcement) en 1950.

Les constantes interventions, dans les choix d'évêques, des chefs du MRP (Bidault) et leur catholicisme nationaliste et résistant, agacent le nonce. Les propositions de Roncalli pour les nominations épiscopales, faite dans le cadre de l' accord de 1921 déplaisent tant au gouvernement français qu'à une partie de ses supérieurs au Saint-Siège [6]. Si les membres du MRP (même Schuman) souhaitent son rappel, (en 1970, Georges Bidault témoigne contre sa béatification [7]) Auriol et De Gaulle le tiennent en haute estime pour sa francophilie, sa compréhension tolérante - en particulier quand il calme un début de guerre scolaire - et sa bonhommie teintée d'humour (attribuant par exemple à la pluie le rétrécissement de la jupe d'une interlocutrice, lui qui est conservateur sur le plan moral). Moins enthousiaste, le Saint Siège, indique qu'il a été « un observateur attentiste, prudent et plein de confiance envers les nouvelles initiatives pastorales » du clergé français. Premier observateur du Saint-Siège à l' UNESCO, il est créé cardinal en 1953, au moment de son départ. Il reçoit la barrette de cardinal du président Vincent Auriol qui en avait fait la demande, au titre d'un ancien privilège des souverains français. Les autorités françaises souhaitent en effet que le poste de nonce à Paris conserve le rang de « nonciature à chapeau », alors que les deux précédents nonces avaient quitté Paris sans barrette [8].

Patriarche de Venise

En 1953, le cardinal est enfin renommé en Italie, conformément à sa première vocation pastorale : à 72 ans, Roncali devient patriarche de Venise. Cette "fin de carrière" lui permet de nouveau de montrer ses talents de pasteur débonnaire et diplomate. Il y organise un synode diocésain, utilise les transports en commun, les gondoles, multiplie les signes de présence joviale et d'ouverture en direction des paroissiens (« Je veux être votre frère, aimable et compréhensif ») et des Italiens, comme ce message de bienvenue lors du congrès des socialistes en 1957. Mais il ne prend pas de position divergente par rapport à Pie XII (il condamne ainsi, en 1957, "les cinq plaies crucifiant aujourd'hui : l'impérialisme, le marxisme, la démocratie progressiste, la franc-maçonnerie et la laïcité").

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