Jean-Michel Bertrand

Wikipédia:Bons articles Vous lisez un «  bon article ».
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bertrand.
Jean-Michel Bertrand
Jean-Michel Bertrand en 2008.
Jean-Michel Bertrand en 2008.
Fonctions
Député de la 1re circonscription de l'Ain
Conseiller régional de 1995 à 1998 et de 2001 à 2002
Gouvernement Ve République
Groupe politique Groupe UMP
Prédécesseur André Godin
Successeur Xavier Breton
Maire de Bourg-en-Bresse de 2001 à 2008
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Baccarat
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique UMP
Profession Pharmacien-biologiste
Résidence Bourg-en-Bresse

Jean-Michel Bertrand, né le à Baccarat ( Meurthe-et-Moselle) et mort à 64 ans le à l' hôpital Saint-Louis de Paris, est un homme politique français.

Pharmacien-biologiste de formation, Jean-Michel Bertrand a été élu maire de Bourg-en-Bresse en 2001, puis député de la première circonscription de l'Ain en 2002 (XIIe législature). Membre de l' UMP, d'abord proche de Charles Millon, il se fait connaître par ses réalisations municipales, son fort caractère et son action en faveur de la sécurité routière.

Atteint d'une myélodysplasie, il avait décidé de ne pas se représenter à ses mandats de député (2007) et de maire (2008).

Notable à Bourg-en-Bresse

Un entrepreneur au Conseil municipal

Après des études de pharmacien-biologiste [1] Jean-Michel Bertrand, lauréat de l'Université [2], effectue son internat aux Hôpitaux de Nancy. Il reprend en 1970 le laboratoire Berger à Bourg-en-Bresse (rue Notre-Dame) [2], [3]. À partir de 1974 il préside la Jeune Chambre économique. Jean-Michel Bertrand s’intéresse à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire quand il rencontre Paul Barberot, alors maire de Bourg-en-Bresse [4].

Entré au RPR le [5], deux jours après la victoire de la gauche, puis créateur de l'Université inter-âges de l'Ain en 1983 [3], il est élu pour la première fois conseiller municipal de Bourg-en-Bresse la même année sur la liste de Bernard Vuitton.

Particulièrement attaché au développement économique et au rayonnement de Bourg-en-Bresse [6], il siège au Conseil municipal jusqu'à sa mort ; soit comme membre de l’opposition municipale (1983-1989 puis 1995-2001), soit dans la majorité (1989-1995 puis 2001-2008).

À partir de 1989 Jean-Michel Bertrand devient le premier adjoint du radical-valoisien Paul Morin. En 1994, il est défait aux élections cantonales par le sortant socialiste Jean-Paul Rodet [3], puis l’année suivante la gauche remporte la mairie. Battu, le sortant Paul Morin s'éloigne et Jean-Michel Bertrand prend la tête de l’opposition municipale.

Un maire au caractère trempé

Une rue du centre-ville de Bourg-en-Bresse et la cathédrale

Jean-Michel Bertrand est élu maire de Bourg-en-Bresse en 2001 après une campagne houleuse. Il s’impose tout d'abord comme candidat du RPR face au député et ancien maire de Pont d'Ain Jacques Boyon [7], puis lors de l'élection contre le député-maire PS André Godin alors que les sondages le donnent battu [8], au terme d'une campagne acharnée, agrémentée de rumeurs sur son adversaire [9]. Une fois maire, Jean-Michel Bertrand est désigné comme premier vice-président de la Communauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse [3].

Catholique fervent, de caractère autoritaire [7] (il préfère parler de volontarisme [3]), ce travailleur [10] est quelquefois surnommé « le bulldozer de la Bresse » pour son action municipale, ou qualifié de bétonneur. Jean-Michel Bertrand était parfois dogmatique et polémique [11], et commit de fréquents dérapages verbaux, comme traiter de « lopettes » les membres de l'opposition municipale [12].

Other Languages