Irradiation des aliments

Unité mobile d'irradiation alimentaire dans les années 1960

L'irradiation des aliments consiste à exposer des aliments à des rayonnements ionisants afin de réduire le nombre de micro-organismes qu'ils contiennent. Même si c'est une méthode controversée de conservation des aliments, elle est très utilisée. Ce procédé a été autorisé par la Food and Drug Administration et le Département de l'Agriculture des États-Unis. L' OMS l'a accepté pour l' alimentation humaine après des recherches scientifiques extensives.

Il diffère de la stérilisation car il ne vise pas nécessairement à détruire la totalité des germes ; l'irradiation détruit efficacement certains micro-organismes et de nombreuses bactéries du genre Vibrio ( V. vulfunicus, V. cholerae, V. parahaemolyticus), par exemple, mais on connaît des souches très résistantes à la radioactivité ou radiorésistantes. Enfin, ce procédé ne peut pas éliminer totalement le risque de maladies virales tels que le norovirus ou le virus de l’hépatite A, mais peut néanmoins réduire le risque d'infection, selon la publication de 2013 des résultats de travaux conduits par l' université du Delaware [1].

Dénominations

L'irradiation des aliments, aussi dénommée ionisation des aliments, fait partie des procédés de pasteurisation à froid parce qu'elle expose l'aliment à un rayonnement ionisant et ne suppose pas de traitement thermique, tout en visant la conservation des aliments.

Ces deux derniers termes sont également utilisés car plus positifs aux yeux du public qu'irradiation. Dans l'Union européenne les obligations d’étiquetage ne retiennent pas l’expression « pasteurisation à froid » mais imposent la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation » [2].

On parle également de radioconservation des aliments.