Irlande du Nord

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Irlande.
Irlande du Nord
Northern Ireland (en)
Tuaisceart Éireann (ga)
Norlin Airlann (sco)
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni  Royaume-Uni
Statut politique Nation constitutive
Capitale Belfast
54° 37′ N, 5° 56′ O
Gouvernement
-

Reine
- Premier ministre du Royaume-Uni
- Premier ministre d'Irlande du Nord
- Vice-Premier Ministre
Monarchie constitutionnelle
Consociationalisme
Élisabeth II
Theresa May

Arlene Foster

Martin McGuinness
Démographie
Population 1 810 863 hab. (2011)
Densité 131 hab./km2
Langue(s) Anglais, Gaélique, Scots d'Ulster
PIB ( 2002)
 · PIB/hab.
33,2 milliards £
19 603 £
Géographie
Coordonnées 54° 35′ Nord, 5° 50′ Ouest
Superficie 13 843 km2
Divers
Monnaie Livre sterling (£, GBP)
Fuseau horaire UTC +0 [1]
Domaine internet .uk
Indicatif téléphonique +44 28, (téléphones fixes)
+44 7xxx (portables)
Hymne Voir Hymne

L'Irlande du Nord [2] ( anglais : Northern Ireland, irlandais : Tuaisceart Éireann, scots d'Ulster : Norlin Airlann) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle se compose de six des neuf comtés de la province irlandaise d' Ulster, au nord-est de l' île d'Irlande. Elle couvre 14 139 km², soit environ un sixième de l'île entière et 5 % du Royaume-Uni. Elle a une population de 1 810 863 habitants d'après le recensement du Royaume-Uni de 2011. Cela représente entre un quart et un tiers de la population de l'île et 3 % de celle du Royaume-Uni. La capitale, et en même temps la plus grande ville, est Belfast.

L'Irlande du Nord a été créée en 1921 par le Parlement britannique en application du Government of Ireland Act. Le 3 mai 1921, il s'agissait de l'une des deux nouvelles régions britanniques - l'Irlande du Nord et l' Irlande du Sud (en anglais, Southern Ireland). Le 6 décembre 1922, l'Irlande du Nord est devenue une région du nouvel État irlandais, l' État libre d'Irlande (Irish Free State). Cependant, le parlement de l'Irlande du Nord a décidé de quitter le nouvel État le jour suivant sa création [3].

Un conflit a opposé les deux communautés du territoire, le conflit nord-irlandais de la fin des années 1960 jusqu'à la fin des années 1990. Les minoritaires nationalistes, presque tous catholiques, motivés par un désir d'égalité des droits et d'union avec la République d'Irlande s'opposaient aux majoritaires unionistes, presque tous protestants, descendants des colons installés au XVIIe siècle, partisans du statu quo. Des troubles publics à la fin des années 1960 se sont mués à l'orée des années 1970 en une campagne paramilitaire contre l'État britannique en Irlande du Nord. L'actrice principale était l' Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA) qui a lutté contre le Royal Ulster Constabulary (RUC), l'ex-force de police en Irlande du Nord. Mais, dans cette guerre sont aussi intervenus des paramilitaires unionistes, l'armée britannique et d'autres paramilitaires nationalistes. En 1998 un accord était conclu entre les principaux partis politiques et en 2007 un accord de gouvernement est conclu. Elle a eu l'appui de tous les partis majeurs de l'État. Le conflit a laissé des traces psychosociologiques très profondes dans la vie culturelle et politique en Irlande du Nord. Les divisions entre les deux communautés sont encore très présentes [4].

Le lin, qui était une industrie importante dans l'Histoire de cette province, en est devenu symbole, accepté par les deux communautés. La main rouge d'Ulster ou l’ Ulster Banner sont moins consensuels, puisqu'ils représentent depuis 1972 le mouvement unioniste irlandais, surtout la frange loyaliste.

Histoire

Carte de l'Irlande du Nord

1919-1925, fin de la guerre d'indépendance et partition

Après une guerre d'indépendance débutée en 1912 entre l’ Armée républicaine irlandaise et le gouvernement britannique et des émeutes unionistes (notamment les Pâques sanglantes) dans le nord, Londres accepta de négocier avec l'IRA (notamment Michael Collins). Le gouvernement britannique proposa un traité aux Irlandais. Celui-ci fut concrétisé par le Government of Ireland Act 1920 dans laquelle l'île fut partagée en deux entités politiques ayant chacune leurs institutions :

Ce traité, signé le , ne fait pas l'unanimité chez les nationalistes et les désaccords sur les conditions d'application de celui-ci sera à l'origine de la guerre civile qui débuta cette année-là.
En 1922, comme le prévoient les accords signés avec Londres, la faction nationaliste partisane du traité proclame la création d'un État libre dans la partie méridionale, possédant Parlement et ministères, en échange d'un serment d'allégeance à la couronne britannique et de son adhésion au Commonwealth.
Au même moment, dans la partie septentrionale, les Unionistes, partisans de la préservation du maintien de cette entité au sein du Royaume-Uni, sont portés au pouvoir par la majorité protestante de la population et retirent le droit de vote aux catholiques [5]. L'Irlande du Nord traversa le XXe siècle au rythme des affrontements sectaires et des tensions inter-communautaires (de 1921 jusqu’en 1972).

Il est judicieux de rappeler que le conflit n'oppose pas catholiques et protestants mais plutôt républicains et loyalistes ou bien nationalistes et unionistes. En effet, les premiers sont globalement des Irlandais de souche c'est-à-dire catholiques, et les seconds sont majoritairement des descendants des colons anglais ou écossais c'est-à-dire protestants.

Années 1960-1980, début et croissance du conflit

Article détaillé : Conflit nord-irlandais.

Les premiers mouvements de contestation d'ampleur de la communauté catholique, notamment en août 1968, demandaient l'égalité des droits et la fin de la discrimination instituée par la majorité protestante unioniste : droit de vote basé sur la propriété des moyens de production détenu majoritairement par les protestants, découpage électoral inéquitable, attribution de logement inéquitable, etc. Ce mouvement ressemblait en cela à celui pour les droits civiques des citoyens noirs aux États-Unis. Mais le courant unioniste vit dans ces demandes une menace envers son existence et ses intérêts (justice, police, logement,etc.). Les rassemblements furent interdits tandis que les policiers (majoritairement des protestants) réprimaient de plus en plus violemment les manifestations.

L’administration de l’Irlande du Nord fut déstabilisée par de violents affrontements entre catholiques et protestants à Derry/Londonderry ( Derry pour les nationalistes et Londonderry pour les unionistes), notamment lors du Bloody Sunday (), où les commandos de parachutistes britanniques tirèrent sur des manifestants non-armés et pacifiques. Les affrontements s’étendirent à Belfast. Là, des familles catholiques durent fuir leurs maisons qui étaient incendiées par les policiers et la foule protestante opposée au changement ( Ardoyne, Nord de Belfast, 1969). Les quartiers nationalistes catholiques se trouvaient à la merci des émeutiers protestants et des forces de l’ordre. Les insurgés irlandais s’armèrent et commencèrent par défendre les quartiers avant de passer à l'offensive. L’IRA se réorganisa spontanément pour permettre la défense de sa communauté.

Une nouvelle notion entra dans l’équation du conflit : la réunification des deux Irlandes. Les catholiques en firent un leitmotiv. Tandis que les protestants percevaient une Irlande unifiée comme une menace, notamment sur le plan religieux (Intervention du Vatican) [réf. nécessaire].

En 1969, Londres envoya l’ armée britannique pour séparer les deux communautés et rétablir le calme. Mais les soldats, au début perçus par les catholiques comme des protecteurs, devinrent l'instrument du gouvernement en place et les troupes pratiquèrent la même répression que les policiers. L’IRA tourna alors ses activités contre l’armée britannique. Le but avoué des nationalistes devint la libération de l’Irlande du joug britannique. Des milices paramilitaires protestantes se formèrent pour défendre les intérêts du peuple protestant. L’ Ulster Volunteer Force, la Loyalist Volunteer Force et l’ Ulster Defence Association prirent pour cible des membres de l’IRA, du Sinn Féin (aile politique de l’IRA) et les civils de la communauté catholique. S’ensuivit un conflit de type guérilla, appelé avec pudeur « troubles » où explosions, fusillades et autres actes de guerre furent commis par les différents protagonistes.

Plusieurs tentatives pour mettre fin au conflit furent tentées. Mais elles échouèrent toutes durant les années 1970 et 1980.

Années 1990-2000, le processus de paix

Dans les années 1990, Londres accepta secrètement de rencontrer les cadres de l'IRA pour négocier un cessez-le-feu durable. Le Sinn Féin tenta de participer aux discussions. Mais il fallut près de huit ans pour que le parti politique s'installe à la table des négociations. Ce qui permit à l'IRA de mettre un terme temporairement au conflit [pas clair].

Un changement de cadres au sein des partis facilita les négociations qui ont culminé en 1998 avec l’ Accord du Vendredi Saint (ou Accord de Belfast). Cet accord entre les partis de l’Irlande du Nord et les gouvernements du Royaume-Uni et de la République d’Irlande prévoyait : un parlement autonome dans la province ; des garanties en matière de droits humains ; des conseils administratifs transfrontaliers en matière d'environnement et de tourisme, des langues régionales (l’ irlandais et le scots d’Ulster) ; un conseil britannico-irlandais pour rassembler les gouvernements des îles Britanniques (de l'Angleterre, de la République d’Irlande, de l’Irlande du Nord, de l’ Écosse, du Pays de Galles, de Jersey, de Guernesey et de l’ Île de Man).

L'accord permet la mise en place d'un système de gouvernement local et de partage du pouvoir entre unionistes et nationalistes. Il fonctionne, sans difficultés, jusqu'en 2002. David Trimble est alors Premier ministre de l'Irlande du Nord. Le 14 octobre 2002, le fonctionnement du parlement autonome est interrompu alors qu'éclate un scandale d'espionnage [[réf. souhaitée] de l' état-major de l' IRA. Ce retour au contrôle direct de Londres dure quatre ans.

En 2006, de nouvelles négociations aboutissent à l' accord de Saint-Andrews qui permettent l'organisation de nouvelles élections en mars 2007, la reprise du fonctionnement de l'assemblée le 7 avril de la même année et finalement la mise en place le 8 mai d'un gouvernement impliquant pour la première fois Ian Paisley, le leader du Democratic Unionist Party. Il devient Premier ministre d'Irlande du Nord. Le vice-premier ministre est Martin Mc Guiness. Les deux hommes ont célébré la réouverture du Stormont (le parlement nord irlandais) le 29 mai.

Années 2010

À la suite de la victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l' Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016, les nord-irlandais ont montré leurs sentiments europhiles en se prononçant en majorité pour le maintien au sein de l'UE, avec 55,8 % des suffrages exprimés. Les habitants de la région redoutent en effet qu'une sortie du Royaume-Uni n'entraîne une fermeture de la frontière avec la République d'Irlande ce qui aurait des effets désastreux sur l'économie encore fragile de l'Irlande du Nord qui a pu s'épanouir grâce aux échanges avec sa voisine depuis l'accord de paix. Dès le lendemain de la consultation, les nationalistes du Sinn Fein ont plaidé pour la tenue d'un nouveau référendum portant, cette fois, sur l'unification des deux Irlandes et donc la rupture avec le Royaume-Uni [6].

Other Languages
Afrikaans: Noord-Ierland
Alemannisch: Nordirland
azərbaycanca: Şimali İrlandiya
башҡортса: Төньяҡ Ирландия
Boarisch: Noadirland
беларуская (тарашкевіца)‎: Паўночная Ірляндыя
brezhoneg: Norzhiwerzhon
bosanski: Sjeverna Irska
Mìng-dĕ̤ng-ngṳ̄: Báe̤k Ireland
čeština: Severní Irsko
dansk: Nordirland
Deutsch: Nordirland
dolnoserbski: Pódpołnocna Irska
Esperanto: Nord-Irlando
euskara: Ipar Irlanda
estremeñu: Irlanda del Norti
føroyskt: Norðurírland
Nordfriisk: Nuurdirlun
Gàidhlig: Èirinn a Tuath
गोंयची कोंकणी / Gõychi Konknni: उत्तर आयर्लंड
客家語/Hak-kâ-ngî: Pet Ireland
hrvatski: Sjeverna Irska
hornjoserbsce: Sewjerna Irska
Kreyòl ayisyen: Ilann dinò
interlingua: Irlanda del Nord
Bahasa Indonesia: Irlandia Utara
Interlingue: Nord-Irland
íslenska: Norður-Írland
Basa Jawa: Irlandia Lor
ភាសាខ្មែរ: អៀរឡង់ខាងជើង
한국어: 북아일랜드
kernowek: Wordhen Gledh
Lëtzebuergesch: Nordirland
Limburgs: Noord-Ierland
lietuvių: Šiaurės Airija
latviešu: Ziemeļīrija
македонски: Северна Ирска
Bahasa Melayu: Ireland Utara
مازِرونی: شمالی ایرلند
Napulitano: Irlanna d'o Nord
Nedersaksies: Noord-Ierlaand
Nederlands: Noord-Ierland
norsk nynorsk: Nord-Irland
norsk bokmål: Nord-Irland
Nouormand: Irlande du Nord
Piemontèis: Irlanda dël Nòrd
português: Irlanda do Norte
Runa Simi: Chinchay Ilanda
rumantsch: Irlanda dal Nord
română: Irlanda de Nord
sicilianu: Irlanna dû Nord
srpskohrvatski / српскохрватски: Sjeverna Irska
Simple English: Northern Ireland
slovenčina: Severné Írsko
slovenščina: Severna Irska
Soomaaliga: Waqooyiga Ayrland
српски / srpski: Северна Ирска
Seeltersk: Noudirlound
Basa Sunda: Irlandia Kalér
svenska: Nordirland
Tok Pisin: Noten Aialan
Türkçe: Kuzey İrlanda
татарча/tatarça: Төньяк Ирландия
українська: Північна Ірландія
oʻzbekcha/ўзбекча: Shimoliy Irlandiya
Tiếng Việt: Bắc Ireland
Zeêuws: Noord-Ierland
中文: 北爱尔兰
Bân-lâm-gú: Pak Ireland
粵語: 北愛爾蘭