International Business Machines

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International Business Machines
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illustration de International Business Machines

Création (106 ans), création déclarée sous le nom de Computing-Tabulating-Recording Company (C-T-R)
Fondateurs Charles Ranlett Flint - George Winthrop Fairchild (toutefois c'est Thomas Watson qui renomma la compagnie International Business Machines en 1924)
Forme juridique société anonyme
Action IBM
Slogan Bâtissons une planète plus intelligente
Siège social Armonk ( État de New York)
Drapeau des États-Unis  États-Unis
Direction Ginni Rometty, Chairman, President & CEO [1]; Nicolas Sekkaki, Président d'IBM France
Actionnaires Berkshire Hathaway (8,45 %), The Vanguard Group (5,98 %) et State Street Corporation (5,08 %) Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Informatique, conseil
Produits Voir ci-dessous
Filiales SoftLayer, IBM India ( en), IBM Internet Security Systems ( en), Lotus Software, Rational Rose, IBM Denmark ( d), Compagnie IBM France ( d), Companhia IBM Portuguesa ( d), IBM Nederland ( d), IBM Deutschland ( d) et IBM Egypt Business Support Services ( d)
Effectif en diminution 377 757 (2015)
Site web www.ibm.com

Capitalisation en diminution 153,08 milliards USD (fin avril 2017)
Chiffre d’affaires en diminution 79,92 Mds USD (2016) [2]
- 2 % vs 2015
Résultat net en diminution 11,9 Mds USD
-11 % vs 2015 [2]

International Business Machines Corporation, connue sous l’abréviation IBM, est une société multinationale américaine présente dans les domaines du matériel informatique, du logiciel et des services informatiques.

La société est née le de la fusion de la Computing Scale Company et de la Tabulating Machine Company sous le nom de Computing Tabulating Recording Company (CTR). Celle-ci a changé de nom pour devenir International Business Machines Corporation le . On lui prête le surnom de Big Blue en référence au bleu sombre, couleur longtemps associée à l’entreprise [3]. Dans les années 1970 et les années 1980, IBM était la première capitalisation boursière au monde [4].

Historique

1911-1929

Le , plusieurs entreprises ont été fusionnées par Charles Ranlett Flint, notamment l’International Time Recording Company et la Tabulating Machine Company pour former la Computing-Tabulating-Recording Company (C-T-R) ayant 1300 employés à son siège de New York. Flint recruta Thomas J. Watson, Senior. pour l’aider à diriger l’entreprise en 1914.

Le , C-T-R fut renommé the International Business Machines Corporation (IBM), afin d’aligner son nom avec l’extension de ses activités.

1930-1979

IBM se développe dans les années 1930, grâce aux brevets de mécanographie sur la carte perforée Hollerith. En 1937, le gouvernement américain déploie l’équipement de tabulation IBM pour suivre les enregistrements de 26 millions de personnes bénéficiaires du Social Security Act. En 1944, IBM met sur le marché Harvard Mark I, calculateur ne stockant pas d'instructions en mémoire, mais pouvant grâce à des câblages similaires à ceux des tabulatrices effectuer des séquences de calculs complexes.

En 1954, IBM lance sur le marché le modèle 650, premier calculateur, muni d'une mémoire à tambour et orienté calcul scientifique [5] produit en grande série : il coûtait un demi-million de dollars, occupait plusieurs mètres cubes et était doté d’une mémoire vive de 2 000 « caractères » (2 kilooctets). C’est d’ailleurs suite à cette occasion que la filiale IBM France, et plus précisément son Président Directeur General, Christian de Waldner (entré en fonction en 1952), sollicita le professeur Jacques Perret de la faculté des lettres de l’Université de Paris, pour qu'il propose un néologisme équivalent au terme anglais «computer» Le mot ordinateur était inventé le 16 avril 1955 [6].

En 1957, IBM lance le Fortran et le disque dur. En 1964, IBM dévoile son OS/360.

Durant les années 1970, IBM développe l' informatique distribuée de plus en plus réclamée par les clients (systèmes 32, 34, 36, 8100…). Dans le même temps IBM passe à la micro-informatique. Après quelques machines de succès divers ( 5100, Système 23 Datamaster, Visiotexte…), il lance dans le plus grand secret le projet Acorn, qui deviendra en trois ans le PC. De plus, IBM commence à rompre avec la traditionnelle politique de location seule : désormais, IBM vend aussi ses machines, ce qui provoque un afflux d'argent frais.

Le procès antitrust qui pèse sur IBM laissant craindre une décision de démantèlement de la compagnie, il prend les devants en la réorganisant en deux grands pôles : mainframes et systèmes de grande diffusion. Le démantèlement n'aura en fin de compte pas lieu.

Depuis 1980

En 1980, l’entreprise lance son projet de IBM PC en collaboration avec Microsoft.

Durant sa présidence John Akers gère le succès du PC et du PC/AT, et introduit même le PC/RT  (en), mais - impressionné par le succès du Macintosh qui constitue alors un système fermé - il décide de fermer à son tour le standard PC en lançant en 1987 le PS/2 : nouveau BIOS incompatible, bus assujetti à des droits d'usage, apparence déposée, OS/2 non finalisé encore : cette décision se révèlera la plus catastrophique jamais prise par IBM, qui - sans tout de suite le comprendre - abandonne ainsi de facto la continuité du standard à Compaq et aux clones. La page où IBM menait la danse avec 21 % du marché de l'ordinateur personnel est désormais tournée.

En revanche, la filière du Système 38 devenu AS/400 (machine de milieu de gamme introduite en ) est gérée sans la moindre faute : cette machine au début secondaire, qui succède au système 38 et s'inspire donc du projet FS, sera à la fin des années Akers devenue un formidable succès avec plus de 600 000 exemplaires mis en service, dont la moitié par des entreprises ne possédant pas de service informatique en propre.

Cela ne compense pas le manque à gagner sur le PC et les mainframes, et IBM connaît alors le premier déficit financier de son histoire.

En 1991, IBM vend Lexmark et fonde IBM Global Services. L’entreprise devient fortement déficitaire en 1991. En 1992, la première ébauche de smartphone, l' IBM Simon, est conçue par IBM.

En 1993, IBM enregistre la plus grosse perte de son histoire : 8 milliards $ [7]. À la suite de ces pertes, IBM réagit et les années suivantes lance un emprunt à cent ans (totalement souscrit par le public en quelques jours) [réf. nécessaire] et vend une bonne partie de son patrimoine immobilier. Le plan produit a également été drastiquement nettoyé : des milliers de produits sont abandonnés ou revendus (Lexmark est l’ancienne division imprimantes d’IBM), et le développement du système d’exploitation OS/2, concurrent de Windows, est arrêté. C'est aussi le moment choisi pour revoir toute l'organisation commerciale. La volonté de pouvoir répondre de manière globale et unifiée aux demandes émanant des grands clients internationaux. C'est encore à ce moment qu'IBM se lance de manière très volontariste dans les activités de services avec en particulier les débuts de l' infogérance. Le développement de ces activités de services a notamment permis de recycler une partie des employés dont les postes avaient été supprimés à la suite de la réorganisation.

En 1994, IBM commercialise l'IBM Simon. En 1995, IBM rachète Lotus Software pour 3,5 milliards de dollars. En 1996, IBM rachète Tivoli Systems pour un montant de 750 millions de dollars.

Dans les années 2000, Sam Palmisano poursuit le développement d’IBM vers les services et son désengagement des lignes de produit technologiques. De plus, IBM s'engage de plus en plus fortement sur Linux et le fait savoir. Le fait de ne plus développer de système « propriétaire » non seulement diminue les coûts, mais entend marquer la nouvelle politique d'ouverture.

En 2001, IBM acquiert la division bases de données d' Informix Software pour un montant de 1 milliard de dollars.

IBM a développé en premier ( 2001) le concept d’e-business on demand qui peut se définir comme étant la mobilisation des ressources informatiques en fonction de l’intensité de l’activité de l’entreprise cliente. La facturation se fait alors en fonction exacte de la consommation, comme pour de l’ électricité. Ce concept, lié à celui de grid computing, cherche plus à créer le besoin qu’à répondre à une attente précise auprès des grands groupes. En bonne santé financière et donc capable de supporter le financement de ce genre d’opération, IBM met ainsi la pression sur ses concurrents, selon une stratégie qui n’est pas sans rappeler le programme militaire Strategic Defense Initiative (SDI), surnommé « Guerre des Étoiles », de l'administration Reagan et qui avait pour but de saturer par réaction la recherche militaire des Soviétiques et donc de lui retirer toute capacité d’initiative.

En 2002, après avoir jeté les bases de Millipede, IBM invoque des problèmes de qualité ponctuels sur sa ligne de disques Deskstar pour céder cette activité à Hitachi. En , IBM achète la branche consulting de PricewaterhouseCoopers pour 3,5 milliards de dollars et met ainsi un point d’orgue à sa stratégie de diversification dans les services : avec cette acquisition, IBM devient numéro un mondial en effectifs, devant Accenture.

En 2003, IBM achète Rational pour 2,1 milliards de dollars.

Le , le fabricant de PC chinois Lenovo rachète pour 1,25 milliard de dollars la branche PC d’IBM et devient ainsi le troisième constructeur d’ordinateurs individuels au monde (après Dell et Hewlett-Packard). Après les disques durs, c’est un autre fleuron matériel de Big Blue qui est vendu. Depuis 1991, la stratégie apparente d’IBM en matière de cession d’activité est de vendre quand l’avantage technologique est en passe de ne plus être suffisant pour justifier des prix supérieurs à ceux des concurrents. En 2005, IBM acquiert l’entreprise SPSS pour 1,2 milliard de dollars et Ascential Software Corporation.

En 2004, IBM a ouvert les spécifications de l’architecture PowerPC et invité tous les fondeurs à y prendre part ; le but est de contester à Intel le leadership dans le domaine de la micro-informatique avec son architecture x86. En , IBM annonce des résultats en deçà des objectifs, ce qui provoque un coup de tonnerre sur les places financières et amène de nombreuses questions sur la pertinence de la stratégie « plus de services, moins de technologie » de Palmisano. Fin , IBM perd le marché des ordinateurs Apple : à partir de 2006, ceux-ci seront équipés de processeurs Intel. Parallèlement, lors de l'E3, il devient officiel que c'est IBM qui équipera Microsoft, Nintendo et Sony en processeurs Cell (déclinaison du POWER4 équipée de plusieurs processeurs multimédia intégrés) pour l'intégralité de leur nouvelle génération de consoles.

En 2006, IBM rachète Filesnet et ISS. En 2008, IBM achète Cognos pour 5 milliards de dollars, et Diligent Technologies (stockage et déduplication) [8].

En 2009, IBM achète ILOG, SPSS, Guardium et Lombardi. En 2009, le projet Blue Insight migre 140 000 utilisateurs vers le nuage privé d'IBM [9] : IBM estime avoir baissé ses coûts de configuration ou de suivi d'exploitation de 50 % et ses défauts logiciels de 30 %.

En 2010, IBM achète Sterling Commerce à AT&T pour 1,4 milliard de dollars, BigFix  (en), OpenPages  (en), Unica et Netezza  (en).

En 2011, IBM dévoile son programme d’ intelligence artificielle Watson à Jeopardy! et rachète i2 Limited, Algorithmics Inc.  (en) [10] et Cúram Software  (en) [11].

En janvier 2014, IBM vend une partie de la branche serveur, à Lenovo pour 2,3 milliards de dollars, IBM gardant les activités serveur à haute valeur ajoutée [12]. En octobre 2014, IBM accepte de payer 1,6 milliard de dollars à GlobalFoundries, pour se défaire de sa filiale déficitaire dans les semi-conducteurs [13]. La décision prend effet le 1er juillet 2015.

En fin d'année 2014, IBM annonce le renouvellement ou la signature de contrats d'infogérance importants avec ABN Amro, WPP et Lufthansa, le premier se montant à plusieurs milliards de dollars [14] et les deux derniers ayant chacun une valeur de 1,25 milliard de dollars [15].

En août 2015, IBM acquiert l'entreprise d'imagerie médicale Merge Healthcare pour 1 milliard de dollars, dans le but de renforcer ses activités Watson Health, fondée la même année [16]. En octobre 2015, IBM acquiert les activités numériques de Weather Company, qui possède par ailleurs The Weather Channel, pour un montant estimé à 2 milliards de dollars [17]. En janvier 2016, IBM continue ses acquisitions et rachète Ustream, spécialisée dans la vidéo en direct [18]. En février 2016, IBM acquiert Truven Health Analytics, une entreprise spécialisée dans les bases de données médicales, pour 2,6 milliards de dollars. IBM intègrera cette acquisition dans IBM Watson Health, sa branche spécialisée dans la base de donnée médicale, créée en avril 2015 [19].

En février 2016, IBM Japon sponsorise en association avec la licence Sword Art Online, le vrmmo-project [20] un projet expérimental de réalité virtuelle dans le domaine vidéo-ludique portant le nom de Sword Art Online : The Beginning, débutant en mars 2016.

Le Google, Facebook, IBM, Microsoft et Amazon officialisent dans un communiqué commun la création du « Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society » (« partenariat pour l’intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société »). Ce partenariat prendra la forme d’une organisation à but non lucratif, qui « mènera des recherches, recommandera de bonnes pratiques, et publiera les résultats de ses recherches sous une licence ouverte » [21].

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