Imre Kertész

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Dans le nom hongrois Kertész Imre, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Imre Kertész, où le prénom précède le nom.
Imre Kertész
Description de cette image, également commentée ci-après

Imre Kertész en 2007.

Naissance
Budapest
Drapeau du Royaume de Hongrie  Royaume de Hongrie
Décès (à 86 ans)
Budapest
Drapeau de la Hongrie  Hongrie
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture hongrois

Œuvres principales

Imre Kertész ( [ˈimrɛ],[ˈkɛrteːs]), né le à Budapest et mort le dans la même ville [1], est un écrivain hongrois, survivant des camps de concentration et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002.

Biographie

Né dans une famille juive modeste, d'un père marchand de bois et d'une mère petite employée, Imre Kertész est déporté, à l'âge de 15 ans, à Auschwitz en 1944, puis transféré à Buchenwald. Cette expérience douloureuse nourrit toute son œuvre, intimement liée à l'exorcisation de ce traumatisme. L'édification d'une patrie littéraire constitue le refuge d'un être qui constate l' absurdité du monde car on lui a un jour « refusé le statut d'être humain » [2]. Ses ouvrages ouvrent une réflexion sur les conséquences dévastatrices du totalitarisme et la solitude de l'individu, condamné à la soumission et la souffrance silencieuse [3].

Revenu à Budapest en Hongrie, en 1945, il se retrouve seul, son père est mort et sa belle-mère s'est remariée. Il adhère au Parti communiste, dont il voit vite la dimension oppressive sur les consciences. En 1948, il commence à travailler comme journaliste. Mais le journal dans lequel il travaille devient l'organe officiel du Parti communiste en 1951, et Kertész est licencié. Il travaille alors quelque temps dans une usine, puis au service de presse du Ministère de l'Industrie.

Congédié à nouveau en 1953, il se consacre dès lors à l'écriture et à la traduction. La découverte de L'Étranger d' Albert Camus lui révèle, à 25 ans, sa vocation. La philosophie de l' absurde devient un modèle fondateur pour son œuvre. À partir de la fin des années 1950 et tout au long des années 1960, il écrit des comédies musicales pour gagner sa vie. Il traduit de nombreux auteurs de langue allemande comme Friedrich Nietzsche, Hugo von Hofmannsthal, Arthur Schnitzler, Sigmund Freud, Joseph Roth, Ludwig Wittgenstein et Elias Canetti qui ont une influence sur sa création littéraire. Dans les années 1960, il commence à écrire Être sans destin, récit d'inspiration autobiographique qu'il conçoit comme un «  roman de formation à l'envers » [4]. Ce roman sobre, distancié et parfois ironique sur la vie d'un jeune déporté hongrois, constitue le premier opus d'une trilogie sur la survie en camp de concentration. Il évoque notamment le point de vue de la victime dans l'histoire et son conditionnement occasionnel, voire banal, à l'entreprise de déshumanisation menée par l' Allemagne nazie. Cette acceptation passive et ordinaire de l'univers concentrationnaire peut être distinguée du témoignage de Primo Levi dans Si c'est un homme. L'ouvrage ne peut paraître qu'en 1975, pour un accueil assez modeste. Une critique littéraire, Eva Haldimann, du journal suisse allemand Neue Zürcher Zeitung remarque cependant le récit et une critique paraît le 19 mars 1977 [5], ce qui va contribuer à le faire connaître en Europe de l'Ouest. Imre Kertesz découvre par hasard la critique dans un journal abandonné dans une piscine de Budapest. Il s'ensuit une correspondance entre la critique littéraire et l'auteur entre 1977 et 2002 qui sera publiée, en 2009, sous le titre :Briefe an Eva Haldimann [6].

C'est seulement après la réédition, en 1985, d'Être sans destin qu'il connaît le succès dans son pays.

Tenu à l'écart par le régime communiste, Imre Kertész n'est reconnu comme un grand écrivain qu'à la fin des années 1980. Il obtient en 2002 le prix Nobel de littérature, « pour une œuvre qui dresse l'expérience fragile de l'individu contre l'arbitraire barbare de l'histoire » [7].

En 2003, il est élu membre de l' Académie des arts de Berlin [8] et reçoit en 2004 la croix de grand officier de l' Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (Großen Bundesverdienstkreuz mit Stern). En 2011, il publie Sauvegarde, autoportrait d'un homme à l'hiver de sa vie, affrontant la maladie de Parkinson et le cancer de son épouse. Kertész y circonscrit réflexions littéraires, notes, souvenirs et anecdotes sur son parcours, notamment sa fuite vers l'Allemagne et l'antisémitisme dont il a à nouveau fait l'objet en Hongrie après son retour des camps [9].

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