Hominidae

Ne doit pas être confondu avec Homininae, Hominini ou Hominina.

Les hominidés (Hominidae) sont une famille de primates simiiformes regroupant les genres actuels orang-outan, gorille, chimpanzé, et Homo[1],[2],[3]. S'y trouvent également un certain nombre de genres éteints apparentés, ancêtres ou plus souvent collatéraux des ancêtres des quatre genres actuels.

Cette famille admet pour groupe frère les Hylobatidés, d'autres singes sans queue, couramment appelés gibbons, comprenant quatre genres et une vingtaine d'espèces. Ensemble, tous ces primates forment la superfamille des hominoïdes, également appelés grands singes.

Selon la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l'UICN mise à jour en 2016, quatre espèces d'hominidés sur six sont menacées d'extinction[4].

Historique

Le mot « hominidés » est plutôt issu des disciplines liées à l'histoire, plus précisément l'étude de la préhistoire et la paléontologie, où l'on tente de reconstruire l'origine et l'arbre évolutif de l'Homo sapiens : on recherche, à partir de l'étude des fossiles, les ancêtres et les espèces cousines disparues de l'homme actuel.

L'expression « grands singes » vient plutôt des disciplines telles que la primatologie et l'éthologie, qui étudient le comportement des animaux dans la nature. C'est, au départ, un concept formé pour isoler certaines espèces au sein du groupe des singes, qui est polyphylétique, car il opère une séparation arbitraire en considérant certains simiens et en rejetant d'autres tels que l'homme, ce dernier étant retiré artificiellement pour des raisons philosophiques clairement anthropocentriques. On a donc défini le concept de « grand singe » à partir du concept de singe, toujours sans y inclure l'homme. Il s'agissait donc, à l'origine, de ne considérer que les gorilles, les orangs-outans, les chimpanzés (le bonobo n'étant pas identifié en tant qu'espèce, à l'époque), ainsi que leur ancêtres.

Plus tard, il a bien fallu se rendre à l'évidence du caractère paraphylétique de cette définition dans la classification phylogénétique, c'est-à-dire du caractère arbitraire de l'absence de l'homme, notamment à cause des problèmes de l'évidence d'un ancêtre commun et de la classification des lignées intermédiaires ou éteintes. De même, la découverte des fossiles d'Orrorin, de Toumaï et d'Ardi, ayant des caractéristiques proches de l'ancêtre commun (au point que Toumaï a pu être considéré par Yves Coppens comme un ancêtre possible des gorilles), ont amené les préhistoriens et paléontologues à s'intéresser aux espèces actuelles de grands singes.

L'expression « grands singes » est donc utilisée actuellement pour nommer l'ensemble des singes sans queue qui constituent la superfamille des Hominoidea, comme traduction de l'anglais « ape », qui s'oppose dans cette langue à « monkey », qui ne désigne que les singes à queue.

Évolution de la classification


Dans les classifications anciennes[5] se basant sur les ressemblances morphologiques entre les espèces, la famille des Hominidae ne comprenait que le genre Homo, les grands singes étant regroupés dans la famille des Pongidae considérée comme un groupe paraphylétique, correspondant à un grade évolutif que l'homme a su dépasser et non comme un groupe naturel partageant un ancêtre commun.
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La compréhension de la phylogénie a conduit à corriger cette classification[6],[7] : tous les grands primates (dont les humains) ont été regroupés dans la famille des Hominidae, qui admet pour groupe frère les Hylobatidae ou gibbons et qui devient ainsi monophylétique. Les grands singes africains sont plus étroitement apparentés à l'homme qu'à l'orang-outan et le chimpanzé apparaît comme le groupe frère de l'homme. La classification moderne dans laquelle l'homme n'est plus isolé dans une famille propre met de très longues années à s'imposer dans la communauté scientifique des primatologues et des anthropologues, mais également dans les programmes d'enseignement ou dans les ouvrages et revues de vulgarisation. Depuis, de nombreuses classifications sont proposées, marquant quelques différences quant au choix du niveau hiérarchique sur le plan taxonomique, telle la classification de Shoshani (en)[1].
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