Histoire de Bruxelles

Cet article présente les faits marquants de l’histoire de Bruxelles, la capitale de la Belgique et l’un des sièges de l’ Union européenne et de plusieurs de ses institutions.

Naissance de la ville

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section «  Notes et références » (, comment ajouter mes sources ?).

Charles de France ou de Basse-Lotharingie, fondateur de Bruxelles vers l'an 976. Lithographie d'époque romantique, gravée aux environs de 1850, qui concrétisait l'opinion de la plupart des historiens bruxellois de l'époque.
Article détaillé : Fondation de Bruxelles.

La région bruxelloise accueillit une occupation romaine dont il subsiste des vestiges proches du centre de Bruxelles [1].

À la fin du VIIe siècle, une chapelle consacrée à l'archange Saint-Michel est construite au flanc d'une colline dominant la Senne. Au fil des ans, elle prendra de l'importance et sera remplacée par une église qui deviendra la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule. En fait, Bruxelles entre dans l'histoire grâce à un évêque malade. Un manuscrit ancien (de 695) relate que Vindicien, évêque de Cambrai [2] tombe malade et meurt à 'Brosella'.

Le nom de Bruxelles entre véritablement dans l'histoire sous la forme Bruocsella en 966 (connu par une copie du XVe siècle), en langue germanique brōk- désigne le marais et *sāli- (devenu sel(e) en moyen néerlandais) la salle ou la maison. Il pouvait, peut-être, s'agir d'un bâtiment situé sur l'île que l'on appellera l'île Saint-Gery du nom d'un saint dont les reliques y furent installées plus tard. Cette salle pouvait servir de lieu de réunions aux Francs (qui pratiquaient une forme de démocratie élective au cours de grandes réunions des hommes libres, c'est-à-dire francs). Cet endroit pouvait, en même temps, servir d'entrepôt puisque le centre de Bruxelles -qui en est la partie la plus ancienne- semble avoir été un lieu de débarquement et d'échanges sur la rivière Senne.

Une voie romaine traversait le site urbain actuel du sud au nord en venant de l'actuelle chaussée de Waterloo et allant vers Laeken [réf. nécessaire]. Elle suivait approximativement le flanc de la colline qui correspond aujourd'hui avec les quartiers du haut de la ville centrale [réf. nécessaire]. Un petit temple, appelé cella en latin, aurait pu [évasif] s'élever au carrefour de cette voie avec un chemin montant depuis le débarcadère de la zone marécageuse de l'île Saint-Gery, broek. C'était un usage romain de jalonner les voies de communication, notamment les carrefours, par de telles constructions qui plaçaient les voyageurs sous la protection d'un dieu tout en servant de repères géographiques.

Si l'on s'en remet à l'historiographie traditionnelle, la date de fondation de Bruxelles se place en 979. Cependant, aucune source écrite, sinon ultérieures, ou archéologique n'a permis à ce jour de corroborer cette date. La tradition unanime des chroniqueurs anciens veut qu'un premier castrum ait été bâti par le duc Charles de Basse-Lotharingie sur l'île de Saint-Géry (aucune source contemporaine ne mentionne ce castrum et jusqu'à présent, à défaut de fouilles archéologiques, les chroniques anciennes doivent encore être envisagées avec prudence). Aujourd'hui, cette tradition est donc remise en question par la plupart des historiens de Bruxelles. À noter, toutefois que l'iris des marais figure dans les armes de la ville, cette fleur étant une variété sauvage du lys qui fut choisi comme emblème par la monarchie française, ce que d'aucuns rattachent au fait que le duc Charles était aussi nommé Charles de France, ce dernier nom n'ayant pas le sens qu'il a aujourd'hui, mais étant à rattacher à l'origine franque du duc [réf. nécessaire].

Selon la Vie de sainte Gudule (écrite dans l' abbaye de Lobbes entre 1047 et 1053), le duc Charles organisa la translation des reliques de la sainte vers l'église Saint-Géry qui était située sur un îlot formé par la Senne et entouré de marécages. En 1047, le nom de Bruxelles apparaît pour la première fois dans une charte à l'occasion de la fondation du chapitre de Sainte-Gudule par le comte Lambert II de Louvain († 1054), et sa femme Oda de Verdun. En 1073 déjà, cette fondation fut restaurée, dont témoigne un diplôme de l'évêque de Cambrai.

Article détaillé : Ancien Palais du Coudenberg.

Vers 1100, le comte de Louvain construit une résidence fortifiée sur le lieu-dit Coudenberg (emplacement de l'actuelle place Royale). Ici les ducs de Brabant (XIIIe siècle) édifient leur château qui est occupé ensuite par leurs successeurs, les ducs de Bourgogne, de Philippe III à Charles Quint, puis par les gouverneurs des Pays-Bas espagnols et autrichiens, des archiducs Albert de Habsbourg et son épouse Isabelle (XVIe siècle) jusqu'à la monarchie actuelle.

Other Languages