Hervé Mariton

Hervé Mariton
Hervé Mariton en 2009.
Hervé Mariton en 2009.
Fonctions
Député français

(10 ans)
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Circonscription 3e de la Drôme
Législature XIIIe, XIVe ( Cinquième République)
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Fabien Limonta
Successeur Célia de Lavergne

(4 ans, 10 mois et 7 jours)
Réélection 16 juin 2002
Circonscription 3e de la Drôme
Législature XIIe ( Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Michel Grégoire
Successeur Fabien Limonta

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 3e de la Drôme
Législature Xe ( Cinquième République)
Prédécesseur Henri Michel
Successeur Michel Grégoire
Maire de Crest
En fonction depuis le
(22 ans, 5 mois et 21 jours)
Prédécesseur Jean-Pierre Tabardel
Ministre de l'Outre-mer

(1 mois et 18 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur François Baroin
Successeur Michèle Alliot-Marie
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(16 ans, 3 mois et 28 jours)
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
15 mars 1998
Président Charles Millon
Anne-Marie Comparini
Biographie
Nom de naissance Hervé Marie David Mariton [1]
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Alger ( Algérie française)
Nationalité Française
Parti politique UDF- AD, PR, DL, UMP puis LR
Père Maurice Mariton
Mère Yolaine Benkemoune
Fratrie Bernard Mariton
Diplômé de École polytechnique
Corps des mines
Profession Ingénieur des mines [2]

Hervé Mariton
Maires de Crest

Hervé Mariton, né le à Alger ( Algérie), est un homme politique français.

Maire de Crest depuis 1995, il est député, élu dans la Drôme, de 1993 à 1997 et entre 2002 et 2017. Il est quelques semaines ministre de l'Outre-mer en 2007, dans le gouvernement de Dominique de Villepin.

Biographie

Son père Maurice Mariton est un militaire drômois et catholique [3], et sa mère Yolaine Benkemoun est juive d'Algérie qu'il suit dans sa pratique religieuse. Il a un frère aîné, Bernard [réf. insuffisante] [4].

Hervé Mariton est marié et père de quatre enfants (trois garçons et une fille) que lui et son épouse — catholique — ont élevés dans la religion catholique [5].

Étudiant en classe de mathématiques spéciales au lycée Louis-le-Grand à Paris, Hervé Mariton réussit le concours d’entrée à l' École polytechnique [2], [1] puis devient ingénieur du Corps des instruments de mesure à sa sortie de l'École polytechnique [2] et ensuite ingénieur du Corps des mines [a]. Puis, il obtient un DEA de gestion à l' université Paris-Dauphine [[réf. souhaitée] et il est également diplômé de l' IEP de Paris (1982) [6].

Hervé Mariton parle couramment le russe [7]. Il a notamment obtenu un prix au concours général dans cette matière en 1974.

Carrière politique

Il entre en politique à l' UDF où il est délégué général de l' UDF-AD. Secrétaire national du Parti républicain puis de Démocratie libérale, il est candidat face à François Bayrou pour la présidence de l' UDF en 1998, recueillant 10 % des suffrages.

Ses premiers mandats sont d'abord locaux : il devient conseiller municipal de Chevreuse en mars 1983 (à 24 ans) sur la liste conduite par Félix Gonzalez, puis conseiller régional en Rhône-Alpes à 27 ans, siège au conseil municipal de Valence de 1989 à 1995, puis à celui de Crest à partir de 1995. Sur le plan national, Hervé Mariton remporte le siège de député dans la 3e circonscription de la Drôme lors des élections législatives de 1993, mais échoue à se faire réélire lors de l'élection suivant la dissolution législative en 1997.

Proche un temps de Charles Millon, il est élu vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes en 1994, puis en 1998 où l'exécutif est soutenu par les voix des élus du Front national, alors groupe charnière pour former une majorité régionale. Ce vote est annulé par le Conseil d'État le [8], une nouvelle présidence est élue en 1999.

En 2002, il rejoint la toute nouvelle UMP et retrouve son fauteuil de député le , pour la XIIe législature (2002-2007) dans la circonscription où il était déjà élu auparavant.

Il devient en 2006 l'un des plus fervents partisans du Premier ministre Dominique de Villepin, même si auparavant il a été personnellement favorable à une intervention militaire en Irak en 2003 [b]. Il entre au gouvernement en , succédant à François Baroin, à la fonction de ministre de l'Outre-Mer. À cette même période, il annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy pour l' élection présidentielle qui suit.

Il se définit comme « libéral pragmatique », et a créé avec François Goulard le club Réforme et Modernité [9], en 2006.

Candidat à sa réélection en tant que député UMP, pour la XIIIe législature (2007-2012), il est réélu avec 52,62 % des suffrages, au second tour. Moins d'un an plus tard, il est confirmé maire de Crest face à la liste d'union de la gauche « Mistral crestois », pour un troisième mandat consécutif, au premier tour de l' élection municipale de 2008, avec 56 % des suffrages exprimés [10].

En 2010, Hervé Mariton refuse d'adhérer au nouveau parti créé par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, affirmant ne plus être « sur la même ligne » que lui [11]. Il regrette l'influence « de gauche » qui s'exprime dans le projet de République solidaire présenté le [12].

Il est réélu député dans la troisième circonscription de la Drôme au terme des élections législatives de 2012.

En , à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012 de l'UMP, il est nommé responsable du pôle projet, assisté par la copéiste Valérie Debord et le filloniste Bruno Retailleau [13].

En , il décide de transformer son club «  Réforme et Modernité » en le renommant « Droit au cœur » pour peser sur le débat à l'UMP et le choix de son candidat pour la présidentielle de 2017 [14], [15].

En mars 2014, la liste qu'il mène à Crest obtient 57,08 % des voix au premier tour et Hervé Mariton est réélu maire [16].

En , il annonce sa candidature à la présidence de l' UMP [17] et soutient que le président du parti ne doit pas être candidat à l' élection présidentielle de 2017 [18]. Le , il obtient 6,3 % des voix lors de l' élection du nouveau président de l'UMP face à Bruno Le Maire et à Nicolas Sarkozy, qui est élu avec 64,5 % des suffrages.

Logo de Hervé Mariton pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Le , il se déclare candidat à l'élection primaire de la droite et du centre en 2016 [19]. Le lundi , il se prononce contre la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire, estimant que si l'ancien président de la République était le candidat de la droite et du centre lors de l' élection présidentielle de 2017, cela favoriserait la réélection de François Hollande [20].

Le , il annonce avoir obtenu les parrainages nécessaires à sa participation à la primaire [21] , huit jours après que l' Association « Sens commun » déclare soutenir François Fillon [22]. Il est toutefois écarté de la compétition le 21 septembre lorsque la haute autorité chargée de la primaire invalide certains parrainages d'adhérents dont les noms étaient présents en double [23], [24]. Il rallie alors Alain Juppé [25].

Hervé Mariton ne se représente pas aux élections législatives de 2017 [26].

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