Hector Berlioz

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Hector Berlioz
Description de cette image, également commentée ci-après
Lithographie de Charles Baugniet (1851)
Signature Hector Berlioz.png
Signature d'Hector Berlioz

Naissance
La Côte-Saint-André,
Drapeau de la France République française
Décès (à 65 ans)
Paris,
Drapeau de l'Empire français Empire français
Activité principaleCompositeur
StyleMusique romantique
Activités annexesCritique musical
Lieux d'activitéParis
Années d'activité1824-1867
FormationConservatoire de Paris
MaîtresJean-François Lesueur
Antoine Reicha
AscendantsLouis Berlioz
Joséphine Marmion
ConjointHarriet Smithson
Marie Recio
DescendantsLouis Berlioz
Distinctions honorifiquesPrix de Rome
Chevalier de la Légion d'honneur

Œuvres principales

Hector Berlioz ([bɛʁ.'ljoːz] en français[1], ['bɛr.ʎo] en arpitan[2]) est un compositeur, chef d'orchestre, critique musical et homme de lettres français né le à La Côte-Saint-André (Isère) et mort le à Paris.

Reprenant, immédiatement après Beethoven, la forme symphonique créée par Haydn, Berlioz la renouvelle en profondeur par le biais de la musique à programme (Symphonie fantastique), de la symphonie concertante (Harold en Italie) et en créant la « symphonie dramatique » (Roméo et Juliette).

L'échec de Benvenuto Cellini lui ferme les portes de l'Opéra de Paris, en 1838. En conséquence, l'opéra-comique Béatrice et Bénédict est créé à Baden-Baden en 1862, et son chef-d'œuvre lyrique, Les Troyens, ne connaît qu'une création partielle à l'Opéra-Comique, en 1863. Berlioz invente le genre de la « légende dramatique » avec La Damnation de Faust et L'Enfance du Christ, œuvres conçues pour le concert, à mi-chemin entre l'opéra et l'oratorio.

Faisant souvent appel à des effectifs considérables dans sa musique symphonique (Symphonie funèbre et triomphale) et religieuse (Requiem, Te Deum), Berlioz organise d'importants concerts publics et crée le concept de festival. Enfin, avec Les Nuits d'été, il inaugure le genre de la mélodie avec ensemble instrumental, promis à un bel avenir, tant en France — où s'illustrent notamment Duparc, Fauré, Chausson et Ravel — qu'à l'étranger, avec les grands cycles de Mahler, Richard Strauss, Schoenberg et Webern.

Toujours en difficultés financières, le compositeur entreprend de présenter lui-même sa musique au cours de vastes tournées de concerts en Allemagne, en Europe centrale et jusqu'en Russie, où sa musique est bien accueillie. Avec son ami Franz Liszt, Berlioz est à l'origine des grands mouvements nationalistes musicaux de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle, russes (du Groupe des Cinq jusqu'à Stravinsky et Prokofiev), tchèques (de Dvořák à Janáček) et hongrois (jusqu'à Bartók et Kodály).

Tenu de son vivant pour un maître incontesté de l'orchestre, Berlioz publie en 1844 son Grand traité d'instrumentation et d'orchestration modernes, qui inspirera de nombreux compositeurs et demeure un modèle pour les ouvrages traitant du même sujet au XXe siècle, tels ceux de Rimski-Korsakov et de Charles Koechlin.

Éminent représentant du romantisme européen, Berlioz se considérait lui-même comme un compositeur classique[3], prenant comme modèles Gluck, Beethoven et Weber. Sa musique a longtemps fait l'objet de controverses, et plus encore de malentendus, principalement en France. C'est en partie pour les dissiper que Berlioz entreprit la rédaction de ses Mémoires en 1849, et rassembla certains de ses articles de critique musicale dans des ouvrages aux titres volontiers humoristiques (Les Soirées de l'orchestre, Les Grotesques de la musique, À travers chants). Il faudra pourtant attendre les célébrations du centenaire de sa mort, en 1969, pour que l'importance de son œuvre et son rôle déterminant dans l'histoire de la musique soient enfin reconnus, surtout dans son pays natal, et que l'intégralité de ses partitions majeures soit enregistrée.

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