Harki

Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Harkis (téléfilm, 2006).
Un jeune harki, en 1961.

Un harki, prononcé /ʔaʁki/ (de l'arabe حركي, harkī), désigne, au sens strict, un individu servant en Algérie coloniale dans une formation paramilitaire, une harka. Il vient du mot arabe haraka (حرك) signifiant littéralement « mouvement ». Le terme harkette est également utilisé pour désigner les femmes combattantes anti-FLN.

Harki désigne par extension une partie des supplétifs engagés dans l’armée française durant la guerre d'Algérie sans avoir le statut de militaires. Les « harkas », formations très mobiles, sont d'abord employées localement pour défendre les villages, puis constituées en commandos offensifs sous la responsabilité d'officiers français. Les harkis comme les autres supplétifs obtiennent le statut d'anciens combattants en France par une loi du s'ils habitent en France et à partir du 23 juillet 2010 s'ils habitent en Algérie.

La France s'engage à accueillir tous les harkis et leur famille rapprochée après la guerre d'Algérie, mais revient sur l'engagement à la suite des accords d'Evian. Seuls 42 500 harkis trouvent finalement refuge en France métropolitaine. Les harkis et leurs descendants représenteraient en 2012 entre 500 000 et 800 000 personnes en France.

Les présidents français, à partir de Jacques Chirac, s'expriment publiquement sur l'abandon des harkis par la France. Abdelaziz Bouteflika affirme en 2005 que « les enfants des harkis ne sont pas responsables des actes de leurs parents » ; des lois empêchent cependant l'accès des descendants de harkis à certaines fonctions, en particulier politiques.

Sommaire

Other Languages
العربية: حركي
brezhoneg: Harki
català: Harki
čeština: Harkiové
Deutsch: Harki
English: Harki
Esperanto: Harkio
español: Harki
italiano: Harki
polski: Harki
português: Harki
русский: Харки