Hacking

Le hacking peut s'apparenter au piratage informatique [1]. Dans ce cas, c'est une pratique visant à un échange « discret » d' informations illégales ou personnelles. Cette pratique, établie par les hackers, apparaît avec les premiers ordinateurs domestiques. Le hacking peut se définir également comme un ensemble de techniques permettant d'exploiter les failles et vulnérabilités d'un élément ou d'un groupe d'éléments matériels ou humains.

Historique

Aux environs de 1960 [2], les termes hacking et hacker sont introduits par le MIT. Ils désignent le fait de bidouiller et d’expérimenter pour le plaisir. John Draper, un radioamateur, est considéré comme le pionnier du hacking informatique. En 1969 [2], il parvient, à l’aide d’un sifflet qui possède la même tonalité que le réseau téléphonique américain, à passer des appels longues distance gratuitement lorsqu’il siffle dans le combiné. Cette technique est nommée, par son créateur, phreaking et va inspirer une nouvelle vague de hackers informatique. Ces derniers vont chercher à modifier et faire évoluer un premier ordinateur.

Ce n’est qu’en 1980 [2] que les médias commencent à publier des articles concernant le hacking. Notamment avec Kevin Poulsen, qui réussit à s’introduire dans un réseau réservé à l’armée, aux universités et entreprises. Il y eut également la sortie du film Wargames dont l’histoire est centrée sur un hacker qui parvient à accéder au système informatique de l’armée américaine. Le premier virus informatique apparaît également dans ces années. En conséquence, les hackers sont vu comme des personnes dangereuses et irresponsables.

De nombreux crackers ont commencé leur activité en essayant de casser les restrictions anti-copie ou en détournant les règles des jeux informatiques avant la généralisation d'Internet qui a alors ouvert de plus larges horizons à leur activité. Mais lorsque les médias ont révélé au début des années 1990 que le Chaos Computer Club France était un faux-groupe de hackers qui travaillait en collaboration avec la gendarmerie [3], la communauté de hackers français s'est plutôt détournée vers le logiciel libre et de nombreuses communautés indépendantes ont vu le jour.

C’est avec la naissance d' internet, dans les années 1990 [2], que l’on parle pour la première fois cybercriminalité. Les adeptes du domaine sont divisés au début. Il y a les black hat qui mènent des activités criminelles et les white hat qui ne veulent pas nuire mais cherchent les vulnérabilités informatiques pour les rendre publiques et ainsi les réparer.

Dans les années 2000 [2], les hackers veulent à nouveau pousser la technologie et « faire sauter les verrous imposés par les industriels ». Par exemple, Jon Johansen parvient à contourner les protections des DVD et en copie le contenu. Une autre tendance apparue dans les années 2000 est l’utilisation du hacking pour militer comme les groupes Anonymous, Rtmark  (en) ou le Chaos Computer Club.

En 2017, ces dernières continuent à mettre à disposition leurs ressources, souvent sous forme de wiki ou de dépôt. Les attaques informatiques à l'époque de Kevin Mitnick, Kevin Poulsen ou encore Jon Johansen ( DVD Jon) étaient peu nombreuses comparées à celles lancées dans les années 2000. En 2017, la menace est moins virulente, mais beaucoup plus massive, notamment par l'augmentation croissante des «  script kiddies » ou hackers néophytes.

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