Guerre d'Algérie
English: Algerian War

Ne doit pas être confondu avec Guerre civile algérienne.
Guerre d'Algérie
ثورة التحرير الجزائرية
Tagrawla Tadzayrit
Description de l'image Algerian_war_collage_wikipedia.jpg.
Informations générales
Date - [1]
(7 ans, 8 mois et 4 jours)
Lieu Algérie
France
Casus belli Décolonisation et guerre froide
Issue

Victoire politique du FLN
Indécise militairement[2],[3],[4],[5]

Changements territoriaux Fin de l'Algérie française : perte par la France des départements d'Algérie et du Sahara
Belligérants
Drapeau d'Algérie FLN
Drapeau d'Algérie MNA
Drapeau du Parti communiste algérien PCA (1954-1956)
Drapeau de l'Union Soviétique URSS (appui militaire, soutien politique, logistique et armement)
Drapeau de la Chine République populaire de Chine (soutien diplomatique)
Drapeau de Cuba Cuba (soutien politique et militaire)
Drapeau de la Yougoslavie Yougoslavie (soutien logistique, diplomatique, médical et armement)
Drapeau de la France France
Drapeau de la France MPC (1961-1962)
Flag of NATO.svg OTAN (soutien logistique, diplomatique et armement)
Drapeau de la France FAF (1960-1961)
Logo OAS OAS (1961-1962)
Commandants
Krim Belkacem
Mostefa Ben Boulaïd
Ferhat Abbas
Mohamed Khider
Larbi Ben M'Hidi
Hocine Aït Ahmed
Rabah Bitat
Mohamed Boudiaf
Lakhdar Bentobal
Saïd Mohammedi
Pierre Mendès France
Guy Mollet
René Coty
Jacques Massu
Maurice Challe
Charles de Gaulle
Jacques Dauer
Saïd Boualam
Pierre Lagaillarde
Raoul Salan
Edmond Jouhaud
Antoine Argoud
Jean-Jacques Susini
Roger Degueldre
Jacques Soustelle
Georges Bidault
Jean-Marie Bastien-Thiry
Forces en présence
30 000 (1954)
100 000 (1958)
200 000 (1960)
150 000 (1962)
470 000 soldats (maximum atteint et maintenu de 1956 à 1962)[6]
1 500 000 soldats mobilisés au total[7]
+ 90 000 harkis
3 000 (OAS)
Pertes
140 000[8] à 152 863[9] combattants ou membres du FLN tués
  • nombre incluant 12 000 tués lors de luttes interne pour le pouvoir
25 600 soldats français morts[10]
65 000 blessés
50 000 Harkis morts ou disparus[11],[12]
13 722 victimes civiles européennes dont 2 788 tués, 7 541 blessés et 3 393 enlevés ou disparus[13]
100 morts (OAS)
2 000 prisonniers (OAS)

Notes

+ de 250 000 pertes algériennes
1 000 000 d'Européens contraints à fuir[14]
2 000 000[15] à 3 000 000[16] d'Algériens déplacés[17] (sur une population de 10 000 000 de personnes)

Batailles

Du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962
Toussaint Rouge — Opération Eckhmül — Opération Aloès — Opération Véronique — Opération Violette — Opération Timgad — Bataille d'El Djorf — Opération Massu — Embuscade de Palestro — Bataille d'Alger — Bataille de Bouzegza — Bataille des Frontières — Coup du 13 mai — Opération Résurrection — Opération Couronne — Opération Brumaire — Semaine des barricades — Manifestation de Décembre 1960 — Putsch des généraux — Combat du Fedj Zezoua — Plan Challe — Opération Oiseau bleu
Du 19 mars 1962 au 5 juillet 1962
Bataille de Bab el Oued — Fusillade de la rue d'Isly — Massacre d'Oran

La guerre d’Algérie ou révolution algérienne (en arabe : الثورة الجزائرية‎‎ (Al-thawra Al-Jazaa'iriyya), en berbère : Tagrawla Tadzayrit) aussi connue comme la guerre d'indépendance algérienne ou guerre de libération nationale ou encore les événements d'Algérie, est un conflit armé qui s'est déroulé de 1954 à 1962 en Algérie, colonie française depuis 1830, divisée en départements depuis 1848. L'aboutissement est la reconnaissance de l'indépendance du territoire le 5 juillet 1962.

En tant que guerre d'indépendance et de décolonisation, elle oppose des nationalistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale (FLN), à la France. Elle est à la fois un double conflit militaire et diplomatique et aussi une double guerre civile, entre les communautés d'une part et à l'intérieur des communautés d'autre part. Elle a lieu principalement sur le territoire de l'Algérie française, avec également des répercussions en France métropolitaine.

Elle entraîne de graves crises politiques en France, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République, remplacée par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l'armée française pour lutter contre l'Armée de libération nationale (ALN) en utilisant tous les moyens à sa disposition, De Gaulle penche finalement pour l'autodétermination en tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l'armée française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir, rapidement matée.

La guerre d'Algérie présente un bilan lourd et les méthodes employées durant la guerre par les deux camps (torture, répression de la population civile) furent controversées. Plus de 250 000 Algériens sont tués dans cette guerre, et jusqu'à 2 000 000 envoyés dans des camps de regroupements (sur une population de 10 000 000 de personnes). Près de 25 600 militaires français sont morts et 65 000 blessés. Les victimes civiles d'origine européenne dépassent les 10 000, dans 42 000 incidents violents enregistrés.

Le conflit débouche, après les accords d'Évian du , sur l'indépendance de l'Algérie le 3 juillet suivant, et précipite l'exode des habitants d'origine européenne, dits Pieds-Noirs et des Juifs, ainsi que le massacre de près de 50 000 harkis.

Sommaire

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