Groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste

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Groupe communiste,
républicain, citoyen et écologiste
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ChambreSénat
Ancien(s) nom(s)Communiste
Communiste, républicain, citoyen et sénateurs du Parti de gauche
Communiste, républicain et citoyen
Partis membresParti communiste français
Parti communiste réunionnais (1996-2017)
Parti de gauche (2008-2011)
Mouvement républicain et citoyen (1995-2008)
Europe Écologie-Les Verts (depuis 2017)
PrésidenteÉliane Assassi
Représentation
15 / 348
Site Webgroupe-crce.org

Le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) est un groupe parlementaire français rassemblant au Sénat les douze sénateurs membres du PCF, une élue écologiste et deux divers gauche.

Il succède au groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) créé en 1995 pour remplacer le groupe communiste et qui a compté jusqu'à 24 membres (2008-2011).

Historique

Sous les IIIe, IVe et Ve Républiques, le Groupe communiste réunit des sénateurs membres ou proches du Parti communiste français (PCF).

IIIe République

Le premier communiste à être élu au Sénat est Marcel Cachin. Élu aux élections du 20 octobre 1935 dans le département de la Seine, il siège du au , date à laquelle il est déchu de son mandat[1].
Les « grands électeurs » de ce même département de la Seine élisent lors d'une élection partielle, le 23 février 1936, un 2e sénateur communiste, Jean-Marie Clamamus[2]. Celui-ci quitte le PCF en octobre 1939, et vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le [3].

IVe République

Les élections du désignent les « grands électeurs » qui à leur tour élisent les et les membre du Conseil de la République. Le PCF obtient 29,3 % des suffrages, et 24 788 grands électeurs. L'Assemblée nationale élit également un certain nombre de conseillers de la République (50), en proportion des groupes de cette Assemblée. Le , 83 élus communistes et apparentés républicains[4] siègent dans cette nouvelle Chambre qui remplace le Sénat. Le [5] Georges Marrane en devient le vice-président[6]. Henri Martel lui succède[7]. Les membres du Conseil de la République s'attribuent en 1948 le titre de sénateurs. Mais le mode de scrutin change, de proportionnel il devient uninominal dans la plupart des départements. Le renouvellement général du n'envoie plus que 16 sénateurs communistes[8] (sur 246). Ce chiffre de 16 est celui des sénateurs communistes membres du Sénat à l'issue du dernier renouvellement[9] de celui-ci, le . Au total 97 sénateurs[10] sont membres du groupe communiste du Sénat au cours de la IVe République.

Ve République

Les premières élections sénatoriales du font entrer 14 élus communistes[11] dans la nouvelle Assemblée. Ils sont 18 (sur 283) à la suite du renouvellement du . La formation atteint son apogée en 1983 : le groupe communiste compte alors 23 membres et 1 rattaché.

La formation s'affaiblit par la suite et devient en 1995 le Groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) après l'adhésion des sénateurs appartenant au Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement. Lors des élections sénatoriales françaises de 2008, le groupe CRC maintient ses effectifs et se féminise. Cette stagnation résulte de la perte d'un siège pour les Français établis hors de France, compensée par la victoire de Mireille Schurch dans l'Allier.

Lorsque les sénateurs Jean-Luc Mélenchon et François Autain quittent le Parti socialiste pour créer le Parti de gauche (PG) en 2009, ils rejoignent le groupe CRC, qui prend alors le nom de Groupe communiste, républicain, citoyen et des sénateurs du Parti de gauche (CRC-SPG). Cependant, lors du renouvellement sénatorial de 2011, le PG perd ses deux sièges de sénateurs et le groupe reprend son nom d'origine.

Après les élections sénatoriales françaises de 2014, le groupe perd trois sièges avec la défaite de ses listes dans les Bouches-du-Rhône, le Rhône et l'Allier. Seuls Christine Prunaud (Côtes-d'Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime) parviennent à se faire (ré)élire.