Groupe Proximus

Proximus
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Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés création en 1930
Forme juridique Société anonyme de droit public
Action PROX
Slogan Proximus, infiniment proche
Siège social Bruxelles
Drapeau de Belgique  Belgique
Direction Dominique Leroy (CEO) ; président du conseil d'administration Stefaan De Clerck,
Actionnaires État belge : 53,5 %
Activité opérateur de télécommunications
Produits téléphonie fixe, mobile, internet, télévision, ICT, VoIP
Filiales Telindus, Connectimmo, Belgacom International Carrier Services (57,6 %), Belgacom Mobile, Skynet, Scarlet, Tango, Tunz (40 %)
Effectif 14 187 (2014)
Site web www.proximus.com

Capitalisation 10,89 milliards d'euros (2014)
Chiffre d’affaires 6,112 milliards d'euros (2014) [1]
-3,3 %
Résultat net 1,755 milliard d'euros (2014)

Le groupe Belgacom-Proximus, composé de Proximus SA (anciennement Belgacom S.A.) et de ses filiales (Belgacom ICS, Telindus, Belgacom Skynet, Scarlet, Tango), est une entreprise belge de télécommunications, la première entreprise de télécommunications en Belgique et fournisseur breveté à la Cour du roi des Belges [2].

En 2014 même si Belgacom S.A. reste le nom d’entreprise, Proximus devient la marque commerciale et le premier fournisseur en Belgique en offres de télécommunications complètes et compétitives. En avril 2015, l'assemblée générale approuve le changement du nom de Belgacom SA en Proximus SA [3].

Historique

Les débuts de la téléphonie en Belgique

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En 1879, les services télégraphiques belges installèrent une ligne téléphonique au parlement et, la même année, divers entrepreneurs privés déposèrent des demandes d’exploitation de réseaux téléphoniques dans différentes villes belges.

L’absence d’une législation dans les premières années d’exploitation minimisa les chances de succès du développement du réseau téléphonique. Cette absence força les autorités belges à mettre au point un cadre législatif réglementant l’exploitation de la téléphonie en Belgique.

À partir de 1896, le secteur entier de la téléphonie passa entre les mains d’une société publique.

En 1913, une grande partie de la Belgique était accessible par téléphone. Le nombre d’abonnés restait limité, mais la plupart des gares, bureaux de poste et de télégraphe étaient équipés de cabines téléphoniques publiques.

Après la Première Guerre mondiale : passage à l’entreprise publique autonome

La Première Guerre mondiale représenta un arrêt net et définitif en matière de télécommunication en Belgique.

Un des facteurs explicatifs de cet arrêt s’explique par la dépendance financière de l’entreprise publique. Les dommages causés lors du conflit et le démantèlement partiel des réseaux placèrent l’administration des télégraphes et téléphones devant un besoin d’investissements colossaux.

Le est créée la Régie des Télégraphes et Téléphones (RTT). L’entreprise publique gagne en autonomie : elle n’est désormais plus tributaire des budgets annuels de l’État et a la compétence requise pour mener une gestion propre.

L’intégration de la RTT dans la politique industrielle de l’État

Avec la création de la RTT, d’énormes sommes sont investies dans le réseau téléphonique belge. Des couches sociales sans cesse plus larges ont désormais accès à la téléphonie.

Parallèlement à cela, un autre phénomène intervient qui va devenir rapidement une charge importante pour l’entreprise. L’État va, dans le cadre de la crise économique des années 1930, utiliser la RTT dans sa politique industrielle et d’emploi. En forçant la réalisation d’une automatisation complète du réseau téléphonique belge, l’État tente de contrer le haut taux de chômage du secteur.

Ce phénomène diminue fortement l’autonomie de la RTT. La loi de 1930 avait en effet très clairement explicité que l’entreprise pouvait concevoir et appliquer de manière indépendante un programme d’investissements. En imposant sa politique d’emploi, l’État allait donc contre le principe premier de la loi. Ce dernier élément deviendra très vite dans la période d’après-guerre un problème structurel de la RTT.

De l’entreprise de pointe à la crise : la RTT dans l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la RTT se voit confrontée à d’importants dommages et à un démantèlement partiel des réseaux. Afin de relancer rapidement la dynamique du secteur, l’état décide d’intervenir financièrement.

Au cours de cette période, la demande en services de télécommunication s’accroît à un rythme élevé. Le nombre d’abonnés augmente très rapidement: d’environ 350 000 en 1946 à 522 000 en 1951 et 1 049 000 en 1965. Cette croissance de la clientèle amène un rythme d’investissements très élevé. Grâce à tout cela, la RTT se situe vers la fin des années 1960 à la pointe du développement technologique et social.

Mais cette gestion expansionniste a un côté négatif. À partir de la fin des années 1960, les pertes commencent à s’accumuler, et l’éclosion d’une crise économique mondiale dès 1973 n’arrange rien aux problèmes. La situation financière de l’entreprise ne fait que se dégrader. Cette situation conduira la RTT à mettre en place à partir du milieu des années 1970 d’importants programmes d’assainissement.

Au cours des années 1980 naît la conviction que le secteur des télécommunications sera un des pôles de développements les plus significatifs de cette fin de XXe siècle. Ainsi, à partir de 1981, les dirigeants de la RTT commenceront la restructuration profonde de la RTT afin de résoudre certains problèmes structurels de l’entreprise.

Parallèlement à cela, un autre partenaire fait son entrée en 1987 : La Commission européenne promulgue son Livre Vert pour les télécommunications dont le thème central est la libéralisation.

Les années 1990 : loi Belgacom et évolution du secteur sous influence européenne

Le Livre Vert de 1987 participe en Belgique au fondement de la loi du , laquelle crée un nouveau type d’entreprise d’État jouissant d’une plus grande autonomie de gestion. Le secteur des télécommunications belge est donc réorganisé et voit la création de Belgacom, entreprise publique autonome.

Cette loi a pour objectif de créer un environnement propice au développement concurrentiel du marché des télécommunications en Belgique. Désormais, un contrat de gestion définit les prérogatives de l’entreprise et des pouvoirs publics de manière à garantir l’offre d’un certain nombre de services publics d’utilité générale et une autonomie de gestion suffisante et bien plus élargie que ce que la loi de 1930 n’avait prévu.

À partir de 1994 se produit une accélération des processus de convergence européens. La Commission européenne déclare dans un nouveau Livre Vert que l’exploitation des réseaux et la téléphonie doivent également être ouverts à la concurrence. 1994 est également l’année où Belgacom crée Proximus, le premier réseau cellulaire en Belgique. Cette activité ainsi que l'ancien système analogique Mob2 sont transférés le vers une filiale : Belgacom Mobile dont l’actionnariat est le suivant : 75 % Belgacom – 25 % AirTouch  (en), puis Vodafone en 1999.

Parallèlement, Belgacom se prépare à affronter la concurrence en s’alliant à Ameritech  (en), Tele Danmark et Singapore Telecom. Diverses institutions financières belges réagissent et s’allient également au consortium, lequel est baptisé ADSB. L’état belge conserve 50,1 % des actions et reste donc l’actionnaire principal.

L’année 2001 voit la mise en place du plan BeST qui vise principalement à restructurer l’entreprise en la divisant en quatre « business units ». Belgacom se défait également de certaines activités comme Belgacom France, Ben, ses activités de sécurité ainsi que les activités françaises d’Infosources.

Le volet humain du plan BeST interviendra dans le courant de l’année 2002. Les objectifs sont multiples dans une société qui, à l’époque, occupait un trop grand nombre de travailleurs : offre de cessation des activités, offre de travail à temps partiel et reconversion sont proposés à une grande partie du personnel.

Dans un marché de plus en plus ouvert et où la concurrence se fait chaque jour plus agressive, Belgacom décide en 2003 de faire un pari sur l’avenir en modifiant radicalement son image. Changement de logo, de couleurs et volonté manifeste d’être plus proche des clients sont les bases sur lesquelles travaille l’ex-RTT.

Ces changements radicaux dans la philosophie de l’entreprise préfigurent la mise en bourse de l’opérateur. En effet, le , Belgacom est cotée pour la première fois sur le marché Euronext. L’état belge reste l’actionnaire majoritaire avec 50 % + 1 action tandis que le consortium ADSB se défait de l’ensemble de ses actions.

Cette opération permet à l’opérateur historique belge de dégager d’importants moyens pour financer ses ambitions. En effet, l’heure est à la large bande (broadband) et le financement du projet Broadway (couvrir l’ensemble du territoire national en fibre optique) nécessite de gros investissements.

2004 est aussi l’année où l’opérateur historique réalise ses premiers tests de télévision numérique avec pour ambition de trouver de nouvelles sources de revenus dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Années 2005 – 2008 : consolidation, convergence et premières offres groupées

L’année 2005 est marquée par deux événements majeurs pour Belgacom : le lancement de Belgacom TV et l’offre publique d’achat sur Telindus. Les prémices du lancement de la télévision numérique en Belgique apparaissent pour la première fois dans le courant de l’année 2004 lorsque Belgacom procède à ses premiers tests de télévision numérique auprès de quelques centaines de foyers.

En mai 2005, l’opérateur belge surprend le marché en décrochant les droits de diffusion du football belge professionnel (D1 & D2) pour les trois prochaines saisons via sa filiale Skynet iMotions Activities. Cette action préfigure le lancement imminent de Belgacom TV qui voit le jour en juin 2005. Cette offre de télévision numérique via l’ ADSL est la première du genre en Belgique et transforme Belgacom en un quadruple player offrant la téléphonie fixe, la téléphonie mobile, l’ accès à internet à haut débit ainsi que la télévision. Elle permet en outre à l’entreprise belge de garantir de nouvelles sources de revenus dans la mesure où les marges dégagées par ses activités historiques sont de plus en plus faibles.

2005 est aussi l’année de l’offre publique d’achat sur Telindus, entreprise leader dans le secteur de l’intégration des réseaux. Une première offre, considérée comme hostile par la direction de Telindus, est faite dans le courant du mois de septembre. C’est le début d’une saga boursière qui durera pratiquement quatre mois. Les tensions sont vives entre les deux sociétés et les différents intervenants dans ce dossier se font la guerre par voie de presse. Après une contre- OPA emmenée par France Telecom, c’est finalement Belgacom qui remporte la mise et qui parvient, fin décembre, à un accord conditionnel sur un partenariat.

L’année 2006 est principalement marquée par le rachat au mois d’août des 25 % de Proximus détenus par Vodafone. Cette opération permet à Belgacom de se préparer au mieux à la convergence. En effet, la tendance du marché semble se diriger vers des offres de services groupés. Les fournisseurs de service de télécommunications en Belgique répondent de plus en plus aux besoins des utilisateurs en proposant des solutions allant de services commercialisés séparément à des offres « quadruple play » groupées et complètes. Également en 2006, Telindus et Belgacom étendent leur portefeuille ICT sous la nouvelle marque Telindus/Belgacom ICT.

Le mois d’avril 2007 est marqué par le lancement des « Packs », premières offres groupées de Proximus et Belgacom. Côté télévision, Belgacom continue à développer son offre de télévision numérique. Fin décembre 2007, l’entreprise comptait 305 319 clients Belgacom TV. Le taux de couverture de la télévision numérique est quant à lui de 80 % de la population.

Le début de l’année 2008 est marqué par le rachat de Scarlet et de Tele2 Luxembourg. Belgacom rachète son concurrent direct Scarlet pour une somme 185 millions d’euros ce qui provoque un polémique car le groupe absorbe un concurrent direct. Le dossier se trouve actuellement auprès des autorités chargées de la concurrence. Belgacom achète aussi en juin 2008 les opérations de Tele2 au Luxembourg et au Liechtenstein.

2009 - 2013

En mars 2009, Belgacom crée Pingping comme moyen de paiement mobile.

En avril 2011, Belgacom achète la section belge de la chaine de magasin de téléphone mobile The Phone House à The Carphone Warehouse Group. En septembre de la même année, l'avenir de Belgacom pourrait passer par une privatisation décidée par l'état [4].

2014 à nos jours

Le 1er juin 2015, la dernière cabine téléphonique publique est retirée [5].

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