Grenoble

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Grenoble
L'agglomération vue depuis la Bastille, le téléphérique de Grenoble, la place Saint-André et le Parlement du Dauphiné, l'hôtel de Lesdiguières depuis le Jardin de ville et Grenoble depuis les berges de l'Isère
L'agglomération vue depuis la Bastille, le téléphérique de Grenoble, la place Saint-André et le Parlement du Dauphiné, l'hôtel de Lesdiguières depuis le Jardin de ville et Grenoble depuis les berges de l'Isère
Blason de Grenoble
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France  France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère ( préfecture)
Arrondissement Grenoble ( chef-lieu)
Canton Quatre cantons
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Éric Piolle ( EELV)
2014-2020
Code postal 38000, 38100
Code commune 38185
Démographie
Gentilé Grenoblois
Population
municipale
160 215 hab. (2013)
Densité 8 837 hab./km2
Population
aire urbaine
684 398 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 16″ Nord, 5° 43′ 37″ Est
Altitude Min. 204 m – Max. 600 m
Superficie 18,13 km2
Localisation

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Liens
Site web grenoble.fr

Grenoble ( prononcé [ g ʁ ə . ˈ n ɔ b l] Prononciation du titre dans sa version originale  Écouter, Grenoblo en arpitan) est une commune du sud-est de la France, chef-lieu du département de l' Isère, ancienne capitale du Dauphiné. Troisième commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes, derrière Lyon et Saint-Étienne, Grenoble est la commune-centre de la deuxième agglomération de cette région après celle de Lyon. Elle est également la plus grande métropole alpine, devant Innsbruck et Bolzano, ce qui lui vaut le surnom de « capitale des Alpes ».

L’histoire connue de Grenoble couvre une période de plus de deux mille ans. À l'époque gallo-romaine, le bourg gaulois porte le nom de Cularo, puis celui de Gratianopolis. Son importance s'accroît durant le XIe siècle lorsque les comtes d’Albon choisissent la cité comme capitale de leur province, le Dauphiné. Ce statut, consolidé par l’annexion à la France, lui permet de développer son économie. Grenoble devient alors une ville parlementaire et militaire, à la frontière avec la Savoie.

En 1788, la population s'est mobilisée pour défendre ses parlementaires lors de la Journée des Tuiles en attaquant les troupes royales. Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier (à l'origine du fameux Serment du jeu de Paume) furent d'illustres acteurs grenoblois de la Révolution française.

Le développement industriel de Grenoble commence véritablement au XVIIIe siècle avec la ganterie et s’accentue dans la deuxième partie du XIXe siècle, avec la découverte de la houille blanche. Mais Grenoble connaît sa croissance la plus forte durant les Trente Glorieuses. La tenue des Jeux olympiques d’hiver symbolise cette période de grands bouleversements pour la ville. Son développement continuant, Grenoble s'affirme aujourd’hui comme un grand centre scientifique européen [1], [2]. Pour ce qui est de la population, Grenoble était en 2013 la seizième commune de France avec 160 215 habitants [3], son agglomération la dixième de France en 2013, avec 508 201 habitants [4], et son aire urbaine la onzième, avec 684 398 habitants [5].

Ses habitants sont appelés les Grenoblois [6].

Géographie

Photo représentant l'agglomération grenobloise depuis le sommet du Moucherotte (1 901 m).
Panorama général de l'agglomération grenobloise depuis le sommet du Moucherotte. Vue sur la ville et l'ensemble des massifs qui l'entourent (de gauche à droite : la Chartreuse, Belledonne, les Grandes Rousses, le Taillefer, l’ Oisans, le Dévoluy et le Vercors

.

Localisation

Plan relief de 1848
La vieille ville de Grenoble se situe au pied des premiers contreforts de la Chartreuse marqués par le fort de la Bastille ( plan relief de 1848).

La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (à l'ouest et au sud-ouest), de la Chartreuse (au nord), du Taillefer (au sud-est) et de la chaîne de Belledonne (à l'est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ».

Grenoble est située dans la partie sud-est du territoire national, à relativement faible distance (à vol d'oiseau) des frontières italienne (70 kilomètres) et suisse (110 kilomètres).

L'agglomération est située sur l'axe du sillon alpin, s'étendant de Valence à Genève, et qui comprend également les villes de Chambéry, Annecy, Aix-les-Bains, Voiron et Romans-sur-Isère.

Bien que située au confluent actuel du Drac et de l' Isère, Grenoble fut bâtie à l'origine au niveau des contreforts de la Bastille, sur un léger tertre en rive gauche de l’Isère, à son point le plus aisément franchissable et donc au premier endroit permettant d'accueillir un pont avant la confluence. L'Isère venait en effet buter contre l'éperon sud du Rachais et divaguait dans des méandres qui se déplaçaient sans cesse.

Les villages alentours étaient, quant à eux, installés à l’abri des inondations sur les coteaux des trois massifs. Ce n'est qu'une fois ces rivières canalisées que la ville connaîtra une expansion urbaine sur le reste de la plaine.

Le point zéro de départ du kilométrage se situe sur le pont Marius-Gontard. À vol d'oiseau, Grenoble se situe à 47 kilomètres de Chambéry, 71 kilomètres de Valence, 73 kilomètres de Gap, 92 kilomètres de Vienne, 97 kilomètres de Lyon, 122 kilomètres de Genève, 154 kilomètres de Turin, 204 kilomètres de Nice, 211 kilomètres de Marseille et 483 kilomètres de Paris [7]. Toujours à vol d'oiseau, Grenoble se situe à 14 kilomètres de la station de ski de Chamrousse, à 16 kilomètres des Sept Laux, à 17 kilomètres de Villard-de-Lans, à 25 kilomètres de l'Alpe d'Huez, à 35 kilomètres des Deux Alpes et à 48 kilomètres de La Grave [7]. Par la route ces distances sont à multiplier par deux, environ.

Par la route, Grenoble se situe à 224 kilomètres de Turin, 320 kilomètres de Nice et à 547 kilomètres de Paris [8].


Grenoble depuis le Mont Jalla. Au premier plan, la Bastille dominant la ville illuminée avec l'axe de l' avenue Jean-Perrot au centre et celui du cours Jean-Jaurès à droite.
De gauche à droite, vue sur les massifs de Belledonne, du Taillefer, le plateau Matheysin, la vallée du Drac et le massif du Vercors.

Communes limitrophes

Grenoble et ses communes limitrophes.jpg
Grenoble
La commune Grenoble
St Martin d'Hères
La commune St Martin d'Hères
Eybens
La commune Eybens
Échirolles
La commune Échirolles
Seyssins
La commune Seyssins
Seyssinet-Pariset
La commune Seyssinet-Pariset
Fontaine
La commune Fontaine
Sassenage
La commune Sassenage
Saint-Égrève
La commune Saint-Égrève
St Martin le Vinoux
La commune St Martin le Vinoux
La Tronche
La commune La Tronche

Grenoble est le siège de la métropole Grenoble-Alpes Métropole (communément appelée La Métro) qui inclut également au 1er janvier 2015 les communes suivantes : Bresson, Brié-Angonnes, Champ-sur-Drac, Champagnier, Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, le Fontanil-Cornillon, Gières, Herbeys, Jarrie, La Tronche, Le Gua, Meylan, Miribel-Lanchâtre, Mont-Saint-Martin, Montchaboud, Murianette, Notre-Dame-de-Commiers, Notre-Dame-de-Mésage, Noyarey, Poisat, Le Pont-de-Claix, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, Saint-Barthélemy-de-Séchilienne, Saint-Égrève, Saint-Georges-de-Commiers, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Saint-Pierre-de-Mésage, Le Sappey-en-Chartreuse, Sarcenas Sassenage, Séchilienne, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Vaulnaveys-le-Bas, Vaulnaveys-le-Haut, Venon, Veurey-Voroize, Vif et Vizille.

Cette métropole, créée le 1er janvier 2015 compte aujourd'hui quarante-neuf communes pour 439 974 habitants.

Grenoble est limitrophe de dix des quarante-neuf autres communes qui composent la Métro.

À titre de comparaison, la superficie de Grenoble et des communes de sa première couronne représente exactement la même superficie que la commune de Paris soit 105,40 km2 mais pour 325 000 habitants.

Géologie et relief

Grenoble est bâtie à l'origine sur les contreforts de la Bastille (à gauche de l'image) et sur le léger tertre en rive gauche de l' Isère (à droite de l'image).

La ville est principalement bâtie dans une plaine au confluent de l' Isère avec le Drac, au centre de l' Y grenoblois. Cette configuration permet de parler d’une « cuvette grenobloise », vallée singulièrement plate d'origine glaciaire. Grenoble est ainsi la ville la plus plate de France [9], ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La fonte du glacier de l'Isère, il y a environ vingt-cinq mille ans, entraîne la présence d'un lac pendant plus de dix mille ans, avec ses alluvions lacustres würmiennes [10]. La disparition progressive de ce lac n'en a pas moins laissé un nombre très important de cours d'eau dans la plaine nouvellement émergée. Ainsi, avant le XVIIe siècle, le Drac n'était pas canalisé et rejoignait l'Isère par de nombreux méandres vers l'actuel pont de la Porte de France. Le reste de la plaine, soumis aux inondations fréquentes de l’un ou l’autre des cours d’eau, se partageait entre marais, cultures et maigres pâturages. Au fil des siècles, la lutte des habitants pour maîtriser ces deux rivières va donner naissance au symbole du serpent et du dragon [Note 1]. Aujourd'hui, ce rapport à l'eau est toujours particulier puisque certaines nappes phréatiques se trouvent à moins de deux mètres de la surface [11], nécessitant des fondations spéciales pour toute construction nouvelle, et rendant toute réalisation de transports souterrains irréaliste en raison d'un coût financier trop important.

L'altitude de Grenoble [12] varie de 204 mètres à 600 mètres ; la mairie se situe à 212 mètres. La ville est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres, accessible depuis le centre-ville par le téléphérique de Grenoble Bastille, dont les cabines appelées communément « les bulles », sont devenues un des symboles marquants de la ville. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.

Climat

Kiosque du jardin de ville sous la neige.

Grenoble et son agglomération sont soumis à un climat atypique : de par sa localisation dans le sud-est de la France, la ville présente des influences mi-océaniques, mi-continentales mais également méditerranéennes (étés chauds et secs). Toutefois, l'environnement montagneux le particularise, beaucoup plus d'ailleurs que l'altitude relativement modeste de la ville (en moyenne 213 mètres [9]). Cette spécificité se traduit par trois grandes caractéristiques qui confèrent à Grenoble un climat unique : une amplitude thermique remarquable, un ensoleillement important, de bonnes précipitations ainsi que la présence de nombreux phénomènes particuliers ( foehn, microclimats...) :

  • Des amplitudes thermiques notables : L'entourage montagneux freine les vents et diminue leurs effets régulateurs si bien que l'amplitude annuelle est l'une des plus élevées de France (amplitude thermique de 19 °C entre janvier et juillet [13]). Alors qu'en hiver la température peut descendre relativement bas (rarement en deçà de −5 °C), en été la ville est l'une des plus chaudes du pays (plus de 35 °C sont relevés chaque année, généralement plusieurs jours de suite [14]). De même, l' amplitude thermique journalière entre minima et maxima est plus marquée qu'ailleurs en raison des sommets entourant la ville. Ils favorisent avec le soleil une élévation rapide des températures en journée et permettent, la nuit, une meilleure restitution de la fraîcheur. Ainsi, les nuits sont généralement plus fraîches (excepté lors des phénomènes de foehn) et les après-midi plus chauds qu'ailleurs (comparé aux autres grandes villes voisines).
  • Un ensoleillement remarquable : De longues périodes d'ensoleillement sont observées sur le bassin grenoblois grâce à l'environnement montagneux qui limite ou empêche l'arrivée de certaines perturbations et nuages de basse altitude. La durée d'ensoleillement annuelle proche de 2 100 heures par an est à titre de comparaison légèrement supérieure à des villes comme Toulouse, Lyon ou Bordeaux.
  • Des précipitations conséquentes : Si l'ensoleillement est important, celui-ci est compensé par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer du fait des massifs environnants. En effet, les massifs alpins, lorsqu'ils n'empêchent pas l'arrivée des perturbations, peuvent former une barrière aux vents d'ouest pluvieux, exacerbant ainsi les précipitations qui atteignent presque un mètre par an sur la métropole. L'automne est la période de l'année où les cumuls sont les plus importants. L'essentiel des précipitations proviennent de l' Atlantique ou de la Méditerranée.
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Grenoble (Aéroport Grenoble-Isère) 2 066 934 17 32 28
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Les relevés suivants ont été effectués à l' Aéroport de Grenoble-Isère :

Tableau climatologique de Grenoble - Aéroport de Grenoble-Isère sur la période 1981-2010 (records depuis 1940)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne ( °C) −1,2 −0,4 2 4,4 8,9 12 14,2 14 10,9 7,8 2,7 −0,1 6,3
Température moyenne (°C) 2,4 3,7 7 9,9 14,4 17,9 20,6 20,2 16,4 12,4 6,5 3,2 11,3
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,8 12 15,3 19,9 23,8 26,9 26,4 21,8 16,9 10,2 6,4 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−27,1
03-01-1971
−19,4
05-02-2012
−18,2
04-03-1949
−7,9
08-04-2003
−2,3
01-05-1976
2,1
10-06-2005
4,8
18-07-1970
3,8
30-08-1986
−1,2
28-09-1972
−5,3
30-10-1950
−10,9
27-11-1971
−20,2
30-12-2005
−27,1
03-01-1971
Record de chaleur (°C)
date du record
17,3
10-01-2015
20,7
25-02-1991
25,3
22-03-1990
28
18-04-1949
31,3
24-05-2009
37
22-06-2003
38,3
26-07-1983
39,5
13-08-2003
33,6
05-09-1949
28,1
06-10-1977
24,8
01-11-1968
19,5
18-12-1989
39,5
13-08-2003
Ensoleillement ( h) 95 111,7 169,8 183 219,2 255,4 289,8 255,5 193,1 137,5 84,5 71,6 2 065,9
Précipitations ( mm) 61,3 51,6 66,3 83 104,1 75,2 59,3 67,2 105,7 105,8 87,7 67,1 934,3
Source : Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,9
−1,2
61,3
 
 
 
7,8
−0,4
51,6
 
 
 
12
2
66,3
 
 
 
15,3
4,4
83
 
 
 
19,9
8,9
104,1
 
 
 
23,8
12
75,2
 
 
 
26,9
14,2
59,3
 
 
 
26,4
14
67,2
 
 
 
21,8
10,9
105,7
 
 
 
16,9
7,8
105,8
 
 
 
10,2
2,7
87,7
 
 
 
6,4
−0,1
67,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Le climat de Grenoble (ville) est nettement différent de son aéroport, en effet, ce dernier se situe à 35 km au nord-ouest de la ville dans la plaine de la Bièvre. De ce fait, l'implantation de la ville au cœur de l'arc alpin lui confère un climat plus chaud de quelques degrés, des variations de températures plus importantes, un meilleur ensoleillement et des précipitations plus abondantes. Ces différences sont explicitées dans le tableau ci-dessous (températures moyennes et records pour la période 1945 - 2012 (station Grenoble - Saint Martin d'Hères) :

Relevé météorologique de Grenoble - Saint Martin d'Hères (moyenne annuelle 1945-2012)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne ( °C) −1,6 −0,3 2,4 5,3 9,3 12,6 14,5 14,2 11,4 7,4 2,5 −0,5 7,1
Température moyenne (°C) 2,2 4,2 7,9 13,7 15,4 18,7 21 20,4 17,2 12,4 6,6 2,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 5,9 8,7 13,5 16,8 21,4 24,8 27,5 26,7 23 17,5 10,6 6,4 16,9
Record de froid (°C) −20,3 −20 −11,9 −3,6 −0,6 2,6 5,9 5,7 1,6 −4,2 −10,7 −15,4 −20,3
Record de chaleur (°C) 20,1 23,4 27,7 31,6 35,4 37,4 40,7 39,5 34 31,8 25,2 22,9 40,7


Pin Parasol dans la région de Grenoble, et foehn marqué par des nuages lenticulaires sous 37 °C (17 juin 2013).
  • De nombreux phénomènes particuliers : L'environnement montagneux (les préalpes du sud dans ce cas) induit également un phénomène particulier, le foehn, amenant des températures anormalement élevées pour la saison. Ce phénomène, souvent associé au vent du sud, peut survenir toute l'année mais plus particulièrement en automne et en hiver quand les dépressions sont plus fréquentes et vigoureuses. Au cours de ces épisodes, il a été enregistré plus de 20 °C en décembre 2000 ou plus de 30 °C en octobre 2006. Le , lors d'un de ces épisodes exceptionnel, une minimale de 26,5 °C [15] a été enregistrée au Versoud, près de Grenoble, et une minimale nocturne de 32 °C a été enregistrée à Vizille, au Sud-est de l'agglomération, soit la nuit la plus chaude jamais mesurée en France métropolitaine [16]. De plus, deux mésoclimats différents cohabitent dans l'agglomération grenobloise. Le nord-ouest de la ville est directement influencé par la cluse de l'Isère qui favorise l'engouffrement du vent du nord entre les massifs du Vercors et de la Chartreuse et créé un phénomène appelé « canon à neige » par Météo France [17]. Il se met alors à neiger entre la Presqu'île de Grenoble et Voreppe. Comme lors de l'épisode du [18], plusieurs dizaines de centimètres peuvent être relevés à la gare alors que dans le centre historique de la ville, plus à l'est, aucun flocon ne tombe. À ce titre, l'est et le centre ancien de la ville et la vallée du Grésivaudan jouissent d'un climat privilégié grâce aux falaises calcaires de la Chartreuse et de l'exposition à l' adret. Ainsi, ce territoire protégé des chutes de neige et des vents froids est surnommé le « petit Nice ». Cette clémence se traduit par la présence d'espèces méditerranéennes comme la lavande sauvage, l' érable de Montpellier, le pistachier térébinthe ou bien encore dans les jardins la plantation de lauriers roses, de pins maritimes, d'oliviers ou de palmiers qui craignent normalement les fortes gelées.

Voies de communication et transports

Article détaillé : Transport à Grenoble.

Par sa position géographique, Grenoble s’est trouvée historiquement en dehors des grands circuits de circulation et d’échanges européens. Toutefois, l’agglomération est désormais un point de convergence de plusieurs lignes routières, autoroutières et ferroviaires.

Voies routières

Article détaillé : Périphérie routière de Grenoble.

Grenoble est située à la confluence de trois autoroutes :

Réseaux routier et autoroutier de Grenoble et ses communes limitrophes.

Ces trois autoroutes sont interconnectées grâce à l'autoroute urbaine A480 et à la rocade sud. La vitesse sur ces deux rocades sous forme autoroutière, à 2×2 voies, est limitée à 90 km/h. Ces deux rocades sont l’objet d’engorgements quotidiens rendant la circulation automobile difficile à Grenoble aux heures de pointe. Ces encombrements ont également été imputés à la coupure du périphérique grenoblois dans sa partie nord, entre la cluse de Voreppe et la vallée du Grésivaudan. Ces encombrements motivèrent le projet de rocade nord, véritable serpent de mer depuis des décennies, et devant permettre ce bouclage autoroutier grâce au percement d’un tunnel sous le massif de la Chartreuse. L'avis défavorable de la commission d'enquête sur la déclaration d'utilité publique de la rocade nord en 2010, auquel s'ajoutent les contestations d'associations de riverains, de groupes écologistes ainsi que d'élus locaux, sonnent le coup d’arrêt du projet [21].

Toutefois, face à l'ampleur des bouchons routiers pour une grande ville française [22], [23], le projet d'élargissement en 2×3 voies de l'A480 était confirmé au cours de l'année 2009 avec ou sans rocade nord, mais sans modification de l' échangeur du Rondeau, principal point de congestion dans ce secteur. Une première tranche de travaux concernant l'élargissement de la section qui voit passer plus de 100 000 véhicules par jour le long du Drac est prévue à l'horizon 2014 dans un projet de vingt millions d'euros financé par l'État [24].

Mais en 2014, avec l'arrivée du nouveau maire Éric Piolle et du nouveau président de métropole Christophe Ferrari, le principe d'une réorganisation complète de l' échangeur du Rondeau est retenu mais pas l'élargissement de l'A480. En décembre 2015, à la suite du décret gouvernemental du 21 août 2015 prévoyant l'élargissement de l'A480, le maire dépose un recours gracieux auprès du Premier ministre afin d'annuler ce projet [25], provoquant une vive réaction du milieu patronal isérois [26], [27] et d'opposants politiques [28]. Pour Jean Vaylet, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble, l'élargissement de l'A480 et la réfection de l'échangeur du Rondeau sont tous les deux indispensables et complémentaires [29].

Aménagements cyclables

Une consigne MétroVéloBox.

Grenoble dispose d'un réseau de pistes cyclables d'un peu plus de trois cents kilomètres, partagé entre bandes cyclables souvent peu continues et pistes en site propre [30]. Plus de 1 500 panneaux de balisage et de signalisation ponctuent le réseau grenoblois. Le conseil général a également mené l’aménagement de « voies vertes » le long des berges de l'Isère, du Drac et des voies départementales. Des pistes cyclables relient désormais Grenoble à Valence, Chambéry ou encore Nice. Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la Fédération française des usagers de la bicyclette a attribué son « Guidon d’or » à la ville de Grenoble pour la généralisation des double-sens cyclables.

Pour faciliter la circulation à vélo, la Métro a mis en place en 2010 un service de vélocation appelé Métrovélo. En plus de la location de vélo, vingt-cinq consignes individuelles automatiques [31] (appelées MétrovéloBox) ont été installées en périphérie de la ville pour favoriser la multimodalité, atteignant en 2010 plus de 450 places sécurisées. Ces « box » incluent la possibilité de location en courte ou longue durée de vélos ainsi que l'offre d'un service de consigne pour son propre vélo. Le nombre de cyclistes a augmenté de 60 % entre 2002 et 2007 [30].

Desserte ferroviaire

La gare de Grenoble, avec au premier plan les rails du tramway.
Gares de l'agglomération grenobloise

Le territoire de la ville de Grenoble ne contient qu'une seule gare, mais l'agglomération environnante en accueille sept :

La gare de Grenoble a été inaugurée en 1858 mais elle fut détruite lors de la préparation des Jeux Olympiques pour laisser place à l'enceinte actuelle plus moderne et adaptée aux besoins. Grenoble est un pôle ferroviaire d'importance régionale. Au niveau national, une dizaine de TGV desservent quotidiennement Paris au départ de la capitale des Alpes. Une liaison directe en TGV existe également pour les directions de Marseille, Lille et Nantes. Le trafic vers l'international consiste en des liaisons TER vers Genève. L'essentiel du trafic se limite ainsi à des liaisons régionales vers les agglomérations voisines de la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi qu'à destination de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en direction de Gap, Briançon et Avignon. En période de vacances scolaires d'hiver, des liaisons TGV supplémentaires sont mises en place avec d'autres villes ( Rennes, Le Havre, Poitiers ou Perpignan). Le transit annuel de la gare est d'environ sept millions de passagers.

Pour répondre à la demande actuelle et à la croissance prévue du trafic dans les années à venir, la gare fait l'objet d'un programme de restructuration important, en liaison avec le réaménagement du polygone scientifique voisin. L'itinéraire ferroviaire du Sillon Alpin Sud (Gières-Montmelian et Valence TGV-Moirans) a été entièrement électrifié en 2014.

Transport urbain

Les deux types de rames de tramway en service en 2010.
Le tramway sur le pont de Catane
Carte du réseau tramway de Grenoble en 2015

Les transports urbains de Grenoble sont exploités depuis 1975 par la Sémitag sous la marque commerciale « TAG » ( Transports de l'agglomération grenobloise).

La faible profondeur des nappes phréatiques rendant très onéreuse la construction d'un réseau de métro, les municipalités successives ont décidé d'investir dans un réseau de tramway. Grenoble est doté d'un premier réseau urbain et suburbain de tramway à partir de 1894. Connaissant cependant le même sort que bon nombre de réseaux dans la première moitié du XXe siècle, il est après des amputations successives fermé en 1952. Il faut attendre 1987 pour que le tramway fasse son retour à Grenoble, avec l'ouverture de la première ligne. Avec les années, quatre autres sont ouvertes tandis que les ligne A et B ont connu différentes prolongations depuis leurs inauguration [32].

Ce réseau de cinq lignes (Tram A, B, C, D et E) a une longueur de 47 kilomètres [33]. Avec le TFS, il est le premier tramway au monde à être accessible aux personnes à mobilité réduite [34]. Au tramway s'ajoute un réseau de lignes de bus lancé en septembre 2014, organisé en trois niveaux : 6 lignes Chrono, 11 lignes Proximo et 28 lignes Flexo, qui dessert toute la métropole grenobloise. Les lignes Chrono desservent les axes structurants du cœur dense métropolitain, elles se caractérisent par une fréquence élevée la journée (moins de 10 minutes) et un service étendu jusqu'à 1 heure du matin, leur livret jaune leur confère une identité forte. Le service Chrono vient se substituer au service de Noctibus qui disparaît. Les lignes Proximo desservent les zones denses de périphérie. La desserte des zones peu denses est quant à elle réalisée par les services Flexo, qui présentent une hétérogénéité de véhicules adaptés à la demande. Un certain nombre de courses ne sont d'ailleurs disponibles que sous réservation (2 heures avant au plus tard), ce qui permet d'adapter le véhicule au nombre de passagers inscrits et de ne desservir que les zones demandées. D'autre part, un service à la demande a été mis en place à destination des personnes à mobilité réduite : Flexo +. Enfin, il faut adjoindre à cet ensemble les dix-neuf parcs relais proposant 2 500 places [35] de stationnement en entrées d’agglomération qui facilitent l’intermodalité.

Le réseau grenoblois fait l'objet de nombreux projets d'extension. Le seul projet dont les travaux sont en cours concerne :

À l'horizon 2025, d'autres extensions prévoient :

  • le prolongement de la ligne A vers Sassenage [37]
  • le prolongement de la ligne D vers Échirolles et La Tronche [37] : la ligne D deviendrait alors une ligne de rocade reliant le sud au nord est de l'agglomération (via le campus).
  • le prolongement de la ligne E de Grenoble - Louise Michel vers le Pont-de-Claix [37] : le SMTC a engagé une étude préalable en juillet 2012 [38] pour prolonger la ligne E en passant par Échirolles.
  • la création d'une ligne Grenoble- Meylan [37] : la possibilité d'étendre le réseau de tram à Meylan, cinquième ville de l'agglomération en nombre d'habitants, a été plusieurs fois évoquée, mais aucun projet n'a encore été lancé [39].
  • la création d'une ligne F : Le Dauphiné libéré évoque en décembre 2012 la possibilité technique de créer une ligne qui ferait circuler les tramways en boucle dans Grenoble en utilisant des parcours combinés des lignes E, puis C et A [40].

Plusieurs projet de transport par câble (téléphérique) sont actuellement à l'étude [41]. La création d'une liaison entre Fontaine (Tram A) et le Massif du Vercors ( Lans-en-Vercors via Saint-Nizier-du-Moucherotte) a été envisagée pour l'horizon 2020. Cette même ligne de téléphérique aurait relié ensuite Fontaine (Tram A) à la Presqu'ile de Grenoble (Tram B) et Saint-Martin-le-Vinoux (Tram E) [42]. Cependant, le projet concernant la liaison entre Grenoble et le plateau du Vercors a été suspendu le 15 septembre 2014 par son comité de pilotage, la plupart des promoteurs du projet ayant été remplacés lors des élections municipales et intercommunales de 2014. Le projet entre Fontaine et Saint Martin de Vinoux n'a pour sa part pas été concerné par cette décision de suspension et attend le résultat des études opérationnelles fin 2014 [43]. D'autres projets ont également été évoqués comme les liaisons Gières - Chamrousse [44], Vizille - Échirolles [45] ou bien encore dans le Grésivaudan.

Le réseau grenoblois a fait l’objet de nombreuses distinctions et récompenses en raison de sa grande qualité [46]. Le magazine Ville et Transports lui a décerné trois fois le ticket d’or (premier prix du palmarès des transports urbains) en 2002, 2003 et 2005, ainsi que le ticket de bronze en 2006, derrière Bordeaux et Mulhouse. En outre, la Conférence européenne des ministres des Transports a décerné au réseau le premier prix européen pour l'accessibilité aux personnes handicapées en 2003 ainsi que la palme de l'accessibilité en 2004.

Le transport interurbain par bus est quant à lui principalement assuré par le réseau Transisère dépendant du conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs.

Transports aériens

Article détaillé : Aéroport de Grenoble-Isère.
Aérogare de l' aéroport de Grenoble.

Un ancien site d'aviation, l' aéroport de Grenoble-Mermoz a été supprimé en 1967 pour laisser place aux installations olympiques et a été remplacé par deux plates-formes :

l' aéroport international de Grenoble-Isère 
situé à quarante kilomètres de Grenoble, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400). Pendant des décennies, il a connu une activité globalement faible, avec une faiblesse record enregistrée l'année 2003 (à peine plus de 170 000 passagers accueillis) en raison de la proximité des aéroports de Lyon et Genève et de la concurrence du TGV pour la liaison vers Paris. Après que le conseil général de l’Isère en eut confié la gestion et le développement à une société de droit privé constituée par l'entreprise de BTP Vinci et le gestionnaire de transports publics Keolis, le trafic a crû d'une manière très importante (61 % de croissance en 2006 par exemple) avec une spécialisation de l'aéroport sur des vols low cost, en particulier à destination de la clientèle anglaise, très nombreuse à venir skier dans les stations alpines. Aussi, l'essentiel du trafic était enregistré lors des périodes d'hiver (440 356 passagers de décembre 2008 à avril 2009 par exemple). Très dépendante de la conjoncture internationale, cette fréquentation a cependant lourdement chuté depuis la crise économique de 2008 [47] ;
l' aérodrome de Grenoble-Le Versoud 
Situé à treize kilomètres de Grenoble et réservé au trafic léger avec une piste en dur de neuf cents mètres. L'ensemble des activités aéronautiques au Versoud en fait l'un des tout premiers aérodromes de France [[réf. souhaitée]. Il est par ailleurs l'aérodrome le plus dynamique de la région quant au nombre de mouvements [48]. En 2016 lors d'un meeting aérien, il accueilli la patrouille de France.
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