Gregg Popovich

Gregg Popovich
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Gregg Popovich en 2015.
Fiche d’identité
NationalitéDrapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (69 ans)
East Chicago, Indiana
Situation en club
Club actuelDrapeau des États-Unis Spurs de San Antonio
PosteEntraîneur
Carrière universitaire ou amateur
1966-1970Falcons de l'Air Force
SaisonClub
Carrière d’entraîneur
1973-1979
1979-1987
1988-1992
1992-1994
Depuis 1996
Falcons de l'Air Force (Ass.)
Pomona-Pitzer
Spurs de San Antonio (Ass.)
Warriors de Golden State (Ass.)
Spurs de San Antonio

* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.

Gregg Popovich (né le à East Chicago, Indiana) est un entraîneur de basket-ball américain.

Assistant de Larry Brown aux Spurs de San Antonio puis de Don Nelson chez les Warriors de Golden State, il est nommé entraîneur des Spurs au cours de la saison 1996-1997. Il mène les Spurs à deux titres de champion en 1999 et en 2003, grâce à son duo d'intérieurs Tim Duncan et David Robinson, ainsi que l'apport des futures stars de l'équipe que sont Tony Parker et Manu Ginobili en 2003.

Avec son trio de joueurs majeurs, Duncan, Ginobili, Parker, il remporte trois nouveaux titres de champion NBA, en 2005, face aux Pistons de Détroit de Larry Brown, en 2007 face aux Cavaliers de Cleveland, puis en 2014 face au Heat de Miami.

Il reçoit à trois reprises le Red Auerbach Award, trophée récompensant l'entraîneur NBA de l'année, en 2003, 2012 et 2014. Ces trois récompenses, ainsi que ses cinq titres, uniquement devancés par les onze titres de Phil Jackson et les neuf de Red Auerbach, en font l'un des meilleurs entraîneurs NBA de l'histoire.

Biographie

Jeunesse

Gregg Popovich est né à East Chicago dans l'Indiana d'un père serbe et d'une mère croate[1]. Il effectue son cursus universitaire à l'United States Air Force Academy, dont il porte les couleurs des Falcons de l'Air Force pendant quatre ans. Lors de sa dernière année, il est le capitaine de l'équipe et le meilleur marqueur de l'équipe[2]. Après avoir été diplômé en 1970, il effectue cinq ans au sein de l'United States Air Force, évoluant avec l'équipe de basket-ball. Il participe à la tournée de celle-ci en Europe et en URSS. Il remporte le titre Amateur Athletic Union (AAU) de 1972[2]. Il fait également partie du groupe qui participe au camp d'entraînement en vue des jeux olympiques de 1972[2]. C'est cette même année qu'il rencontre Larry Brown pour la première fois : celui-ci ne le retient pas pour évoluer avec les Nuggets de Denver lors d'un essai. Popovich demande alors à Brown de finalement retenir un autre joueur, David Thompson[3],[Note 1].

Entraineur universitaire

En 1973, il devient assistant entraîneur de son ancienne école, United States Air Force Academy, dont l'entraîneur en chef est Hank Egan. Il occupe ce poste pendant six ans, profitant de cette période pour compléter son cursus universitaire avec un diplôme en éducation physique et dans les sciences du sport à l'université de Denver[2].

En 1979, il devient entraîneur en chef à Pomona-Pitzer à Claremont en Californie, équipe qui évolue en Division III de la National Collegiate Athletic Association (NCAA). D'une équipe qui présente un bilan de vingt-deux défaites et deux victoires[4], il en fait une équipe capable de remporter le premier titre de l'école en 1986[4]. L'année suivante, il décide de prendre une année sabbatique pour occuper un poste d'assistant auprès de Larry Brown chez les Jayhawks du Kansas de l'université du Kansas. Il assiste ainsi au titre de cette école, dont le joueur majeur est Danny Manning lors du tournoi final NCAA de 1988, après une finale du Final Four remportée sur le score de 83 à 79[5].

Début en NBA

La saison suivante, Larry Brown rejoint la National Basketball Association pour prendre en charge la franchise des Spurs de San Antonio. Il fait appel à Gregg Popovich au poste de premier assistant[P 1]. Après une première saison, les deux hommes sont également rejoints par RC Buford. L'équipe peut compter sur le rookie[Note 2] David Robinson qui, premier choix de la draft 1987[Note 3], débute en NBA en 1989 après deux années effectuées au sein de l’US Navy. Cela se traduit par une qualification pour les playoffs, où les Spurs sont éliminés en demi-finale de conférence par les Trail Blazers de Portland. La saison suivante, les joueurs de Larry Brown s'inclinent au premier tour des playoffs. Après trente-huit rencontres lors de la saison 1991-1992, Larry Brown, et son staff, est démis de ses fonctions[6]. Popovich, un temps envisagé par le propriétaire Red McCombs pour prendre en charge le poste d'entraîneur en chef lors de la saison suivante[6], devient entraîneur assistant de Don Nelson chez les Warriors de Golden State. Il est à l'origine de l'arrivée d'Avery Johnson, joueur libéré lors de la saison précédente par les Spurs. Popovich reste deux saisons dans l'encadrement des Warriors.

Manager général des Spurs

Il retrouve son ancienne franchise des Spurs en étant nommé general manager. Il se trouve rapidement confronté à un problème important avec la présence de Dennis Rodman. bien que celui-ci soit le meilleur rebondeur de la ligue[7] et figure dans le premier cinq défensif[8], ce qui libère également Robinson de certaines tâches défensives, le comportement de celui-ci, et sa vie extra-sportive, influent sur l'état d'esprit de la franchise. Ne désirant pas donner à Rodman le contrat que celui-ci demande, Popovich l'échange en octobre 1995 contre Will Perdue des Bulls de Chicago[9].

Entraîneur des Spurs

La saison suivante, il prend sa deuxième décision importante : il se sépare de Bob Hill, alors entraîneur des Spurs, et prend sa succession à ce poste. Cette décision est alors une surprise pour beaucoup. En effet, Hill présente un bilan de soixante-deux puis cinquante-neuf victoires en saison régulière lors des saisons précédentes, et, malgré des déceptions en playoffs, sa position à la tête de l'équipe n'a pas été remise en cause lors de l'inter-saison[10]. De plus, l'équipe souffre alors de nombreuses blessures, dont celle de son joueur majeur, blessé au dos lors de la pré-saison[10]. L'éviction a lieu au moment où David Robinson effectue son retour, la simultanéité entre les deux événements n'étant qu'une coïncidence selon Popovich[10]. Peu après cette prise de pouvoir, Robinson est victime d'une fracture du pied après six rencontres qui le tient éloigné des parquets pour toute la fin de saison. Avec un bilan de vingt victoires pour soixante-deux défaites, troisième plus mauvais bilan de la ligue, les Spurs obtiennent le premier choix de la loterie lors de la Draft 1997 de la NBA.

Les Spurs sélectionnent Tim Duncan. Popovich convainc celui-ci, lors d'une visite après cette draft aux Îles Vierges de jouer au poste d'ailier fort, ce qui lui permet d'associer les premiers choix de la draft de la franchise[R 1]. Pour sa première saison complète à la direction d'une équipe NBA, celle-ci présente le bilan de cinquante-six victoires et vingt-six défaites, ce qui la classe au deuxième rang de la Division Midwest, et au cinquième de la conférence Ouest. Les Spurs s'inclinent face au Jazz de l'Utah au premier tour des playoffs[11].

Lors d'une saison réduite à cinquante rencontres en raison du lock-out imposé par les propriétaires des franchises, Popovich s'appuie sur ses tours jumelles, surnom donné à son duo d'intérieur Duncan-Robinson, mais aussi sur Mario Elie et Avery Johnson, deux joueurs que Popovich a fait venir au club[9]. San Antonio confirme son premier rang de la saison régulière en s'imposant trois à un face aux Timberwolves du Minnesota puis quatre à zéro face aux Lakers de Los Angeles en demi-finale de conférence et sur le même score face aux Trail Blazers de Portland en finale de conférence pour atteindre les finales NBA. Opposés aux Knicks de New York, première franchise classée no 8 de la phase régulière à atteindre les finales[12], les Spurs remportent les deux premières manches mais s'inclinent lors du troisième match de la série, ce qui met un terme à une série de douze victoires consécutives en playoffs, ce qui constitue alors un record NBA[12]. Les Spurs s'imposent finalement sur le score de quatre à un[12]. C'est le premier titre de l'histoire de la franchise, et le premier titre pour une franchise issue de l'ancienne ligue de l'American Basketball Association[13]. Lors de la draft de la même année, Popovich choisit en cinquante-septième position un joueur argentin évoluant depuis une saison en Europe, Emanuel Ginóbili[F 1].

Lors de la saison suivante, les Spurs terminent avec un bilan de cinquante-trois victoires pour vingt-neuf défaites ce qui les place au quatrième rang de la conférence Ouest. Toutefois, ils perdent Duncan pour une blessure au ménisque[14] à quatre matchs de la fin de la saison régulière. Gregg Popovitch décide finalement de se priver de Duncan durant les playoffs pour ne pas mettre en danger la santé de son joueur, qui peut selon lui permettre à la franchise de remporter plusieurs titres NBA[15]. Les Spurs s'inclinent trois à un face aux Suns de Phoenix lors du premier tour[15].

Les Spurs terminent de nouveau avec le meilleur bilan de la ligue lors de la saison 2000-2001 avec cinquante-huit victoires et vingt-quatre défaites. Opposés à Minnesota, ils s'imposent quatre à zéro, puis quatre à un face aux Mavericks de Dallas, mais s'inclinent en finale de conférence face aux Lakers de Los Angeles sur le score de quatre à zéro. Les Spurs, en raison de leur première place en saison régulière, n'obtiennent que le vingt-huitième rang lors de la draft. Ils utilisent celui-ci pour choisir le Français Tony Parker. RC Buford parvient à convaincre Popovich, persuadé que les meneurs européens souffrent devant les meneurs Américains par manque de vitesse, grâce à une bande vidéo du Nike Hoops Summit 2000[16]. Popovich se déplace en Europe lors de l'été pour voir les débuts de sa recrue avec sa sélection nationale[17]. Il signe également un joueur agent libre, ou free agent, Bruce Bowen, nommé dans le deuxième cinq défensif la saison précédente sous le maillot du Heat de Miami[18]. Bien que non drafté, celui-ci va rapidement devenir un poste important dans le système défensif des Spurs[Note 4].

Avec la signature d'Avery Johnson en tant que free agent chez les Nuggets de Denver, les Spurs se retrouvent sans meneur titulaire pour cette nouvelle saison. Popovich décide de donner ce poste à Antonio Daniels.

Mais le Français Tony Parker, lors des matchs de préparation et les premières rencontres, montre son talent à ce poste et convainc Popovich de lui laisser la mène. La jeunesse de son meneur n'handicape pas les Spurs qui terminent avec un bilan de cinquante-huit victoires et vingt-quatre défaites et au deuxième rang de la conférence Ouest. En playoffs, ils s'imposent trois à deux face aux SuperSonics de Seattle mais s'inclinent comme la saison précédente face aux Lakers, sur le score de quatre à un. Comme en 1999, Popovich choisit un Argentin lors du deuxième tour de la draft, Luis Scola[Note 5].

Durant l'été 2002, Popovich est un des trois assistants de George Karl, entraîneur de la sélection américaine lors des championnats du monde disputés à Indianapolis[19]. Lors de cette compétition, les Américains concèdent une première défaite lors du deuxième tour, face à l'Argentine. En quart de finale, ils s'inclinent une nouvelle fois, face à la Yougoslavie sur le score de 81 à 78. Ils terminent finalement sixièmes après une troisième défaite, face à l'Espagne[19].

Popovich laisse son poste de general manager à RC Buford, avec lequel il était assistant de Larry Brown, et qui occupait un poste de head scout.

Manu Ginóbili, bras sur les hanches, discutant avec un arbitre.
Manu Ginóbili

Emanuel Ginóbili, drafté en 1999 et que les Spurs laissent s'aguerrir en Europe, avec un titre de meilleur joueur de l'Euroligue 2001[F 1], fait ses débuts en NBA lors de la saison 2002-2003. Popovich, bien qu'il ne l'utilise pas dans le cinq de départ, poste occupé par le défenseur Bruce Bowen, lui octroie un peu plus de vingt minutes que l'Argentin utilise pour inscrire 7,6 points par match. Les Spurs terminent avec le meilleur bilan de la ligue avec soixante victoires et vingt-deux défaites. Popovich est récompensé de ce bon bilan par un titre d'entraîneur de l'année[20]. Ils s'imposent par quatre à deux face aux Suns de Phoenix au premier tour, puis sur le même score face aux Lakers, et de nouveau par quatre à deux face à Dallas. En finales, ils rencontrent les Nets du New Jersey. Comme lors des trois séries précédentes, San Antonio s'impose avec quatre victoires et deux défaites. Duncan, avec une moyenne de 24,2 points sur la série et deux matchs à vingt rebonds ou plus[R 2], est désigné meilleur joueur de la finale, son deuxième après celui de 1999. David Robinson termine sa carrière de joueur avec 13 points et 17 rebonds[21]. Popovich devient le cinquième entraîneur à remporter le titre NBA tout en obtenant le titre de NBA Coach of the Year durant la même saison[Note 6].

Deuxième de la conférence Ouest, les Spurs s'imposent quatre à zéro face aux Nuggets de Denver mais s'inclinent lors du tour suivant face aux Lakers lors de la saison 2003-2004. Les Spurs débutent cette série par deux victoires à domicile. Après deux défaites à Los Angeles, les Spurs perdent le match cinq sur un exploit de Derek Fisher : Tim Duncan réussit un panier en total déséquilibre, malgré une tentative de contre de Shaquille O'Neal, panier qui donne un avantage de un point à son équipe. Les Lakers remettent en jeu depuis la ligne médiane avec 0,4 seconde à jouer. Le ballon est transmis à Fisher qui tire aussitôt depuis le côté du terrain et inscrit le panier de la victoire[22]. Les Lakers s'imposent ensuite à domicile pour remporter la série sur le score de quatre à deux. Popovich retrouve Larry Brown avec la sélection américaine lors des jeux olympiques d'Athènes. Celui-ci, champion NBA avec les Pistons de Détroit, est l'entraîneur en chef de l'équipe des États-Unis, Popovich occupant un poste d'assistant[23]. Malgré l'absence de joueurs majeurs comme Kobe Bryant, la sélection s'appuie sur de nombreuses vedettes de NBA, Duncan et Allen Iverson étant désignés cocapitaines, et des joueurs de la nouvelle génération LeBron James, Carmelo Anthony ou Dwyane Wade. Cette équipe s'incline face à Porto Rico, puis la Lituanie. Ils s'inclinent une troisième fois dans la compétition en demi-finale face à l'Argentine avant de remporter la médaille de bronze.

Les Spurs, premiers de la division Sud-Ouest, éliminent Denver par quatre à un, Seattle sur le score de quatre à deux, et Phoenix quatre à un pour disputer la troisième finale NBA de son histoire. Lors de celle-ci, les Spurs sont opposés aux Pistons, dont l'entraîneur est Larry Brown, personne qui l'a fait débuter en tant qu'assistant en NBA et dont il confie être à l'origine de son succès[24]. Cette série débute par deux victoires des Spurs, 84 à 69 puis 97 à 76, avant que les Pistons n'égalisent 96 à 79 et 102 à 71. Les Spurs semblent avoir pris l'avantage en s'imposant en prolongation à Détroit sur le score de 96 à 95 mais les joueurs de Larry Brown, centième victoire en playoffs pour celui-ci[25], obligent les Spurs à disputer un septième match. Lors de celui-ci, les Spurs s'imposent 81 à 74. Popovich devient le cinquième entraîneur avec trois titres au moins, et le seul avec Phil Jackson à remporter les trois premières finales qu'il dispute[26].

Avant le début de la saison suivante, Popovich renforce son équipe en recrutant deux agents libres, Michael Finley et Nick Van Exel. Les bons résultats des Spurs permettent à ces joueurs d'espérer remporter une bague de champion, ce qui s'avère un facteur décisif face aux offres plus lucratives d'autres franchises[27]. Michael Finley a également l'avantage de recevoir des salaires de son ancienne franchise de Dallas[27],[Note 7]. Durant cette saison 2005-2006, Popovich devient le quatrième entraîneur de NBA à atteindre le plus rapidement la barre des 500 victoires. Il arrive à ce bilan après 745 rencontres, devancé seulement par Phil Jackson, Pat Riley et K.C. Jones[28]. Les Spurs et les Pistons terminent en tête de leur conférence respective lors de la saison 2005-2006, ce qui préfigure une revanche entre ces deux équipes en tête des pronostics pour les prochaines finales NBA. Alors que les Pistons assurent leur qualification pour la finale de conférence, les Spurs s'inclinent en demi-finale de l'Ouest face aux Mavericks sur le score de quatre à trois, après une défaite 119 à 111 en prolongation de la septième manche malgré une grosse prestation de ses trois joueurs majeurs : 41 points, 15 rebonds et 6 passes pour Duncan, 24 points pour Parker et 23 pour Ginobili[29].

La saison 2006-2007 se conclut sur un bilan de cinquante-huit victoires et vingt-quatre défaites, soit le deuxième rang de la division et le troisième rang de la conférence. Opposés aux Nuggets de Denver, les Spurs s'imposent sur le score de quatre à un, puis par quatre à deux face aux Suns de Phoenix dans une série très physique, Robert Horry étant suspendu deux matchs pour une faute flagrante sur Steve Nash, absence compensée par la suspension de Boris Diaw et Amar'e Stoudemire[30]. La finale de conférence est moins disputée et les Spurs s'imposent quatre à un face au Jazz de l'Utah. En finales, ils affrontent les Cavaliers de Cleveland de LeBron James qui manque sa finale, le Français Tony Parker obtenant le titre de meilleur joueur des finales[31]. Lors de la draft, les Spurs choisissent deux nouveaux joueurs formés en Europe, le Brésilien Tiago Splitter, vingt-huitième position du premier tour, et le Grec Yórgos Príntezis.

Les Spurs figurent parmi les favoris du titre pour la saison suivante. Ils terminent à un match des Lakers au bilan de la conférence Ouest. Ils s'imposent sur le score de quatre à un face à Phoenix au premier tour des playoffs, puis quatre à trois face aux Hornets de la Nouvelle-Orléans en demi-finale de conférence. La victoire lors du septième match de cette série, sa centième lors d'un match de playoff, lui permet de rejoindre Larry Brown à la troisième place pour le nombre de victoires en playoffs pour un entraîneur NBA, derrière Phil Jackson, son futur adversaire en finale de conférence, et Pat Riley[32]. Les Spurs s'inclinent face aux Lakers sur le score de quatre à un[33]. Les Spurs recrutent George Hill en vingt-sixième position lors de la draft suivante[34].

Celui-ci s'avère important dans son rôle de suppléant de Tony Parker au poste de meneur. Les Spurs remportent un nouveau titre de division lors de la saison 2008-2009 avec un bilan de cinquante-quatre victoires et vingt-huit défaites. Peu avant les playoffs, les Spurs perdent Ginóbili, déjà absent une bonne partie de la saison avec seulement quarante-quatre rencontres disputées, en raison d'une blessure à la cheville[35]. Malgré une bonne série de son meneur Tony Parker, 24, 38, 12 (Popovich décide rapidement de laisser filer la rencontre et retire ses joueurs majeurs sur le banc), 43 et 26 points, ils s'inclinent sur le score de quatre à un face aux Mavericks de Dallas.

joueurs de rapprochant du banc de touche pour un temps-mort.
Tim Duncan et Tony Parker lors d'un temps-mort

Les Spurs peuvent compter sur leurs jeunes joueurs lors de la saison suivante : DeJuan Blair, sélectionné trente-septième précédente lors de la draft 2009, 7,8 points et 6,4 rebonds, et George Hill, 12,4 points et 2,9 passes, permettent aux titulaires de souffler ou de compenser leurs absences pour blessures, comme avec Tony Parker réduit à cinquante-six rencontres de phase régulière. Avec un pourcentage de soixante-et-un, le plus faible depuis l'arrivée de Popovich, la première saison mise à part, les Spurs héritent du septième rang de la conférence Ouest. Ils s'imposent toutefois face à Dallas au premier tour, quatre à deux, mais s'inclinent sur un sweep face aux Suns de Phoenix, franchise éliminée des playoffs par les Spurs lors de quatre des six dernières saisons[36].

Popovich peut compter sur un nouveau venu pour la nouvelle saison. Tiago Splitter, qui vient de terminer sa carrière en Espagne sur un titre de champion d'Espagne et de deux titres de MVP, de la saison régulière et des finales de la ligue, rejoint la franchise texane après avoir été choisi en vingt-huitième position lors de la draft 2007[37]. Malgré une saison régulière réussie avec le premier rang de la division Sud-Ouest (soixante-et-une victoires pour vingt-et-une défaites), une blessure de Tim Duncan (entorse de la cheville) laisse craindre le pire pour les Spurs lors des playoffs. Duncan contredit les pronostics en étant finalement présent, mais cela s'avère insuffisant face aux Grizzlies de Memphis qui, en s'imposant sur le score de quatre à deux, deviennent la quatrième franchise à éliminer une équipe classée no 1 de la conférence au premier tour des playoffs[38]. Duncan, avec 12,7 points, réalise la moins bonne moyenne de sa carrière sur les séries éliminatoires.

La saison 2011-2012, débutée à Noël en raison du lock-out de la NBA, voit Gregg Popovich devenir le quatorzième entraîneur de NBA à atteindre la barre des 800 victoires en carrière[39]. Il est alors le troisième entraîneur titulaire d'un poste, derrière George Karl, 1 038 victoires et Rick Adelman, 945[39]. Seul Jerry Sloan, 1 127 victoires avec le Jazz de l'Utah, le devance pour le nombre de matchs remportés avec un seul club[39]. Popovich, qui a désormais fait de Tony Parker le patron de son équipe, favorise les rotations dans son équipe pour ne pas fatiguer ses joueurs majeurs en vue des playoffs. Ainsi, quinze joueurs disputent au moins un match en débutant dans le cinq de départ[40]. De plus, il parvient à signer le Français Boris Diaw, libéré par la franchise des Bobcats de Charlotte[41]. Les Spurs partagent le meilleur bilan de la ligue avec les Bulls de Chicago avec cinquante victoires et seize défaites. Cela contribue au deuxième titre d'entraîneur de l'année remporté par Gregg Popovich[20]. Après une série de dix victoires consécutives pour finir cette saison régulière, les Spurs poursuivent celle-ci en playoffs en s'imposant quatre à zéro face au Jazz de l'Utah puis les Clippers de Los Angeles. Avec deux nouvelles victoires lors des deux premières rencontres de la finale de conférence face au Thunder d'Oklahoma City, cette série de victoires devient un nouveau record NBA[42],[Note 8]. Toutefois, les joueurs du Thunder remportent les quatre rencontres suivantes et mettent un terme aux espoirs de nouveau titre pour les Spurs[43].

Gregg Popovich peut compter sur Tim Duncan, de retour dans le premier cinq de la saison, pour la dixième fois depuis le début de sa carrière, et son meneur Tony Parker, deuxième cinq[44], pour occuper les premiers rangs de la ligue, terminant avec cinquante-huit victoires et vingt-trois défaites au deuxième rang de la conférence et au troisième rang de la NBA. Il continue sa politique de partager le temps de jeu : les seize joueurs qu'il utilise durant la saison régulière jouent plus de huit minutes, Tony Parker, joueur le plus sollicité restant en moyenne 32,9 minutes sur le parquet[45]. C'est ainsi que lors d'un match attendu de la saison, face au tenant du titre, le Heat de Miami, il n'hésite pas à renvoyer dans le Texas quatre de ses joueurs majeurs, Duncan, Parker, Ginóbili et Danny Green, après une série de cinq matchs disputés à l'extérieur, tous conclus par une victoire, s'attirant la colère ainsi de David Stern et de la NBA qui condamne les Spurs à une amende de 250 000 dollars[46]. Durant cette saison, il devient le douzième entraîneur à franchir le palier des 900 victoires, et le deuxième après Jerry Sloan à le faire avec la même franchise[47]. Durant les playoffs, après une première série terminée sur un sweep face aux Lakers privés de Kobe Bryant, blessés, puis une victoire quatre à deux face aux Warriors de Golden State et enfin un nouveau sweep face aux Grizzlies de Memphis, les Spurs retrouvent les Finales NBA pour la cinquième fois depuis les débuts de Popovich à la tête de l'équipe. Malgré une victoire sur le parquet de Miami lors de la première rencontre, puis avoir failli remporter la série lors du sixième match, défaite en prolongation sur le score de 103 à 100 après avoir mené de cinq points à vingt secondes de la fin du temps réglementaire[48], la franchise des Spurs s'incline lors de la septième rencontre.

Malgré le départ de Mike Budenholzer et Brett Brown, ses assistants depuis respectivement 1996 et 1999 et nommés aux postes d'entraîneur en chef des Hawks d'Atlanta et des 76ers de Philadelphie[49], les blessures de plusieurs joueurs majeurs, la franchise continue d'avoir de bons résultats la saison suivante. Popovich poursuit sa politique consistant à économiser ses joueurs, aucun n'atteignant la moyenne de trente minutes par matchs, ce qui est une première en NBA depuis la fusion de celle-ci et de la ABA[50]. Il est nommé entraîneur du mois de mars après une série de seize victoires consécutives[51], celle-ci se terminant finalement après dix-neuf victoires[52]. Cette série constitue alors la cinquième plus longue série de l'histoire de la Ligue[50] et la meilleure de l'histoire de la franchise texane[53]. À l'issue de la saison régulière, Gregg Popovich reçoit pour la troisième fois de sa carrière le titre d'entraîneur de l'année, le deuxième en trois saisons, les Spurs obtenant le meilleur record de la ligue avec soixante-deux victoires[54].

Après des qualifications face aux Mavericks de Dallas sur le score de quatre à trois, puis aux Trail Blazers de Portland, quatre à un, et enfin face au Thunder d'Oklahoma City par quatre à deux, l'équipe de Gregg Popovich se qualifie pour une deuxième finale consécutive. En remportant la série par quatre à un face au tenant du titre, le Heat de Miami, il rejoint John Kundla et Pat Riley à la troisième place des entraîneurs NBA pour le nombre de titre obtenu, seulement devancé par Phil Jackson, couronné à onze reprises et Red Auerbach, neuf titres[55].

Lors de la saison suivante, les Spurs terminent au sixième rang de la conférence, troisième rang de la division avec 55 victoires pour 27 défaites. L'équipe de Popovich s'incline ensuite lors du premier tour des playoffs sur le score de quatre à trois face aux Clippers de Los Angeles.

En 2015-2016, les Spurs se qualifient une nouvelle fois pour les play-offs et battent les Grizzlies de Memphis sur le score de quatre à zéro au premier tour. Popovich réalise ainsi son neuvième sweep, devenant ainsi le seul détenteur du record NBA, record qu'il détenait avec Phil Jackson[56].

Le , il obtient sa 1127e vuctoire avec les Spurs, égalant ainsi le record établi par Jerry Sloan pendant ses 23 saisons avec le Jazz de l'Utah[57]. Début mars, il qualifie les Spurs pour la 20e saison d’affilée en playoffs égalant ainsi le record de Phil Jackson[58].

Équipe nationale américaine

Il est assistant coach de George Karl avec l'équipe nationale américaine pour le championnat du monde 2002[59], du tournoi de qualification olympique de 2003 et des Jeux olympiques de 2004, où les Américains remportent la médaille de bronze. En octobre 2015, USA Basketball annonce la nomination de Gregg Popovich pour prendre la succession de Mike Krzyzewski comme coach de l'équipe pour quatre ans après les Jeux olympiques de 2016[60]

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