Giorgione

Giorgione
Giorgione 059.jpg

'' Autoportrait en David, musée Herzog Anton Ulrich, Brunswick, huile / toile, 52 × 43 cm (v. 1509-1510)

Naissance
Décès
Nom de naissance
Barbarelli
Nationalité
Activité
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Influencé par
A influencé
Œuvres réputées

Giorgio Barbarelli ou Zorzi da Vedelago ou da Castelfranco, dit Giorgione ( Vedelago ou Castelfranco Veneto 1477 - Venise 1510) est le premier grand peintre vénitien du Cinquecento italien. Il n'a donc vécu que 32 ans. Il était cependant l'un des peintres les plus célèbres à Venise, de son vivant. La plupart de ses tableaux ont été commandés par les premiers collectionneurs et le contexte intellectuel de ces personnalités cultivées, aujourd'hui mal connu, nous rend ces tableaux bien mystérieux. Giorgione a aussi innové dans sa pratique de peintre, ce qui lui a permis de modifier son tableau au moment même où il peignait. Le dessin y était donc moins contraignant. Cette pratique s'est, rapidement, communiquée à tous les peintres vénitiens et bien au-delà jusqu'à aujourd'hui : car elle ouvre la création à une plus grande spontanéité et à une plus grande recherche en termes de peinture.

On ignore tout de son patronyme : Giorgio, en vénitien Zorzo ou Zorzi, de Castelfranco Veneto, lieu de naissance. Sa maison natale a été transformée en musée, où l'une des rares œuvres qui lui est attribuée avec certitude est exposée : la « Frise des arts libéraux et mécaniques ». On dit que le surnom de Giorgione (Giorgione ou Zorzon signifient grand Georges) lui fut donné par Giorgio Vasari « pour son allure et sa grandeur d’âme ».

Les œuvres qui lui sont attribuées le sont bien rarement avec un consensus général et le catalogue raisonné établi en 1996 par Jaynie Anderson se limite à 24 tableaux à l'huile sur bois ou sur toile et 2 dessins, l'un à l'encre brune et au lavis, l'autre à la sanguine.

Éléments biographiques

On ne possède que très peu d'informations sur la vie de Giorgione. Selon les historiens, il serait d’extraction très humble [N 1].

Ses dates de naissance et de mort ont été fournies par Giorgio Vasari dans Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes. La date de naissance, corrigée dans la seconde édition des Vies, serait 1478 [1], et ceci semble vraisemblable car cette date est cohérente avec l’activité artistique de Giorgione à la fin du XVe siècle. Une anecdote [2] permet de situer le jeune peintre à Venise à la fin des années 1490. Comme l'indique Mauro Lucco [3] les peintres vénitiens parvenaient à maturité et s'établissaient à leur compte à l'âge de 18 ans. Vers 1495 ou 96, après avoir parfait son apprentissage dans l'atelier de Giovanni Bellini, il aurait donc réalisé ses premières peintures en toute autonomie. Il semble à Alessandro Ballarin [4], au regard des œuvres qu'il considère comme étant les premières de l'artiste, que celui-ci avait connaissance de la peinture protoclassique du Pérugin [N 2], des gravures sur bois et sur cuivre de Dürer [N 3] et des peintures « néogothiques » [5] de Jérôme Bosch, car tous étaient à Venise en 1494-96. Le passage de Léonard de Vinci dans les premiers mois de 1500 [6] aurait été tout aussi déterminant.

Au dire de Vasari, Giorgione, homme courtois, épris de conversations élégantes et de musique (il jouait des madrigaux sur son luth [7]), fréquentait à Venise les milieux raffinés et cultivés, mais assez fermés, des Vendramin, Marcello, Venier, Contarini [8]. Il est reconnu comme un artiste « engagé » dans le milieu de la philosophie néo-aristotélicienne professée à Venise et à Padoue [N 4].

Son accès aux plus célèbres commanditaires pourrait avoir été assuré par un protecteur comme Pietro Bembo, ou des Vénitiens très riches comme Taddeo Contarini ou Gabriele Vendramin [7]. Fin octobre 1510, Isabelle d'Este, la plus ardente collectionneuse de l'Italie du Nord [9], écrivit à son agent vénitien pour lui demander d'acheter une Nativité de Giorgione, après le décès du peintre. Mais sa recherche ne put aboutir : le tableau, en deux versions, avait été commandé par deux autres collectionneurs vénitiens et ils ne souhaitaient pas s'en séparer. Giorgione avait en effet inventé le tableau de chevalet conçu et réalisé pour la délectation de ses commanditaires patriciens, et l'ornement de leur studiolo [10]. Ces nouveaux objets étaient parfois protégés par un « couvercle » peint que l'on ôtait pour les contempler en compagnie d'amis choisis [7].

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