Gaston de Pawlowski

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Gaston de Pawlowski
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Portrait photographique (avant 1904)
Nom de naissanceGaston William Adam de Pawlowski
Naissance
Joigny (Yonne), Drapeau de la France France
Décès (à 58 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriturefrançaise
Genres

Œuvres principales

  • Paysages animés (1909)
  • Voyage au pays de la quatrième dimension (1911)
  • Inventions nouvelles et dernières nouveautés (1916)

Gaston de Pawlowski (né à Joigny (Yonne) le – mort à Paris le ) est un écrivain français, auteur de quelques livres satiriques, docteur en droit, critique littéraire, dramatique et artistique, reporter sportif. Il est surtout connu pour son roman de science-fiction Voyage au pays de la quatrième dimension (1911).

Biographie

photo : cyclistes
Cyclistes à la fête de Comœdia en 1910.

Gaston de Pawlowski naît à Joigny le d'un père ingénieur à la Compagnie de l'Ouest et d'une mère née Valérie de Tryon-Montalembert[1].

Il passa toute son enfance à Paris, suivit les cours du lycée Condorcet puis à École des Sciences politiques[1],[2]. Pawlowski est l'ami de Tristan Bernard[3], d'Alfred Jarry et d'Apollinaire[4],[5] et correspondant de Marcel Proust[6]. Il pratique le vélo, les courses automobiles et l'alpinisme. Il est aussi bibliophile[1].

Dès sa vingtième année, il collabore à l'hebdomadaire Le Rire. En tant que journaliste, il est très lié à Pierre Lafitte qui l'embauche dès le premier numéro de La Vie au grand air. Il est nommé directeur de l'hebdomadaire Le Vélo en janvier 1904, rédacteur en chef de l'hebdomadaire culturel Comœdia en 1907. Il participe aux débuts du journal Le Canard enchaîné en 1916 et écrit des articles critiques pour Les Annales politiques et littéraires dans les années 1920[7],[8].

Gaston de Pawlowski signait indifféremment G. de Pawlowski et W. de Pawlowski, parfois Williams Pawlowski[3]. Il utilisait aussi le pseudonyme L’Éléphant à pétrole[9].

En 1902, il publie deux faux journaux politiques, dans Le Rire : La Veilleuse Nationale et La Torche. L'ensemble des numéros, accompagnés d'inédits, furent imprimés en 1906, sous la forme d’une plaquette. Gaston de Pawlowski a rédigé l'ensemble des articles, utilisant de nombreux pseudonymes : Annunzi, Cent-Patries, Henri du Gadouard, Édouard Laferme, Hippocrate Lagneau, Baron Lombart de la Villotière, Paul de Mounine, Joao de Lama-Castro, Ivan Lougarine, Robert Quiberon, Nicolas Soukloch, Rodolphe Souvenir, O.-J.-W. Knut Thomson et Jacques Vueil[10].

Certaines sources biographiques récentes indiquent qu'il fonda l’Union vélocipédique de France, or, l'U.V.F. fut créée le 6 février 1881 : Gaston de Pawlowski n'avait que 6 ans. Toutefois, « pendant dix ans, de 1894 à 1904, fit partie du Comité directeur de l’Union Vélocipédique de France et présida la Commission de tourisme »[11]. Il faut noter que, « dès ses débuts, G. de Pawlowski publie des fantaisies dans divers journaux sportifs, tels que le Bulletin officiel de l’Union vélocipédique de France, l’Écho des Sports de Paris, Vélodrôle, Véloce-sport et Bicyclette et Paris-Vélo »[3].

L’U.V.F., rebaptisée Union des Vieux Français, la L.A.W. (League of Antics Wheelmen ou League of Automatics Wheelmen, selon les textes) et la L.V.B. (Ligue des Vieux Belges) apparaissent dans différents récits, tels que L’Horloger de Brooklyn et « Prédictions sportives pour la nouvelle année »[12].

Il composa des ouvrages comme La Philosophie du travail (1901, sa thèse de doctorat), et dirigea plusieurs périodiques au nombre desquels Le Vélo, L'Opinion, Comœdia (créé en octobre 1907, il est un temps rédacteur en chef jusqu'en 1914), Automobilia (1917)[1],[13], ou Spido-Journal, un périodique d'entreprise.

Pendant la guerre, il publie chaque semaine dans Le Rire rouge (Le Rire, ainsi renommé) ses Inventions nouvelles et dernières nouveautés, publiées en recueil en 1916. Il publie aussi dans La Baïonnette[14] et rédige Dans les rides du front.

Patrice Delbourg[15] le décrit en deux lignes : « De taille gigantesque, comme son esprit et son intelligence, il s'apparente à une réplique de héros de Swift. Il se sert de son ironie contagieuse pour exprimer les idées les plus subversives, à l'abri de toute censure. »

Il meurt d'une crise cardiaque[16], à Paris, le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (23e division).

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