GNU

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GNU

Famille Type Unix
Langues Multilingue
Type de noyau Micronoyau
État du projet Actif
Plates-formes IA-32 (avec le noyau Hurd seulement) et Alpha, ARC, ARM, AVR32, Blackfin, C6x, ETRAX CRIS, FR-V, H8/300, Hexagon, Itanium, M32R, m68k, META, Microblaze, MIPS, MN103, OpenRISC, PA-RISC, PowerPC, s390, S+core, SuperH, SPARC, TILE64, Unicore32, x86, Xtensa (avec le noyau Linux-libre seulement)
Entreprise /
Fondateur
Richard Stallman Voir et modifier les données sur Wikidata
Entreprise /
Développeur
Projet GNU
Licence GNU GPL, GNU LGPL, GNU AGPL, GNU FDL, GNU FSDG [1]
États des sources Logiciel libre
Première version Voir et modifier les données sur Wikidata
Méthode de mise à jour Telechargement
Site web gnu.org Voir et modifier les données sur Wikidata

GNU Prononciation du titre dans sa version originale  Écouter est un projet de système d’exploitation libre lancé en 1983 par Richard Stallman, puis maintenu par le projet GNU. Son nom est un acronyme récursif qui signifie en anglais « GNU’s Not UNIX » (littéralement, « GNU n’est pas UNIX »). Il reprend les concepts et le fonctionnement d’ UNIX [2].

Les logiciels qui composent GNU sont généralement [réf. nécessaire] utilisés en association avec des logiciels libres issus d'autres projets tels que le noyau Linux.

Son symbole est un gnou, bovidé vivant en Afrique [n 1].

Historique

Richard Stallman, créateur du projet GNU et fondateur du mouvement du logiciel libre.
Logo du trentième anniversaire du projet GNU.

Le 27 septembre 1983, Richard Stallman dévoile dans la pure tradition hacker son projet de développer un système d’exploitation compatible UNIX appelé GNU [3], en invitant la communauté hacker à le rejoindre et participer à son développement. Cette annonce succède à la « guerre » déclarée par Symbolics au laboratoire d’ intelligence artificielle du MIT et à la disparition de la communauté hacker Lisp [4]. Il annonce que le système pourra être utilisé et partagé librement par tous comme ce fut le cas avec Emacs [5]. Concrètement il relate l’effort à accomplir, dont on distingue déjà en 1985 certaines pièces maîtresses : le compilateur GCC finalisé dès juin 1984 [5], une version emacs compatible UNIX, etc. L’effort sera opiniâtrement poursuivi, et au début des années 1990, le projet GNU possède une version utilisable de tous les éléments nécessaires à la construction d’un système d’exploitation (outre ceux cités précédemment : un shell, des bibliothèques, les composants de base, les outils de développement…) à l’exception du plus central : le noyau.

Le projet GNU initie alors en 1990 le projet de production d'un noyau nommé Hurd.

Selon Thomas Bushnell, l’architecte initial du projet Hurd, l’idée initiale était d’adapter le noyau BSD 4.4-lite [6], et avec le recul « il est parfaitement clair pour moi que celui-ci aurait magnifiquement réussi et la face de l’informatique en aurait été changée » [7], [6]. Stallman confirmera plus tard que l’ université de Californie travaillait à combler les parties manquantes pour transformer BSD en un système d’exploitation complet et librement redistribuable [8]. Malgré une collaboration étroite avec les hackers de Berkeley et leur leader Keith Bostic [8], le code propriétaire d’ AT&T mélangé au code BSD n’est pas supprimé [8], si bien que Stallman décide, à la place, d’utiliser le micro-noyau Mach, qui s’avérera extrêmement pénible à faire progresser.

Hurd ne dépassera jamais réellement le stade de curiosité de laboratoire de recherche, en revanche, le travail réalisé a permis de finaliser une variante du système GNU basée sur le noyau Linux [9]. Une querelle sémantique a, pour cette raison, éclaté ces dernières années concernant l’appellation GNU/Linux afin de faire référence au système dans son intégralité [10].

GNU a fêté son trentième anniversaire au MIT de Cambridge (Massachusetts) en septembre 2013.

Esprit hacker et projet GNU

Article détaillé : Projet GNU.
Logo GNU.

Ce système est né du besoin de maintenir intactes les traditions hacker de partage dans un monde de plus en plus marqué par l’empreinte du droit d'auteur. Stallman travaillait encore au laboratoire d’ intelligence artificielle du MIT au lancement du projet. Il démissionnera en 1984 pour se consacrer entièrement à la création de ce système et, d’après ses mots, « ramener l’esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens ». Il n’était pas question alors de «  propriété intellectuelle », et tous les codes sources, distincts, s’échangeaient librement.

Cette pratique était la règle dans les premiers temps des mainframes, dont les sources étaient fournies sur simple demande et librement modifiables par les clients jusqu’au début des années 1980 [11].

On ne peut pas réellement comprendre la nature de ce projet sans en saisir les motivations, qui relèvent de l’éthique et de la philosophie politique. Il vise en effet à ne laisser l’homme devenir ni l’esclave de la machine et de ceux qui auraient l’exclusivité de sa programmation, ni de cartels monopolisant des connaissances en fonction de leurs seuls intérêts. Le projet GNU œuvre pour une libre diffusion des connaissances, ce qui n’est pas sans implications politiques, éthiques, philosophiques et sociales, ou sociétales. Il s’agit d’ailleurs du modèle de coopération qui a toujours été celui des universités.

Philosophie du logiciel libre et FSF

Article détaillé : Free Software Foundation.

Stallman introduit alors la notion de copyleft, et formalise ainsi celle de logiciel libre. Il crée la Free Software Foundation en 1985 pour assurer la protection légale du projet, dont la mission, plus générale, représente un projet proprement politique. La FSF commence par financer des programmeurs pour accélérer les premiers développements, mais la construction communautaire se nourrit de contributions bénévoles. À ce titre, des communautés universitaires ou scientifiques, américaines et internationales, contribuent énormément à la viabilité de ces projets.

En janvier 2004, l’ UNESCO élève le logiciel libre au rang de patrimoine mondial de l’humanité et confère à GNU la valeur symbolique de « Trésor du monde » [12].

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