Front de libération nationale (Algérie)

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Front de libération nationale
جبهة التحرير الوطني
Jabhat at-Tahrīr al-Waţanī
Présentation
PrésidentAbdelaziz Bouteflika
Fondation
SiègeDrapeau de l'Algérie Hydra (Alger)
Secrétaire généralDjamel Ould Abbes
IdéologieNationalisme algérien
Socialisme
Affiliation internationaleInternationale socialiste (membre consultatif depuis le 5 février 2013, parti observateur précédemment)[1]
Site web pfln.dz
Représentation
Assemblée populaire nationale
164 / 462
Conseil de la nation
41 / 144

Le Front de libération nationale (FLN), (en arabe : جبهة التحرير الوطني) est un parti politique algérien, aujourd'hui présidé par l'actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika.

Il a été créé en octobre 1954 pour obtenir de la France l'indépendance de l'Algérie, alors divisée en départements français d'Algérie[2]. Le FLN et sa branche armée, l'Armée de libération nationale (ALN), commencent alors une lutte contre l'empire colonial français. Par la suite, le mouvement s'organise et, en 1958, le FLN forme un gouvernement provisoire, le GPRA. C'est avec le GPRA que la France négocie en 1962 les accords d'Évian.

À l'indépendance, le FLN prend ainsi le pouvoir légitimement, et s'en assure l'exclusivité en instaurant le système de parti unique. Après d'importantes luttes internes, Ahmed Ben Bella prend la tête du parti, et donc de l'État. Il sera renversé trois ans plus tard par Houari Boumédiène (1965 – 1978) qui prend les pleins pouvoirs, réduisant largement la place du parti.

Le FLN reprend une importance centrale avec Chadli Bendjedid (1979 – 1992), qui, dans les années 1980, est poussé, par de nombreuses protestations, à approuver une nouvelle Constitution et à introduire le multipartisme.

Avec les premières élections libres, en 1991, le FLN subit une lourde défaite mais l'ascension du FIS (Front islamique du salut) est empêchée par un coup d'État militaire. Le pouvoir militaire dirige et codirige alors l'État, légitimé par l'urgence de la « guerre civile », mais sans le soutien du FLN mis à l'écart. Le parti sort de cette « décennie noire » affaibli, alors que son existence même avait été mise en cause. Ayant définitivement perdu son statut de « parti du pouvoir », il conserve cependant une place importante dans la politique de l'Algérie.

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