Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X

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Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X
Héraldique meuble Coeur vendéen.svg

Repères historiques
Fondation1970
Fondateur(s)Marcel Lefebvre
Fiche d'identité
ÉgliseCatholique
Courant religieuxTraditionaliste, Intégriste
VocationCélébration des sacrements selon la forme tridentine du rite romain, maintien de la doctrine telle que comprise jusqu'à l'époque récente, en opposition aux changements introduits par le concile Vatican II, spiritualité romaine et mariolo-montfortaine
DirigeantDavide Pagliarani (supérieur général)
Localisation72 pays (siège à Menzingen en Suisse)
Sur Internet
Site internethttp://www.fsspx.org/fr et site officiel du district de France http://laportelatine.org
Pages connexeshttp://fsspx.news/fr

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (sigle : FSSPX), canoniquement nommée Fraternité des apôtres de Jésus et Marie[1], est une société de prêtres catholiques traditionalistes fondée en Suisse, dont le but est « le sacerdoce et tout ce qui s'y rapporte »[2] (principalement, de former des prêtres et de tenir des séminaires). Elle a son siège à Menzingen, dans le canton de Zoug (Suisse)[3].

Fondée le , cette société, dont les statuts avaient été reconnus et approuvés par l’évêque diocésain de Fribourg en 1970 à titre de « pieuse union », perd sa reconnaissance canonique par l'Église catholique le . La décision de son fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, d'ordonner des prêtres sans permission du Saint-Siège lui vaut d’être sanctionné par la suspens a divinis le 30 juin 1975. Il est frappé d’excommunication latae sententiae le 2 juillet 1988, lorsqu’il consacre quatre évêques sans permission du pape.

Cette excommunication des évêques n'implique pas de schisme, même si le terme est utilisé par la presse profane pour qualifier le conflit. Cette confusion amène le cardinal Castrillón Hoyos, en charge du dossier, à préciser (2005) qu'« on ne peut pas dire en termes corrects, exacts, précis qu’il y ait un schisme »[4], tandis que le pape Benoit XVI (2009) souligne qu'il y a eu « le danger d’un schisme »[5]. Il n'en reste pas moins que la FSSPX est en situation irrégulière, sans aucun statut canonique, et que ses prêtres « n’exercent pas de ministères légitimes »[6].

Marcel Lefebvre et ses disciples se considèrent comme « traditionalistes » tandis que pour beaucoup, ainsi que l'explique Émile Poulat, le mouvement est l'incarnation de l’« intégrisme »[7], dans un débat sémantique qui n'est pas tranché[8]. Par ailleurs, les liens de la Fraternité avec l'extrême droite sont « notoires » en France[9] et en Belgique[10]. Plusieurs actions de ses membres, voire de ses institutions, ainsi que des prises de positions de ses dirigeants, ont suscité la polémique.

Des négociations avec le Saint-Siège en vue de la réintégration de la communauté dans le giron de l'Église catholique amènent à la levée de l'excommunication des évêques en par le pape Benoit XVI, sans que cela signifie le retour à la pleine communion de la FSSPX qui doit reconnaître l'autorité du pape et du Concile Vatican II[11]. En octobre 2012, face à l'opposition réitérée des trois évêques de la FSSPX à Vatican II, Mgr Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi aurait envisagé la fin des discussions[12] ; cependant les contacts continuent, entretenus au sein de la commission pontificale Ecclesia Dei, et, le 13 décembre 2013, Mgr Fellay rencontre le pape François lui-même[13].

Le , dans sa lettre apostolique Misericordia et misera clôturant le jubilé de la Miséricorde, le pape François rend licite le sacrement de confession donné par les prêtres de la fraternité « jusqu'à ce que soient prises de nouvelles dispositions ». Le 4 avril 2017, il crée des dispositions pour assurer la reconnaissance légale des mariages de la Fraternité Saint-Pie X[14].

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