France Télécom

France Télécom

logo de France Télécom

Création 1988
Dates clés 1988 : séparation des PTT
1990 : transformation en exploitant de droit public
1993 : nouveaux grades de fonctionnaires-reclassification
1996 : transformation en SA
1997 : ouverture du capital
2000 : acquisition d' Orange
2004 : privatisation partielle
2005 : mise en place du plan NExT
2007 : fin de la minorité de blocage de l'État français
2009 : lancement du plan Orange
2010 : lancement du plan « Conquêtes 2015 »
2013 : France Télécom change de nom pour devenir Orange
Disparition 2013
Personnages clés Marcel Roulet, Michel Bon, Thierry Breton
Forme juridique Société anonyme avec conseil d'administration
Action Euronext : FTE
NYSE : FTE
Slogan « Le service Orange, satisfait quand vous l’êtes » (depuis 2012)
« La vie change avec Orange » (depuis 2010)
« Plus loin ensemble » (depuis juillet 2008)
2006-2007 : « Le futur et toutes les raisons d'y croire »
Avant : « Bienvenue dans la vie .com »
Années 1990 : « Nous allons vous faire aimer l'an 2000 »
Siège social Drapeau de France 78, rue Olivier-de-Serres, 75015, Paris ( France)
Direction Stéphane Richard
Actionnaires Actionnaires institutionnels : 64,3 %
État français (dont FSI) : 26,94 %
Actionnaires individuels : 5,0 %
Salariés : 3,7 %
Auto-détention : 0,4 % [1]
Activité opérateur de télécommunications
Produits

commercialisation d'équipements et de services de télécommunication pour les particuliers, les professionnels et les entreprises (via Orange Business Services) : téléphonie fixe, téléphonie mobile, services sur internet, télévision, services de téléconférence, etc.

Revente en gros de services de communications électroniques fixes ou mobiles à des clients opérateurs qualifiés d’opérateurs alternatifs (via l'entité Orange Wholesale France).
Filiales Globecast, Viaccess, Orange, France Telecom e-commerce, Studio 37, Groupe Silicomp, Orange Consulting, NordNet, Sofrecom, FT Marine, FranceTel, Telekomunikacja Polska, w-HA, Orange Business Services, Orange Advertising Network, Dailymotion
Effectif 170 000 (au 31/12/2011)
Site web orange.com
Capitalisation 23,27 milliards d'euros (11/12/2013) [2]
Dette 30,545 milliards d'euros (au 31/12/2012)
Résultat net en diminution 820 millions d'euros (31/12/2012) (-79 %)

France Télécom [3], dénommée Orange depuis le [4], [5], était une société française de télécommunications. Au moment du changement de nom elle était la 121e entreprise mondiale [6], employait près de 172 000 personnes [7], dont 105 000 en France et servait près de 226 millions de clients dans le monde [7].

Historique

Les télécoms, service industriel de l'État

Sous la Révolution française, en 1792, le premier réseau de communication voit le jour pour permettre d'acheminer rapidement les informations dans un pays en guerre et peu sûr. Il s'agit du réseau de télégraphie optique de Chappe.

Après l'invention du télégraphe électrique et ensuite du téléphone l'État français crée en 1878 un ministère des Postes et Télégraphes, ce dernier annexe bientôt les services du téléphone, qui sont nationalisés en 1889. Pourtant ce n'est qu'en 1923, que le second « T » apparaît, le ministère des P & T devenant celui des PTT.

En 1941, une Direction générale des Télécommunications est créée au sein de ce ministère et en 1944 le Centre national d'études des télécommunications (CNET), a pour mission de développer l' industrie des télécommunications en France.

Entre 1950 et 1965, la demande d'abonnements téléphoniques est très supérieure aux possibilités de raccordement des P&T, le temps d'attente peut atteindre plusieurs années dans les grandes villes, des numéros de téléphones se revendent très cher.

Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur plusieurs autres nations avec le programme « delta LP » (accroissement des lignes principales). C'est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, la commutation numérique, le Minitel en 1980, le réseau Radiocom 2000 en 1986, la norme GSM.

À cette époque, le service public du téléphone est arrivé à développer un réseau extrêmement dense, parmi les plus performants du monde, il assure à tous ses employés le statut de fonctionnaire avec des traitements, des avantages et des conditions de travail très avantageux, tout en laissant chaque année à l'État des excédents entre recettes et dépenses extrêmement importants.

Création de la société France Télécom

Pour répondre à une directive européenne et réorganiser le secteur des télécommunications français suivant le modèle existant aux États-Unis d'un marché des concurrentiel de télécommunication (téléphonie fixe principalement) sur lequel opèrent des entreprises commerciales internationales cotées en bourse, la Direction générale des télécommunications, qui est alors une administration, prend le nom de France Télécom le .

La loi du transforme l'administration France Télécom en un établissement de droit public, dont Marcel Roulet est le premier Président ; il est dotée d'une personnalité morale distincte de l'État et acquiert une indépendance financière. Auparavant, le budget de dépense des Télécommunications était inscrit au sein du budget annexe des PTT voté chaque année par l' Assemblée nationale, tandis que les recettes étaient considérées comme des taxes et encaissées par le Trésor public, laissant chaque année un très important excédent à l'État. Avec la nouvelle organisation, France Télécom conserve ses recettes, les utilise pour ses dépenses et reverse l'excédent très important à son actionnaire unique qui est l'État.

Le 1er octobre 1991, France Telecom débute à Strasbourg une expérience-pilote de téléphonie sans-fil grand-public, en ville. Le Bi-Bop est commercialisé « en grand » à partir d’avril 1993 à Paris, Lille et dans quelques lieux de villégiature [8].

Le 1er juillet 1992, France Télécom lance Itineris, le premier opérateur de téléphonie mobile à la norme de 2e génération GSM [9].

En 1993-1994 l'accord Atlas conclut un rapprochement France Télécom- Deutsche Telekom [10].

En juin 1994, France Télécom et Deutsche Telekom prennent une participation dans Sprint, 3e opérateur américain [10].

France Télécom devient également un fournisseur d'accès à Internet en 1995 avec la création de Wanadoo [9], deux ans après les premiers fournisseurs, et après avoir tenté d'empêcher l'arrivée d'internet en France.

En , Michel Bon est nommé à la tête du groupe France Télécom [11].

Pour préparer l'ouverture à la concurrence au , une loi est votée en transformant l'exploitant public en société anonyme dont l' État français est le seul actionnaire [12].

Entrée en bourse et bulle Internet (1997-2000)

En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès. L'action est vendue 27 euros [13]. Une seconde ouverture eut lieu en 1998, malgré la crise des marchés émergents, puis la bulle Internet rend les bourses euphoriques en 1999.

Partie en retard dans le train de l'internationalisation lancé par des concurrents internationaux tels Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Cela d'autant plus que son alliance avec Deutsche Telekom, caractérisée par une participation au capital croisée de 2 %, a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec Telecom Italia (finalement abandonné) sans avertir les Français.

En mars 2000, l'action France Télécom atteint 153,30 € puis son plus haut historique à 219 € avant de redescendre, brutalement [14].

Le groupe France Télécom rachète la grande majorité d' Orange en 2000 [15] et l'intégralité en 2003 [16] ; il fusionne ensuite ses activités mobiles ( Itinéris, OLA et Mobicarte) en une filiale nommée Orange. France Télécom procède également à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur mondial par sa taille ( GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom, etc.).

La période post-bulle Internet (2000-2004)

À la suite d'un changement de qualification d'une partie de la dette de « long terme » à « court terme » en vue d'obtenir un meilleur taux d'intérêt, les actionnaires s'aperçoivent que, de 2002 à 2005, France Télécom doit rembourser chaque année entre cinq et quinze milliards d'euros de dette.

En juin 2001, France Télécom vend la totalité de sa participation (9,9 %) de l'américain Sprint [17].

Le cours de l'action s'effondre à 6,94 euros le , alors qu'il était à 219 euros le . L'entreprise qui avait une capitalisation boursière de 580 milliards d'euros voit cette dernière chuter à 18 milliards d'euros.

Le , le président-directeur général est Thierry Breton [18]. Il a été appelé pour redresser l'entreprise qui était à ce moment-là, la deuxième entreprise la plus endettée du monde (69,7 milliards d'euros, en termes de dette à court terme) [19]. Il a obtenu quinze milliards de réaménagement de la dette à prendre en charge par les banques et les investisseurs, quinze milliards d'augmentation de capital réclamés à l'État alors actionnaire majoritaire, et quinze milliards de trésorerie à dégager grâce à des économies en interne. Nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, il démissionne de France Télécom le pour rejoindre le gouvernement [20].

Les fusions opérées en mars 2004 par France Télécom avec sa filiale de téléphonie mobile Orange, achetée au prix fort lors de la bulle Internet de 2000, et avec sa filiale spécialisée dans l’accès à Internet Wanadoo, rebaptisée Orange, ont amené Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires ( ADAM), à écrire à l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour souligner qu’une action Wanadoo valait 19 euros au moment de son introduction en bourse au printemps 2000, et que France Télécom en a proposé 8,86 euros, seulement quatre ans plus tard [21].

Privatisation et changement de nom

Une cabine téléphonique France Télécom.
Téléphone dans une cabine téléphonique.

En , l'État français cède une partie de ses actions pour passer en dessous de la barre des 50 % [22]. France Télécom devient alors une entreprise privée. Cent-quinze ans après sa nationalisation, le téléphone redevient privé en France.

Le , France Télécom annonce le rachat de 80 % de l'opérateur de téléphonie mobile Amena, détenteur de 24 % de parts de marché en Espagne, pour la somme de 6,4 milliards d'euros dont trois par augmentation de capital [23].

France Télécom a aussi annoncé le déploiement du plan NExT dont l'objectif est de fournir à ses clients, de façon intégrée, l'ensemble des services de télécommunications dont ils ont besoin.

Selon la société Dataxis, France Télécom serait en 2005 le deuxième opérateur ADSL mondial derrière China Telecom et devant l'américain SBC Communications. Il serait le premier opérateur ADSL européen [24].

Depuis le , France Télécom tend à commercialiser l'ensemble de ses produits dans le monde sous la seule marque commerciale Orange, ainsi Wanadoo et Ma Ligne TV sont renommés Orange [25]. À cette occasion le logo ( esperluette) de la marque France Télécom est devenu plus arrondi, la charte graphique (couleur et police) a été modifiée.

En , l'État français cède à nouveau 5 % de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État français et ERAP) est portée à 27 % [26]. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays-Bas [27] et acquiert le fournisseur d'accès espagnol Ya [28] , ainsi que l'opérateur mobile autrichien One  (en) [29].

En , les médias prêtent à France Télécom l'intention de racheter la société scandinave TeliaSonera [30]. Le nouvel ensemble deviendrait le premier opérateur européen. Cette opération sera abandonnée.

Le , Orange et T-Mobile annoncent un rapprochement au Royaume-Uni en fusionnant leurs activités dans le groupe Everything Everywhere, pesant alors 37 % et devenant le premier opérateur mobile [31].

Le 21 , France Télécom rentre au capital (40 %) de Meditelecom (marque Méditel), deuxième opérateur de téléphonie mobile du Maroc (10 millions de clients au moment de l'opération). L'accord prévoit la montée de France Télécom à 49 % du capital d'ici 2015 [32].

En octobre 2011, France Télécom acquiert l'opérateur CCT en République démocratique du Congo [33]

En 2012, France Télécom s'est séparé d' Orange Suisse et de TP Emitel  (pl) opérateur polonais de TNT [33].

Le , France Télécom - Orange ferme le service Minitel [34].

En , la ligne fixe France Télécom change de nom et devient la ligne fixe Orange. Tous les services d'Orange France portent désormais le même nom. Les sites internet de France Télécom renvoient tous vers les sites Orange [35]. Toutefois, le nom juridique de l'entreprise, sa raison sociale, son adresse, son RCS restent France Télécom SA pour les offres fixe et internet. Le changement complet de nom au profit d' Orange est finalement voté lors de l'assemblée générale du [36] avec effet à compter du [37].

De France Télécom à Orange

En août 2000 France Télécom rachète Orange plc à Vodafone et adopte un nouveau logo dans lequel l'orange est la couleur dominante.

Le 21 juin 2001 Itinéris, Ola et Mobicarte, les activités de téléphonie mobile de France Télécom, sont regroupées sous la marque Orange.

Le 1er juin 2006 Wanadoo et Ma Ligne TV deviennent Orange. Equant devient Orange Business Services. Le logo de France Télécom est modifié.

En janvier 2007 France Télécom R&D devient Orange Labs et la Fondation France Télécom devient la Fondation Orange.

À partir de 2011 France Télécom communique en tant que Groupe France Télécom - Orange et les agences France Télécom deviennent des boutiques Orange.

En février 2012 les services de téléphonie fixe de France Télécom sont commercialisés sous la marque Orange.

Finalement le changement de nom est voté au cours d'une assemblée générale le 28 mai 2013. Le changement de nom est effectif au 1er juillet 2013, France Télécom devient alors définitivement Orange.

Plan NExT

Objectifs

Le plan NExT (Nouvelle Expérience des Télécommunications, plan de 2006-2008) est le plan de redressement de la société France Télécom qui vise entre autres à réduire les coûts – principalement salariaux – de la société, à mener une politique de produits et services convergents, et à regrouper toutes les enseignes du groupe sous une marque unique ( Orange), sauf pour les activités téléphonies fixes qui restent sous la dénomination France Télécom. Ceci entraîne donc la disparition de nombreuses marques ( Wanadoo, Equant…). Il est prévu, dans le cadre du programme managérial Act (Anticipation et compétences pour la transformation), de diminuer les effectifs de 10 %, soit 22 000 employés [38].

Les effectifs de 2005 à 2009 fondent de 196 000 employés à 167 000 [39].

Nouvelles méthodes de management

Le plan NExT introduit un management violent. En 2004, 4 000 employés sont formés durant dix jours afin d'accomplir sur le terrain le plan NExT : la réduction des effectifs est une priorité, de nouvelles techniques de managements sont introduites, la méthode est de dégrader les conditions de travail, afin de pousser psychologiquement une partie des employés au départ volontaire, réduisant ainsi les indemnités à payer [38]. Ainsi, les managers ont pour objectif d'inciter des salariés à démissionner, d'en muter dans d’autres secteurs de la fonction publique ou de signer des congés de fin de carrière. Des stages apprennent à ces managers des schémas sur les courbes du deuil qui définissent six étapes par lesquelles tout salarié qui se voit annoncer la suppression de son poste, doit passer : l’annonce de la mutation, le refus de comprendre, la résistance, la décompression qui peut aller jusqu'à la dépression, la résignation et l’intégration du salarié [40].

Identité visuelle (logo)

Dans les années 1980 et 1990 le bleu ciel était la couleur de France Télécom. Les véhicules de l'entreprise arboraient cette couleur et les téléphones publiques étaient bleu foncé ou bleu ciel et bleu foncé pour les plus récents.

Les premiers logos des « Télécoms » sont plutôt classiques, représentant un téléphone d'abord avec un cadran puis modernisé avec un clavier. Le logo adopté en 1993 est plus original, il représente toujours un clavier téléphonique mais évoque aussi les panneaux solaires des satellites et le progrès technique. Le logo apparu en 2000 est radicalement différent: l'esperluette symbolise le lien entre les hommes et la communication. L'orange est la couleur dominante ce logo ayant été adopté au moment du rachat de la marque Orange par France Télécom. Les 3 dernières lettres du nom France Télécom sont elles aussi oranges faisait référence au « .com » des sites internet. L'esperluette est modernisée en 2006 et c'est tout le mot Télécom qui devient orange. À partir de juin 2011, France Télécom utilise le logo d'Orange, très simple et sobre, pour sa communication.

Other Languages
български: Франс Телеком
Nederlands: France Télécom
português: France Telecom
русский: France Télécom
українська: France Télécom