François Lamy

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François Lamy
François Lamy en 2013.
François Lamy en 2013.
Fonctions
Député de la 6e circonscription de l'Essonne

(3 ans, 1 mois et 18 jours)
Législature XIVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Jérôme Guedj ( PS)
Successeur Amélie de Montchalin

(15 ans, 1 mois et 9 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2012
17 juin 2012
Législature XIe, XIIe, XIIIe et XIVe
Prédécesseur Odile Moirin ( RPR)
Successeur Jérôme Guedj ( PS)
Ministre délégué à la Ville

(1 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Maurice Leroy
Successeur Najat Vallaud-Belkacem
Maire de Palaiseau

(11 ans, 2 mois et 14 jours)
Élection 11 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
Prédécesseur Jacques Allain ( RPR)
Successeur Claire Robillard ( PS)
Président de la Communauté d'agglomération du Plateau de Saclay

(8 ans, 5 mois et 29 jours)
Successeur David Bodet ( PS)
Conseiller régional d’ Île-de-France

(5 ans, 11 mois et 20 jours)
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Brunoy ( Seine-et-Oise)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de École normale
Profession Instituteur

François Lamy, né le à Brunoy ( Seine-et-Oise), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste, ancien ministre délégué à la Ville, il est ancien maire de Palaiseau et ancien instituteur. C'est également un proche de Martine Aubry.

Biographie

Famille et formation

Fils d’un ingénieur des travaux publics de l'État [1], marié et père d’une fille [2], François Lamy fut élève au lycée Michelet de Vanves, puis au lycée Buffon de Paris et à l’école Saint-Sulpice. Après l'obtention du baccalauréat, il intégra l’ École normale d’ Étiolles [1]. Il demeure à Palaiseau jusqu'en 2014 [3]

Il est le cousin des sœurs comédiennes Alexandra et Audrey Lamy.

Carrière professionnelle

François Lamy débute comme animateur socioculturel [2], puis suit la formation d' instituteur de 1981 à 1985.

Carrière politique

François Lamy commence sa carrière politique comme beaucoup d'élus par le militantisme en s'impliquant dans les années 1970 dans les Comités Chili puis le boycottage de la Coupe du monde de foot en Argentine en 1978. La même année, il intègre le PSU [4].

C'est sous les couleurs de ce parti, qu'il devient, en 1983, adjoint au maire de Palaiseau à la suite des élections municipales [2]. À la suite de l'entrée d' Huguette Bouchardeau, il adhère au Parti socialiste en 1985 [4].

Il devient au sein du Parti socialiste assistant chargé du secteur cadre de vie jusqu’en 1988 [1].

Il est nommé chef de cabinet de Robert Chapuis [1] secrétaire d'État à l’ enseignement technique. En 1991, il est assistant de Gérard Gouzes président de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, puis conseiller technique au cabinet de Martin Malvy secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement. Il entre au ministère du Budget en 1992 [1].

Il est élu au conseil régional d'Île-de-France lors des élections régionales de 1992 où la liste du PS arrive en troisième position en Essonne avec 14,38 % des suffrages [5]. Lors des élections cantonales de 1994, il obtient 13,71 % au premier tour dans le canton de Palaiseau [6], s’effaçant face au conseiller général sortant communiste Robert Vizet. Pour les élections municipales de 1995 à Palaiseau, il est tête de la liste socialiste qui obtient 17,33 % des suffrages, avant d’intégrer au second tour la liste communiste finalement défaite [7], devenant conseiller municipal d’opposition.

Il remporte les élections législatives de 1997 dans la sixième circonscription de l'Essonne avec 53,12 % des voix contre le député sortant RPR Odile Moirin [8]. Les élections municipales de 2001 lui permirent de prendre la mairie de Palaiseau à la droite dès le premier tour avec 54,84 % des suffrages [9]. En vue de l’ élection présidentielle de 2002, il apporte son soutien au candidat socialiste Lionel Jospin [10]. Lors des élections législatives suivantes, il est réélu député avec 51,54 % des voix au second tour [11]. En 2007, il est à nouveau vainqueur des élections législatives avec 52,64 % des voix [12] puis réélu maire de Palaiseau lors des élections municipales de 2008 avec 51,82 % des voix au deuxième tour [13].

En décembre 2008, il devient conseiller politique de la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry [14]. En juillet 2011, il est nommé directeur de l'équipe de campagne de Martine Aubry pour la primaire socialiste.

En mai 2012, il entre dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault après la victoire de François Hollande à l’ élection présidentielle, au poste de ministre délégué chargé de la Ville. Le , il annonce sa démission du poste de maire de Palaiseau, décision rendue officielle par le vote du conseil municipal le [15]. En juin 2012, il remporte l' élection législative avec 57,77 % des suffrages [16], il est confirmé dans le second gouvernement de Jean-Marc Ayrault et laisse son siège à son suppléant Jérôme Guedj. Le il démissionne de la présidence de la communauté d'agglomération du plateau de Saclay. Lamy est ministre jusqu'au 31 mars 2014, date de la démission du gouvernement Ayrault. Il redevient ensuite député.

Le , il annonce avec Martine Aubry qu'il s'installe à Lille : « Je viens habiter à Lille et je vais militer ». Il démissionne de son mandat de conseiller municipal d'opposition à Palaiseau [17], [18] mais reste député de l'Essonne. Il justifie ce choix en expliquant qu'il restera « député de la nation » [réf. nécessaire].

À la suite de l' attentat contre Charlie Hebdo, il organise une manifestation d'union nationale ouverte à tous sauf au Front national, ouvrant ainsi une controverse politique [19], [20].

Il soutient Benoît Hamon au second tour de la primaire citoyenne de 2017 [21].

Le 17 décembre 2016, le PS annonce l'investiture de François Lamy dans la première circonscription du Nord pour les élections législatives de 2017 [22], la maire de Lille ayant manœuvré au sein des instances du parti pour imposer son fidèle bras droit [23], [24]. Il est battu dès le premier tour avec seulement 10,45 % des voix [24] perdant un « fief » du Parti socialiste jugé « imperdable » [25].

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