François Grosdidier

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François Grosdidier est un homme politique français, né le à Metz ( Moselle).

Député pour la XIIe législature ( 2007- 2012), dans la 1re circonscription de la Moselle, il est élu sénateur le 25 septembre 2011.

Biographie

François Grosdidier est le petit-fils de l'historien Marcel Grosdidier de Matons, et le fils d'un ingénieur sidérurgiste et d'une bibliothécaire. Il obtient une maîtrise de droit et un DES d'administration municipale.

Son premier engagement militant est l'accueil des réfugiés du Sud-Est asiatique après les victoires communistes au Viet-Nam et au Cambodge. Il adhère à 15 ans, en 1976, au CNI alors animé par le député-maire d'Amnéville Jean Kiffer. Entre 1978 et 1980, il milite pour le Parti des forces nouvelles avant d’adhérer au RPR en 1981, après la victoire de la gauche. En 1983, il est délégué départemental à la Jeunesse du RPR de Moselle, nommé par le président départemental du RPR de la Moselle, Pierre Messmer, ancien premier ministre et député-maire de Sarrebourg. À l' Université de Metz, il anime le mouvement Serum.

Il est élu conseiller municipal de Metz de 1989 à 1995 et vice-président du conseil régional de Lorraine de 1992 à 2004, où il sera chargé de la reconversion industrielle, les nouvelles technologies de la communication et de l'information, la formation, l'insertion et l'apprentissage.

En 1993, il bat l'ancien ministre socialiste Jean Laurain dans la circonscription de Metz 1. Élu à 32 ans à l'Assemblée nationale, parmi les 6 plus jeunes députés, il s'engage pour Jacques Chirac et prend une part très active à sa campagne présidentielle, puis à la défense de l'action du gouvernement d' Alain Juppé.

Président du Club 89 de Metz [réf. nécessaire], il en devient alors le porte-parole national. Il entre en 1995 dans la nouvelle équipe dirigeante du RPR comme secrétaire national à la sécurité.

Il travaille aussi activement pour sa région et sera chargé par le Premier Ministre Alain Juppé d'une mission sur la reconversion industrielle.

Il est aussi nommé au Haut Conseil à l'Intégration, alors présidé par Simone Veil.

En 97, dans cette circonscription urbaine ou ouvrière, il est battu de peu en triangulaire par Gérard Terrier.

Il retourne alors à la vie professionnelle, tout en restant proche de la politique, restant vie-résiodent de la Région Lorraine : il devient l'un des animateurs de l'Association des Amis de Jacques Chirac et l'organisateur des Conventions du Renouveau dans toutes les régions de France.

Aux municipales de 2001, il s'attaque à la ville qui lui a été le plus hostile : Woippy, 15 000 habitants, 78 % de logements sociaux, commune dirigée par le PS et le PCF depuis 1977 au fort vote FN, où la droite républicaine est traditionnellement troisième lors de triangulaires. Au terme d'une campagne musclée dominée par les thèmes de la sécurité, de l'urbanisme, de la solidarité et de l'insertion, il est élu avec 62 % des voix.

En 2002, il reconquiert la circonscription de Metz 1 avec 55 % des voix et 63,5 à Woippy. De retour à l'Assemblée nationale, il est rapporteur spécial du Budget de la Ville et de la Rénovation Urbaine.

Il s'active aussi à la mise en place de l' UMP en Moselle. Il en a été le président départemental avant de quitter cette fonction lors de son élection au poste de Président de la Fédération des Maires de la Moselle.

François Grosdidier est un maire engagé en matière d'environnement. Il y a été initié par Jean-Marie Pelt, botaniste, fondateur de l'Institut Européen d'Ecologie. Il a défendu le Charte de l'Environnement et particulièrement le principe de précaution sous le quinquennat de Jacques Chirac. Il a fondé l’association Écologie Responsable et est aujourd'hui le président de l'association "Valeur écologie, pôle écologiste de la droite et du centre". En novembre 2008, cette association fusionne avec l'association Valeur écologie, présidée par Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Environnement, maire de Bourges. François Grosdidier est aujourd'hui le président de l'association Valeur écologie, le pôle écologiste de la majorité présidentielle, toujours avec Serge Lepeltier, qui en est devenu président d'honneur. Ce groupe compte une quarantaine de députés et de sénateurs adhérents ou sympathisants.

Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il a soutenu le Grenelle de l'Environnement mais il a mené, en avril 2008, une fronde des députés de droite contre la loi OGM du gouvernement Fillon, aboutissant même à l'adoption d'une motion de procédure contre le projet de loi gouvernemental fortement amendé par la commission des affaires économiques dans le sens souhaité par les industriels des semences et des produits chimiques.

En septembre 2008, il a publié "Tuons nous les uns les autres, qu'avons nous retenu des grandes catastrophes naturelles ?" (éditions du Rocher) dans lequel il dénonce notre aveuglement collectif face aux leçons de l'histoire récente des catastrophes écologiques et sanitaires.

Il a été membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale [1].

Lors du renouvellement sénatorial de 2011 en Moselle, il est candidat tête de liste aux élections, dans le cadre d'une double investiture de l'UMP unique en France avec le département du Val-d'Oise, l'autre liste concurrente est celle de l'UMP Philippe Leroy, ancien Président du Conseil Général jusqu'en mars 2011. Le 25 septembre 2011, il est élu sénateur de la Moselle et quitte l'Assemblée nationale. Il reprend à cette occasion un siège à la gauche qui en détenait 3 sur 5 sénateurs, étant ainsi le seul candidat UMP à faire gagner un siège à la droite en France métropolitaine, dans le contexte de la perte de la majorité au Sénat par l'UMP et le centre, le faisant basculer à gauche. L'autre siège gagné par l'UMP étant en Nouvelle-Calédonie. Il reprend un siège pour la droite mosellane en battant Jean-Pierre Masseret, sénateur PS depuis 1983 et Président du Conseil régional.

Il soutient François Fillon pour l'élection à la présidence de l'UMP de 2012.

En avril 2013, il vote en faveur de l'article 1 de la Loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe.

Il siège depuis 2001 au sein de la Commission Consultative des Polices Municipales et, depuis 2015, de la Commission Nationale de Vidéoprotection et du Conseil d'Administration de l'Institut des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice.

Le 30 janvier 2016, il est élu président de la Fédération de la Moselle du parti Les Républicains.

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016 [2]. Avec l'ancien Garde des Sceaux Dominique Perben, il travaille au projet régalien (sécurité, justice) du maire de Bordeaux qui considère Woippy comme la "référence nationale en matière de sécurité".

En septembre 2017, il est réélu sénateur de la Moselle, vice-président de la Délégation aux Collectivités Territoriales et membre de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe. Contrairement à d'autres soutiens d'Alain Juppé qui décident de créer le groupe "République et Territoire, les Indépendants" sur le modèle du groupe "constructif" à l'Assemblée Nationale, il reste inscrit au groupe "Les Républicains" et souhaite "que ceux-ci conservent leur diversité et respectent les sensibilités ouvertes à l'Europe, l'écologie et les nouveaux enjeux sociaux". Membre de la commission des lois, il suit pour le groupe LR les questions de police et de sécurité dont la ville de Woippy a été un laboratoire.

En octobre 2017, il est contraint par la loi sur le cumul de démissionner de ses fonctions de maire de Woippy et de 2ème vice-président de Metz-Métropole. Il est remplacé à la mairie par Cédric Gouth, benjamin du conseil municipal et jusqu'alors conseiller délégué au Sport, et, à la 2ème vice-présidence de Metz-Métropole, par Jean-Marc Rosier, par ailleurs 1er adjoint au maire de Woippy. François Grosdidier reste conseiller municipal de Woippy et conseiller communautaire de Metz-Métropole.

Il parraine Maël de Calan pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti [3].

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