Frédégonde

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Frédégonde
CHILPERIC 1er ET FREDEGONDE.jpg

Chilpéric Ier et Frédégonde dans le Recueil des rois de France de Jean du Tillet (vers 1550).

Titre de noblesse
Reine des Francs
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activité
Famille
Conjoint
Enfants
Rigonde
Samson ( d)
Dagobert ( d)
Chlodebert ( d)
Clotaire II
Theoderic ( d) Voir et modifier les données sur Wikidata

Frédégonde, Fried Gund en vieux francique, Fried (paix) et Gund (bataille) [1], née vers 545, morte en 597 à Paris [2], est reine de Neustrie après son mariage avec le roi mérovingien Chilpéric Chilpéric Ier.

Avec la reine Brunehaut, elle est une des protagonistes essentiels de la longue période de guerres entre rois francs, commencée en 570 et achevée en 613 par la victoire de son fils Clotaire II.

Introduction

Le royaume des Francs en 561 après sa division en sous-royaumes.

Le contexte historique : les territoires francs au VIe siècle

La vie de Frédégonde se déroule dans le cadre territorial et politique issu du partage du royaume franc effectué en 561 à la mort de Clotaire, fils de Clovis et père de Chilpéric.

À la mort de Clovis, en 511, quatre royaumes avaient été créés avec pour capitales : Reims, Soissons, Paris et Orléans, l'Aquitaine étant répartie séparément. Dans les années 550, Clotaire, dernier survivant des quatre frères reconstitue l'unité du royaume franc, augmenté du territoire burgonde (Burgundia, Burgondie, Bourgogne) conquis entre temps.

En 561, les quatre fils de Clotaire effectuent un partage analogue à celui de 511 : Sigebert à Reims (puis Metz), Chilpéric à Soissons, Caribert à Paris, Gontran à Orléans (puis Chalon), ce dernier royaume incluant maintenant le territoire burgonde. Ils se répartissent de nouveau l'Aquitaine séparément.

À la mort de Caribert en 567, sa part est partagée entre les trois survivants : en particulier, Chilpéric (Soissons) reçoit Rouen et Sigebert (Metz) reçoit Paris.

Les sources

Les principales sources d'époque sont la chronique de Grégoire de Tours, Histoire des Francs, qui s'arrête en 591, celle de Frédégaire ainsi que la vie en prose de Radegonde de Poitiers et les poèmes de Venance Fortunat.

Grégoire de Tours décrit Frédégonde comme une femme cruelle bien qu'elle apparaisse également donnant asile à une jeune fille bannie de sa ville [3] ou cherchant à apaiser une querelle entre Francs [4].

Il faut savoir que leurs auteurs sont de parti pris. Grégoire, évêque de Tours, est même un acteur des conflits de l'époque et un partisan du roi d' Austrasie, Sigebert Sigebert Ier [5].

Par contre, Venance Fortunat la décrit comme une reine avisée et d'une aide précieuse pour le roi [6].

Il est à noter que ses contemporains n'hésitent pas également à user du meurtre et de la torture.

La chronique de Frédégaire, du VIIe siècle, commence en 584, est en revanche hostile à Brunehaut.

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