Found footage

Found footage est le terme anglais (littéralement « enregistrement trouvé ») qui désigne la récupération de métrages de pellicules impressionnées ou de bandes vidéos dans le but de fabriquer un autre film. On parle ici de remploi (en anglais : reappropriation), de recyclage ou de détournement de matériaux vidéos.

Dans le cinéma d'avant-garde

Cette pratique s'inscrit dans la lignée de celle du centon, en littérature, et dans celle de la spolia, en architecture. Elle est utilisée dans le cinéma expérimental depuis le lettrisme, en France, et, plus particulièrement avec le Traité de bave et d'éternité, d'Isidore Isou (1951), et les travaux de Bruce Conner aux États-Unis, notamment A Movie (1958). Certaines formes de détournements ont une ampleur politique et peuvent prêter à confusion, agrégeant des formes de théorie du complot[1].

Définition

L'esthétique found footage — manière prise ici comme élément dramaturgique à l'intérieur d'une construction fictionnelle — est utilisée par les réalisateurs de faux documentaires et de films d'horreur, auxquels elle confère une dimension hyperréaliste ou du moins vériste : la plupart du temps, ces productions fabriquent elles-mêmes leurs found footages.

Cinéastes qui utilisent cette technique

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