Faux-bourdon

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Le faux-bourdon ou chant sur le livre [1], [dl 1] désigne un procédé d' improvisation [1] consistant en l'adjonction de deux (ou parfois trois) voix, à l'origine parallèles à une mélodie préexistante, souvent de plain-chant. De nos jours, certains musicologues considèrent qu'il reste une forme de plain-chant, en dépit de sa nature différente du plain-chant monodique ou à l' unisson [pc 1]. C'est en effet une forme ancienne d'harmonisation du plain-chant : cette pratique a ainsi donné naissance à un genre musical spécifique.

Caractéristique musicologique

  • Il est possible que le faux-bourdon soit né sous influence de l' organum parallèle et surtout du gymel [2] — à cause de l'utilisation presque exclusive des consonances imparfaites (la tierce et la sixte, par rapport à la basse). Le cantus firmus — c'est-à-dire le fragment syllabique de plain-chant — est souvent placé à la basse ou à la voix intermédiaire de l'édifice.
  • Ses notations étaient très variées, ancienne ou moderne. Néanmoins, surtout en Italie et en Espagne, la façon de la notation mixte était respectée. La voix du plain-chant, mélodie initiale et placée soit à la basse soit au ténor, demeurait toujours en notation carrée alors que d'autres parties étaient imprimées en notation moderne ou mesurée. En France, un seul compositeur, Jean Maillard, conservait ce style [pc 2]. Dans cette manière, le faux-bourdon restait plain-chant.
  • Même si à l'époque, la notion d' accord n'existait pas encore, on peut analyser le faux-bourdon comme un accord de sixte se déplaçant sur les différents degrés de l' échelle musicale.
  • Le terme s'emploie parfois pour indiquer l'harmonisation [3] ou le style de la composition selon cette façon, sans base du cantus firmus. Ainsi, il se trouve dans des œuvres de Guillaume Dufay au XVe siècle ainsi qu'au XVIIe siècle de Henry Du Mont, de Marc-Antoine Charpentier [4], de Michel-Richard de Lalande. Même au XIXe siècle, le faux-bourdon inspira quelques compositeurs contemporains tels Felix Mendelssohn, Franz Liszt, Richard Wagner [2]. Surtout, en tant que fidèle catholique, Liszt cherchait à composer ses œuvres canoniques justifiées par les pratiques traditionnelles, en soutenant la restauration du chant grégorien [nd 1].
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