Fête-Sed

Fête-Sed
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N21
O23W4
ḥb-sd

Dans l'Égypte antique, la fête-Sed (heb-sed) était la fête de jubilé célébrée traditionnellement à partir de la trentième année de règne d'un pharaon. Elle fait partie de la tradition pharaonique qui débuta avec les premières dynasties (notamment sous Pépi Pépi Ier) et perdurera au moins jusqu'à la XXIIe dynastie.

Attestations archéologiques

Vue sur des ruines plus ou moins piteuses
Cour de la fête-Sed dans le complexe funéraire de Djéser - IIIe dynastie - Saqqarah.

Dès les origines de la monarchie pharaonique, la fête-Sed occupe une place importante dans l'iconographie, l'épigraphie et l'architecture. Sous la Ire dynastie, les pharaons Den et Qaâ sont connus pour l'avoir célébrée[1]. Au début de la IIIe dynastie, à Saqqarah, une partie du complexe funéraire de Djéser permet à l'âme du souverain défunt de bénéficier des bienfaits du jubilé. Dans la cour du Heb-Sed se trouve ainsi une estrade, un pavillon royal et les vestiges des chapelles du Sud et du Nord. Ces dernières étaient sans doute destinées à abriter les statues des dieux provinciaux[2]. Sous la Ve dynastie, les ruines du temple solaire du roi Niouserrê ont livré des scènes de ce rituel[3]. Nombre des preuves documentaires sont aussi connues pour la VIe dynastie. Sous le Moyen Empire, à Karnak, la chapelle blanche de Sésostris Sésostris Ier a été édifiée pour y effectuer des rites de substitution sur une statue du roi. Les témoignages les plus nombreux concernent toutefois le Nouvel Empire. Les fêtes jubilaires d'Amenhotep Amenhotep III sont connues par les vestiges de son palais de Malqata, par les reliefs du temple d'Amon de Soleb et ceux de la tombe du majordome Khérouef (XVIIIe dynastie). Le jubilé précoce d'Akhénaton est renseigné par les blocs épars d'un temple qu'il fit édifier à Karnak. Les jubilés en l'honneur de Ramsès II sont eux aussi largement documentés, telle l'inscription laissée par son fils Khâemouaset à l'occasion de la fête-Sed de la fête-Sed de la 30e année[4]. Le rituel est encore pratiqué sous la XXIIe dynastie pour preuve les scènes du temple jubilaire d'Osorkon II dans le temple de Bastet à Boubastis. Sous la dynastie des Ptolémées le rituel ne semble plus être exécuté car tombé en désuétude. Cependant, ces souverains continuent à s'en réclamer dans leurs titulatures à l'image de Ptolémée V qui se dit « possesseur d'une durée trentenaire »[5],[6].

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