Extrême droite

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Le terme extrême droite est employé pour classer des mouvements, des organisations et des partis politiques historiquement disposés à l'extrême droite des hémicycles parlementaires. La question de sa délimitation suscite le débat [1], surtout celle de ses « invariants [2] », mais plusieurs usages en sont distingués.

Auparavant, étaient d'extrême droite les mouvements comme l' Action française, marqués par la défense de la tradition contre l' époque moderne (et emblématiquement, contre la franc-maçonnerie), l'anti-parlementarisme, l'autoritarisme, la doctrine basée sur la race, les idées réactionnaires. Ceux qui se réclament de ces idées aujourd'hui, comme nombre de catholiques traditionalistes, y sont toujours classés.

De plus, le terme est associé aux mouvements défaits par la Seconde Guerre mondiale, tels que le fascisme italien et le national-socialisme allemand, fondamentalement rejetés depuis lors, ce qui en explique l'usage souvent péjoratif.

De fait, l'extrême droite se distingue de la droite par une contestation du capitalisme voire du libéralisme mais s'en rapproche par sa vision des institutions démocratiques. L' ordre spontané que les libéraux trouvent dans l'économie politique, est plutôt l'unité organique de la nation, de la race ou de la communauté de croyants. Par sa croyance en des lois intangibles (surnaturelles ou naturelles), l'extrême droite partage avec les conservateurs le refus de la révolution permanente (auquel répond la métapolitique) et avec Burke, la critique des droits de l'homme.

Par extension, certains [Qui ?] qualifient d'extrême droite les mouvements qui s'opposent à un sens sinistriste de l'histoire, et partant, à leur vision de la gauche. Si le populisme, le nationalisme ou au moins le patriotisme ont été portés par de nombreuses gauches, certains internationalistes aujourd'hui n'hésitent pas à placer leurs partisans à l'extrême droite. De même chez les adversaires des positions royalistes, national-syndicalistes, ethno-différencialistes [3] ou traditionnalistes.

Enfin, il est à noter que la plupart des mouvements concernés rejettent le qualificatif d'extrême droite. Les catholiques traditionnalistes et certains fascismes rejettent la dualité communisme- capitalisme, qu'ils estiment tous deux matérialistes et aliénants — d'où le concept de Troisième voie en France.

Droite et extrême droite

La science politique anglo-saxonne parle plus volontiers de droite radicale [4] signifiant par là qu'elle se situe à la limite de la droite démocratique, libérale ou conservatrice.

Pour se distinguer de l'extrême droite, la droite traditionnelle entretient, majoritairement, un refus d'alliance, dont une illustration est le «  cordon sanitaire » en Belgique [5]. Dans certains pays, comme les Pays-Bas, l’Autriche ou Israël, des alliances sont nouées. Enfin, dans d'autres pays, la droite classique tente de préempter les thèmes porteurs de l'extrême droite [6].

Certaines personnalités ou structures politiques peuvent évoluer considérablement comme l'illustre, en Italie, la trajectoire du Mouvement social italien (néo-fasciste) devenu Alliance nationale (centre-droit) ou, en France, Alain Madelin, Gérard Longuet, Patrick Devedjian, Hervé Novelli [7].

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