Eusèbe de Césarée

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Eusèbe de Césarée
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Eusèbe de Césarée
Naissancevers 265
Décèsvers 340
Activité principale
Auteur
Genres
histoire ecclésiastique, théologie, hagiographie.

Œuvres principales

Eusèbe de Césarée ou Eusèbe (de) Pamphile[1] (en grec ancien Εὐσέϐιος, en latin Eusebius Pamphili), né vers 265 et mort le 30 mai 339, évêque de Césarée en Palestine. Élève d'Origène, il échappa aux persécutions de Dioclétien, et fut un proche de l'empereur romain Constantin Constantin Ier. Il est l'auteur de nombreuses œuvres historiques, apologétiques, bibliques et exégétiques.

Auteur de l’Histoire ecclésiastique, il est reconnu comme un Père de l'Église, et ses écrits historiques ont une importance capitale pour la connaissance des trois premiers siècles de l'histoire chrétienne.

Biographie

La date précise de sa naissance n'est pas connue, habituellement fixée aux alentours de l'année 265 de notre ère[2]. Élève de Pamphile de Césarée – un admirateur d'Origène –, il est ordonné évêque de Césarée vers 310 après plus de vingt ans d'activités dans l'école de la ville[3], où il dispose pour ses recherches de la bibliothèque créée par Origène et enrichie par Pamphile. Il compose de nombreux ouvrages durant cette période.

Eusèbe est, avec Ossius de Cordoue, un des dignitaires chrétiens les plus proches de l'empereur Constantin Ier qu'il flatte beaucoup dans la Vie hagiographique qu'il lui consacre. Théoricien de l'Empire chrétien et de la « mission divine » confiée à Constantin, il reste, en tant que théologien, un fidèle disciple d'Origène, et défend une théologie subordinatianiste[4], confirmant l'une des idées centrales d'Arius : l'infériorité du Fils par rapport au Père[5]. Suivant l'exemple d'Eusèbe de Nicomédie, il convoque un concile local à Césarée vers 321 ou 322 pour valider l'orthodoxie des vues d'Arius et soutenant la réintégration d'Alexandre d'Alexandrie dans ses fonctions[5].

Néanmoins, meilleur homme de science que fin politique, Eusèbe tend à osciller au gré des opinions dominantes[5]. Au début 325, au cours du concile anti-arien d'Antioche organisé par Ossius, il est l'un des trois évêques qui refusent de souscrire à la profession de foi et sont excommuniés. Ils sont néanmoins autorisés à se repentir et à réintégrer la communion[6]. La même année, il participe au Concile de Nicée, dont il prononce le panégyrique inaugural adressé à l'empereur Constantin, marquant la volonté de ce dernier – dont il est proche pour avoir été l'un de ses conseillers en affaires religieuses – de réconciliations universelles[7].

Après de nombreuses tractations et une certaine pression de Constantin, Eusèbe souscrit au symbole de Nicée avec la plupart des évêques ariens, acceptant notamment la notion d’homoousios (Jésus et Dieu partagent la même « essence ») imposée par les anti-ariens, l'interprétant toutefois à sa manière[8]. En 327, Eusèbe réunit un nouveau concile local qui, probablement avec le soutien de Constantin, fait excommunier l'anti-arien Eustathe d'Antioche, condamné avec six autres évêques pour sabellianisme, exilé par décret impérial et remplacé à la tête de l'évêché d'Antioche par l'arien Paulin de Tyr[9]. Il rallie peu après les adversaires d'Athanase d'Alexandrie et participe au concile de Tyr en 335, au cours duquel ce dernier, défenseur virulent de l'orthodoxie nicéenne, est condamné et excommunié pour ses violences, tant par des ariens que des non-ariens[10].

Eusèbe meurt en 339, probablement le 30 mai[11].

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