Empire mongol

Empire mongol
Монголын Эзэнт Гүрэн (mn)

1206 – 1243/1294

Drapeau
Emblème des khans mongols
Description de cette image, également commentée ci-après
Évolution de l'empire mongol
Informations générales
StatutMonarchie
CapitaleKarakorum, puis Shangdu
Histoire et événements
Années 1190Temüdjin est proclamé khan
1206Il soumet l'ensemble du territoire mongol et est proclamé Khagan
1209Ralliement des ouïghours
1218Soumission du khanat des Kara-Khitans
1227Soumission définitive du royaume des Xia occidentaux
1231Soumission de l'empire khorezmien
1241Soumission des Coumans
1244Fin de la dynastie Jin : soumission de la Chine du Nord
1258Disparition du califat abbasside de Bagdad
1260Avènement de Kubilai Khan et division de facto de l'empire
1279Fin de la dynastie Song : soumission de la Chine du Sud
1294Mort de Kubilai Khan
Khagans
1206 - 1227Gengis Khan
1227 - 1241Ögödei
1241 - 1246Töregene (régence)
1246 - 1248Güyük
1248 - 1251Oghul Qaïmich (régence)
1251 - 1259Möngke
1260 - 1279Kubilai Khan

L'Empire mongol est fondé au début du XIIIe siècle par Gengis Khan, ses fils et petits-fils et leurs armées. Il couvrira à son apogée jusqu’à environ 33 millions de kilomètres carrés.

À la fin du XIIIe siècle, il s'étend de la Méditerranée au Pacifique et de la Sibérie à l'Inde et à l'Indochine, mais n'inclut ni les territoires vassaux de l'ancien Empire de Russie ni l'Indochine.

À partir de 1260, il se divise définitivement en quatre ulus (mongol bitchig : ᠤᠯᠤᠰ, translittération : ulus ou mongol cyrillique : улс ; translittération : uls, littéralement : pays, région) :

L'empire éclate sous Kubilai Khan qui se concentre sur la Chine tandis que les branches rivales créent des États sur leurs ulus. Après la disparition de l'empire, le rêve de tous les dirigeants centre-asiatiques sera de reconstituer l'empire mongol sans jamais pouvoir le réaliser, comme Tamerlan et son Empire timouride. D'autres reprendront le nom et revendiqueront une ascendance mongole, comme les grands Moghols de l'Inde du nord, qui étaient pourtant des souverains turciques et non mongols. Certaines principautés (khanats) maintiendront une continuité dynastique jusqu'en 1920.

Les conquêtes de Gengis Khan

L'Eurasie vers 1200
Article détaillé : Gengis Khan.

Avant l’avènement de Gengis Khan, les différents peuples mongols se font régulièrement la guerre. Une première tentative d’unification échoue en 1161.

Les campagnes de Gengis Khan

Temüdjin, qui allait devenir Gengis Khan était un arrière-petit-fils de Qabul Khan, fils d’un chef du clan Bordjigin. Il est donc de bonne famille mais sa naissance ne le place pas d’emblée dans la classe des hauts dirigeants de la société mongole. On ne sait pas en quelle année se situe sa naissance : ce peut être 1155, 1162 ou 1167.

À la suite de l’assassinat de son père pour des raisons politiques, sa famille est exclue du clan et condamnée à mener une existence errante.

Temüdjin se rend auprès du puissant khan des Kereit, Toghril, ami de son père, et devient son vassal.

Mongolia XI.jpg
Mongol Empire c.1207.png

Entre 1187 et 1196, Gengis Khan est proclamé khan (c'est-à-dire roi). Il défait les Tayitchi'out, qui vivent au sud de l'actuelle Bouriatie, en Sibérie, puis les Tatars, ce qui lui permet de contrôler la Mongolie orientale. En 1203, il rompt avec Toghril, qui est tué. Les Kereit se rallient. L'année suivante, il soumet les Merkit et les Naïmans, à l'ouest de l'actuelle Mongolie[1]. Dès lors, Gengis Khan contrôle presque tout le territoire mongol. En 1205, il commence la conquête du royaume Tangout des Xixia[2], qui résistent dans leurs villes fortifiées jusqu'en 1209. Une grande assemblée en 1206 (qurultay) le nomme khan universel (Tchingis Qaghan). L'année suivante, son fils aîné Djötchi soumet les Kirghiz tandis que les Ongüt de l’Ordos et les Karlouks de l’Ili se rallient spontanément à l’empire[3].

Les Ouïgours se rallient en 1209[1]. Ils sont à l'origine de l'écriture mongole. Cette même année, Gengis Khan achève la soumission du royaume des Xia Occidentaux[4], tremplin contre la Chine. Au printemps 1211, il lance l'assaut contre les Jin, une dynastie fondée en 1115 par les Jürchen, peuple apparenté aux Mandchous[5]. La ville de Pékin, capitale des Jin, est prise et pillée en 1215, mais le souverain Jin se réfugie à Kaifeng. Cette dynastie ne s'effondre définitivement qu'en 1234, sous l'action conjuguée des Mongols et des Chinois du Sud, qui se sont alors alliés.

En 1218, Gengis Khan se tourne vers l'ouest : le chah du Khwarezm Ala ad-Din Muhammad, arrivé au sommet de sa puissance, en porte la responsabilité. Soucieux d'étendre ses possessions vers l'ouest, il avait conclu en 1218 un accord avec Gengis Khan : Ala al-Din Muhammad serait maître de l'Occident, Gengis Khan maître de l'Orient. Or, en cette même année 1218, l'accord à peine conclu, une immense caravane venant de Mongolie est arrêtée à Otrar aux frontières du Khwarezm et ses hommes sont massacrés. Gengis Khan envoie trois ambassadeurs pour demander réparation : l'un est mis à mort, les deux autres renvoyés avec le crane rasé. Gengis Khan ne peut supporter ni ce défi ni cette humiliation et rassemble une immense armée de cavaliers[6].

Son général Djebé prend possession du Kara Khitaï[7]. En septembre 1219, Gengis Khan attaque l'empire turc à domination musulmane du Khwarezm, centré sur l'actuel Ouzbékistan[1]. Sa campagne, ponctuée par de terribles massacres, le conduit jusqu'au nord-ouest de l'Inde en 1222, mais ses troupes se retirent, gênées par le climat[8]. Un détachement de 10 000 hommes, conduit par Subötai et Djebé, s'aventure jusqu'en Russie (1221-1223). La conquête du Khwarezm s'achève en 1224 et Gengis Khan rentre en Mongolie au printemps 1225[1]. Il meurt en 1227 à Qingshui dans l'actuel Gansu au cours d'une campagne contre le royaume Xixia révolté. L'empire mongol contrôle alors une bande de terre de 2500 km (distance nord-sud) qui s’étend de la mer Caspienne à la mer de Chine méridionale.

L'armée

Soldats mongols, miniature de l'Histoire du monde, de Rashid al-Din, 1305
Article détaillé : Armée mongole.

Quand Temüjin impose son autorité à l’ensemble des tribus mongoles il en fait, par l’adoption d’une nouvelle tactique, une redoutable puissance militaire. Il fonde l’ordre des darkhans (forgerons), chevaliers exemptés d’impôts et jouissant de l’impunité pour leurs neuf premiers délits. Il organise les Mongols selon le système décimal déjà en usage chez les Xiongnu, dont l’unité suprême est le tumen (dix régiments, soit 10 000 soldats). Il organise sa garde personnelle (kechiktens) et en porte l'effectif à 10 000 hommes.

L’armée de Gengis Khan, bien qu’elle ne soit pas particulièrement grande pour l’époque (95 chiliarchies, soit 95 000 hommes), se distingue par ses formidables cavaliers, ses habiles archers et cavaliers archers mais aussi par le contrôle et la discipline de ses chefs, et par la stratégie et la tactique militaires du khan lui-même.

À partir de 1211, devant les places fortes chinoises, les Mongols doivent faire l’apprentissage de la guerre de siège. Après 1219, les victoires face aux armées organisées du Khârezm s’expliquent par le démembrement féodal de ce dernier, ainsi que par la terreur qu’inspirent les envahisseurs auprès des populations. Pour prendre les villes, les Mongols utilisent les prisonniers. Ils contraignent les populations soumises à démolir les murs et à combler les fossés des forteresses. Ils les utilisent pour combler les fossés et les pièges creusés par les défenseurs ; ils les chassent devant les armes des Khârezmiens, jusqu’à ce que les corps tombés aient empli les fossés. Un autre stratagème consiste à habiller les prisonniers en vêtements mongols et de les contraindre à participer au siège des villes et des forteresses. Enfin, depuis les campagnes contre la Chine, l’armée mongole dispose de béliers et de catapultes[9].

L'organisation de l'empire

De son vivant, Gengis Khan partage son empire entre ses quatre fils, Djötchi, Djaghataï, Ögödei et Tolui, qui administraient leurs provinces (oulous) en tant que gouverneurs du pouvoir central. Les grandes villes situées sur le territoire des oulous, comme Boukhara et Samarkand, sont gouvernées, par l’intermédiaire de gouverneurs spéciaux, directement par le grand khan. Les oulous sont administrés par des commandants de place (darougatchi) et leurs subordonnés (tamagatchi). Plus tard, ils assureront le pouvoir avec l'aide de l'aristocratie locale et des dignitaires religieux musulmans. Ils succéderont aux anciens propriétaires en partie chassés, en adoptant les rapports féodaux et en s’assimilant à la société des territoires conquis. Ils envoient régulièrement le tribut (la dîme des produits) à la cour du grand khan et veillent à l’unité de l’empire[1].

Les conquêtes amènent le dépeuplement de la Mongolie et ralentissent son évolution intérieure. Si l’activité des artisans ramenés d’Asie centrale contribue à l’essor de l’artisanat, le manque d’hommes, utilisés pour la guerre, ralentit le développement de la société. Dans les pays sédentaires conquis, les Mongols massacrent les populations et détruisent les canaux d’irrigation des cultures, dans le but de transformer en pâturages les terres cultivées du Turkestan et de Chine du Nord[1].

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