Empereur du Japon

Empereur du Japon
(ja) 天皇
Image illustrative de l'article Empereur du Japon
Sceau impérial du Japon

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Titulaire actuel
Akihito
depuis le

Création 660 av. J.C. (légendaire)
Ve siècle (attestée)
Durée du mandat À vie
Premier titulaire Jimmu (légendaire)
Ōjin (attesté)
Résidence officielle Kokyo ( Tokyo)
Site internet http://www.kunaicho.go.jp

L'empereur du Japon (天皇, Tennō ?) est le chef de l'État japonais de facto. Selon la Constitution promulguée en 1947 lors de l' occupation ayant suivi la Seconde Guerre mondiale, il a en réalité un rôle uniquement symbolique et détient sa fonction du peuple japonais.

L'empereur actuel, Akihito, est le dernier d’une succession que la tradition présente comme ininterrompue et que la légende fait commencer en 660 av. J.C. avec l’empereur Jinmu, descendant de la déesse Amaterasu.

Pour les partisans du culte impérial, dont l'influence fut prédominante lors de l' expansion de l'ère Shōwa, l'empereur avait un statut divin, symbolisé par les insignes impériaux. Ce statut a fait l'objet d'une remise en question lors de l'occupation du pays par les forces américaines, ces dernières obligeant en conséquence Hirohito à renoncer officiellement, en janvier 1946, à sa nature de « divinité incarnée » (akitsumikami) sans toutefois renoncer à son ascendance divine.

La liste officielle actuelle comprend 125 souverains (dont Akihito), parmi lesquels on trouve 8 impératrices (dont 2 régnèrent sous deux noms différents).

Le pouvoir impérial a souvent été usurpé de fait par des chefs de familles puissantes, dont les mieux connus sont les shoguns. Pour échapper aux pressions et conserver leur pouvoir, certains empereurs «  retirés » affectèrent de laisser le trône à des membres de leur famille, tout en exerçant leur contrôle depuis les coulisses.

Après avoir résidé plusieurs siècles au Kyōto-gosho à Kyoto, les empereurs se sont installés au milieu du XIXe siècle dans l’ancien château d'Edo ( Tokyo), devenu Palais impérial : Kyūjō (宮城 ?) ou Kōkyo (皇居 ?). L' Agence impériale (宮内庁, kunaichō ?), située sur le domaine du Kōkyo, gère presque tout ce qui concerne l’empereur et sa famille : service du palais et menus, santé, sécurité, déplacements et emploi du temps officiel.

Titulature

Jusqu’au milieu du VIIe siècle, le titre du souverain japonais était Amenoshita shiroshimesu ōkimi (治天下大王 ?, littéralement « Grand roi dirigeant [le territoire] sous le ciel ») ou Yamato ōkimi (大和大王/大君 ?, « Grand roi du Yamato »). Les textes chinois le nommaient alors « Roi des Wa » (倭王, 倭国王, 大倭王 : waō, wakokuō, daiwaō).

Il a existé en japonais plusieurs appellations respectueuses pour l’empereur, employées à diverses époques et dans différentes circonstances (par les ministres, par l’empereur lui-même, lors des cérémonies religieuses etc.), mais beaucoup n’existaient que sous forme écrite et se lisaient toutes Sumemima no mikoto ou Sumera mikoto, « sublime souverain qui règne au-dessus des nuages ». Mikado (御門/帝 ?), littéralement « sublime porte », désignant à l'origine le palais impérial, fut adopté par métonymie pour désigner la fonction impériale (comme l'Élysée désigne la fonction présidentielle en France) aux époques Heian et Edo.

L’appellation la plus usitée de nos jours est Tennō (天皇), « empereur céleste ». Elle apparaît au Japon au VIIe siècle sous le règne de l’empereur Tenji (r.661-672) [1] ou Temmu (r.672-686) [2]. On pense généralement que les souverains japonais se sont inspirés de leur homologue chinois Tang Gaozong (628-683), qui s’était paré de cette appellation à l’origine réservée à des dieux du taoïsme, religion officielle de la famille impériale chinoise. Certains, cependant, pensent que le terme est d’origine japonaise et reflète l’origine divine des empereurs. Il est par la suite utilisé en alternance avec Kōtei (皇帝 ?), titre habituel des empereurs de Chine depuis Qin Shihuangdi (prononcé Shikōtei, en japonais, soit le Premier Empereur de Chine), préféré dans les documents diplomatiques. Désigné comme appellation officielle par la constitution Meiji, Tennō ne remplace entièrement Kōtei dans les documents officiels qu’à partir de 1936.

L'empereur régnant est généralement appelé Tennō Heika (天皇陛下 ?, « sa majesté l'Empereur ») ou Kinjō Heika (今上陛下 ?, « majesté présente »). Les empereurs défunts sont nommés du nom de leur ère : Shōwa Tennō (昭和天皇 ?, « empereur Showa ») pour Hirohito ; après son décès, Akihito sera connu comme l'« empereur Heisei » ou Heisei Tennō (平成天皇 ?). Le terme Teiō (帝王 ?), littéralement « empereur-roi », est utilisé pour les empereurs étrangers.

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