Efflorescence algale

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Une vaste efflorescence planctonique au large de la Bretagne, vu depuis l'espace.
Surface : plus de 20 000 km2 (cliché NASA, juin 2004)

Une efflorescence algale (en anglais : algal bloom) est une augmentation relativement rapide de la concentration d'une (ou de plusieurs) espèce(s) d'algues, appartenant généralement au phytoplancton, dans un système aquatique d'eau douce, saumâtre ou salée. Cette prolifération se traduit généralement par une coloration de l'eau (en rouge, brun, brun-jaune ou vert). Ces couleurs sont dues aux pigments photosynthétiques dominants des cellules algales en cause.

Le phénomène peut être naturel [1] ou favorisé par des pollutions terrigènes ( nitrates, phosphates) [2], [3]. Dans ces derniers cas, des proliférations intenses et longues peuvent conduire à des «  zones mortes », en raison d'une consommation de la totalité de l'oxygène dissous dans l'eau la nuit et/ou d'émissions de toxines par certaines espèces de plancton ( Cyanophycées notamment). En général, seule une ou quelques espèces de microalgues sont en cause. Dans un lac ou une zone marine faiblement renouvelée (dans une baie, un fjord..) même un apport limité de phosphate suffit à induire un bloom [4].

Éléments de définition

Vue satellitale d'un bloom de phytoplancton autour de l'île suédoise de Gotland ( Mer baltique, en 2005). Des munitions immergées (après la Première Guerre mondiale) sont présentes non loin, qui contiennent des nitrates en grande quantité, mais elles ne semblent pas ici en cause [5]
11 aout 2015 : détail d'une image NASA fournie par le satellite Landsat 8 en fausses couleurs montrant un bloom planctonique (avec Nodularia sp.)
Vue générale de la zone d'où provient le zoom ci-dessus

On considère souvent le seuil de l'efflorescence algale à 10 000 cellules par millilitre ; dans certains cas, la concentration peut atteindre plusieurs millions de cellules par millilitre. Mais il existe des algues et cyanobactéries aux tailles et taux de croissance et besoins en nutriments très différents. Il n'y a donc pas de seuil officiellement reconnu pour définir une efflorescence. Pour certaines espèces on considère qu'il y a « floraison de l'eau » (ou « bloom ») à des concentrations de millions de cellules par millilitre, tandis que pour d'autres ce seuil sera atteint à quelques dizaines de milliers de cellules par litre.

La notion anglophone de « bloom » peut aussi inclure des phénomènes de pullulation de macroalgues ( ulves en général), responsables de marées vertes quand elles s'échouent sur les plages.

La notion d'« efflorescences algales nuisibles » est réservée aux cas où les microorganismes contiennent ou relarguent des toxines comme c'est souvent le cas avec les dinoflagellés du genre Alexandrium et Karenia, ou les diatomées du genre Pseudo-nitzschia (responsables d'efflorescence brunes ou rouges dites « marées rouges »).

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