Edward Osborne Wilson

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Edward O. Wilson
Plos wilson.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (88 ans)
Birmingham Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Edward Osborne Wilson Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edward Osborne Wilson Voir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation
Wilson Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Membre de
Directeur de thèse
Frank M. Carpenter ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata
Élève
Mark W. Moffett ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Bourse Guggenheim
Médaille du centenaire de l’université Harvard
National Medal of Science ()
Prix Pulitzer de l'essai ( et )
Tyler Prize for Environmental Achievement ()
ECI Prize ( en) ()
Prix Crafoord ()
Prix international de biologie ()
Carl Sagan Award pour la vulgarisation de la Science ( en) ()
Eminent Ecologist Award ( en) ()
Prix William Procter pour les réalisations scientifiques ( en) ()
King Faisal International Prize in Science ( d) ()
Prix Kistler ()
Prix Nierenberg ()
Natural World Book Prize ( en) ()
Prix TED ()
Prix international de Catalogne ()
Linnean Tercentenary Medal ( en) ()
BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Award ( en) ()
Humanist of the Year ()
Prix international Cosmos () Voir et modifier les données sur Wikidata
E. O. Wilson à 78 ans

Edward Osborne Wilson, appelé couramment E. O. Wilson, né le à Birmingham, Alabama, est un biologiste, entomologiste et myrmécologue de notoriété mondiale. Il est également le fondateur de la sociobiologie. En 1988, il consacra le terme biodiversité, développé au début du XXIe siècle ; champ scientifique dans lequel, depuis, il met ses expertises à contribution [1]. Les graves menaces qui pèsent sur la biodiversité sont la préoccupation majeure d'Edward O. Wilson [2], c'est un combat qu'il poursuit avec ses livres. Ces derniers années, tout en continuant à donner des cours et des conférences, Wilson s'est activement et intimement associé au projet de renaissance du Parc national de Gorongosa au Mozambique au côté des scientifiques sur le terrain.

Biographie

Enfance et Jeunes Années

Edward O. Wilson Jr est né le 10 juin 1929 dans la ville de Birmingham,, Alabama, de Edward O. Wilson Sr Comptable et Linnette Freeman Huddleston. Durant sa petite enfance, la famille Wilson a vécu dans les environs de Washington DC et de Mobile en Alabama. Il fréquenta le lycée « Decatur Senior High School » à Decatur, en Alabama, jusqu'en 1946. Ses parents divorcèrent en 1936, alors qu'E. Wilson avait 7 ans.
Alors qu'il commençait à vivre avec son père Edward et sa belle-mère, Wilson eut un accident lors d'une partie de pêche et devint aveugle d'un œil. Malgré une opération de la cataracte, son œil gauche en a conservé des séquelles. Dès son plus jeune âge, Wilson s'intéresse aux insectes, en particulier aux fourmis qu'il étudie avec beaucoup de soin. À l'âge de 18 ans, il s'intéresse également aux mouches, mais se concentre sur les fourmis.
Wilson s'inscrit à l' université de l'Alabama, où il recoit en 1949 son B.Sc. en biologie, suivi un an plus tard d'un M.Sc. dans la même discipline. Il obtient son doctorat en 1955 à l' université Harvard.
Par la suite, il devint successivement à Harvard ; Assistant Professeur en Biologie (1956-1958), Assistant Professeur en zoologie (1958-1964), Professeur en Zoologie (1964-1976). En 1973 il prit le poste de conservateur en entomologie au Musée de zoologie comparative de Harvard. Il fut aussi Franck B. Baird Jr Professeur de Science [3] ensuite Professeur de Biodiversité à Harvard [4].

Carrière

C'est en 1955 que Wilson a d'abord fait sa première percée dans l'étude des fourmis alors qu'il terminait l'analyse taxonomique que d'une race particulière de fourmis nommée Lasius , il finit par arriver à la notion de «déplacement de caractères» des espèces. Il travailla sur le projet avec W. L. Brown [5], [6]. L'Année 1956 fut pour Edward O. Wilson une année très productive avec deux découvertes; la première est celle de phéromones chez les fourmis qui aident dans leur communication et la seconde est la découverte du cycle de taxons qui a fait la chronique des habitats changeants des différentes espèces.
Wilson a mené des travaux sur la classification et l'écologie des fourmis en Nouvelle-Guinée et dans d'autres îles du Pacifique, ainsi que dans les tropiques américains. En 1963, son travail et sa conception de l'équilibre des espèces le conduisirent à la théorie de la biogéographie des îles, qu'il développa avec Robert H. MacArthur, de l'Université de Princeton. Dans leur théorie, l'immigration et l'extinction, les déterminants de la biodiversité au niveau des espèces, étaient liées à la zone (distance des îles des régions sources) et aux propriétés fondamentales de l'écologie et de la démographie. Les travaux ont culminé dans leur livre de 1967 The Theory of Island Biogeography, qui a été un travail de référence standard depuis. La théorie a fortement influencé la discipline de l'écologie et est devenue une pierre angulaire de la biologie de conservation. Appliquée aux «îlots d'habitat», comme les forêts d'une mer de terres agricoles, elle a influencé la planification et l'évaluation des parcs et réserves dans le monde. Avec son étudiant Daniel Simberloff, à la fin des années 1960, il a mis en place des expériences dans les Keys de Floride qui ont testé les hypothèses de la théorie, et enrichit la connaissance des processus d'immigration des espèces et de l'extinction.
E. O. Wilson poursuivit son travail sur l'étude des fourmis pendant de nombreuses années et a finalement élaboré son premier livre important intitulé «The Insect Societies» en 1971. Ce livre continue à rester une référence sur le sujet [4].
En 1975, Wilson aborde et établit une autre branche unique d'étude biologique connue aujourd'hui sous le nom de sociobiologie. Il publie alors le livre «Sociobiology: The New Synthesis» qui est devenu un travail célèbre, mais aussi controversé parmi les académiciens. Dans son livre «On Human Nature» (Nature Humaine), écrit en 1979, Wilson expliqua plus avant les théories qu'il propose pour la première fois en rapport avec la sociobiologie et l'applique aux caractéristiques des êtres humains. Avec cet ouvrage, Edward O. Wilson obtint alors son premier prix Pulitzer .
En 1990, il co-écrit le livre «The Ants» "Les fourmis" avec Bert Hölldobler entomologiste allemand de l'Université d'Arizona spécialiste des fourmis. Ce livre est une véritable encyclopédie sur les fourmis, c'est la somme de toutes ses recherches sur les caractéristiques biologiques des fourmis d'espèces différentes. Ce livre lui a valu conjointement avec son co-auteur Bert Hölldobler un deuxième prix Pulitzer dans la catégorie essai [7], [8].
La même année, Wilson reçoit la belle distinction, le Prix Crafoord décerné par l'Académie Royale de Suède, ce prix est considéré comme étant le Prix Nobel de Biologie
Wilson a continué à travailler avec diligence dans diverses branches de la science biologique pendant de nombreuses décennies et en 1996, il renonce à son travail d'enseignement à Harvard.
Toutefois, il est toujours professeur émérite à Harvard et il est également titulaire d'un doctorat à l' Université Duke.
En 1998, Wilson publia le livre «Consilience: l'unité de la connaissance», qui expose les différentes manières dont les différentes sciences pouvaient être réunies et, en fait, suggérait des manières dont les sciences pouvaient s'amalgamer avec les sciences humaines.

Wilson reste extrêmement actif, en 2014, il écrit "Advice to Young Scientists" en français "conseils aux jeunes scientifiques". Il conseille aux jeunes gens de suivre leur instinct et de ne pas se laisser arrêter par des barrières. Il montre qu'il était déjà professeur quand il a dû se mettre aux mathématiques [9], [10].

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