District (Japon)

Districts du Japon en 2007.

Au Japon, le district (, gun?) ou parfois district rural (郡部, gunbu?), également traduit en anglais par « county » (« comté ») ou encore par « rural area » (« aire rurale »), est une division territoriale. Celle-ci est alors caractérisée par le suffixe gun (?) suivant le nom du district.

Histoire

Les districts ruraux japonais sont les héritiers d'anciennes divisions territoriales appelées à l'origine kōri. Le Nihon shoki (720) fait remonter leur création à la réforme de Taika (646) en utilisant le kanji , reprenant l'idéogramme chinois utilisé alors pour désigner les subdivisions similaires dans le royaume de Corée. Il faut attendre le Code de Taihō (701) pour voir apparaître et se diffuser dans les sources la graphie actuelle , prononcée kōri en kun'yomi (héritée du japonais originel) mais petit à petit remplacée par la prononciation en on'yomi (héritée historiquement du chinois) gun. Ce kanji est le même que celui utilisé dans l'organisation territoriale et administrative en Chine à cette époque pour désigner l'échelon équivalent. Le kōri constituait alors une entité administrative intermédiaire entre la province (, kuni?) et le village (ou, sato?). Plus tard, avec l'évolution vers le système féodal et le shogunat, ces districts perdent de leur importance.

La réforme Meiji rétablit pleinement des districts par la loi de 1878. Il s'agit de nouveau d'une subdivision administrative à part entière, avec un haut fonctionnaire le dirigeant appelé Gunchō (郡長?) et une assemblée locale élue à partir de 1890. Abolis en 1926, ils sont rétablies comme subdivisions particulières durant la Seconde Guerre mondiale. Les districts actuels sont, comme toutes les autres divisions territoriales japonaises, définis par la loi d'autonomie locale de 1947, plus particulièrement l'article 259[1], qui leur a retiré tout aspect administratif et politique.